1 053 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 053
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 009
Avec résumé IA
Avocat : SELARL MARY & INQUIMBERT
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de la Seine-Maritime rejetant sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré le titre de séjour sollicité le 28 mars 2025, rendant sans objet les conclusions en annulation. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a été saisi par M. B, ressortissant nigérian, pour contester un arrêté préfectoral du 27 juillet 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d’un an et une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit à être entendu, une violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et une erreur manifeste d’appréciation liée à son état de santé et aux risques encourus au Nigéria en raison de son orientation sexuelle. Le tribunal a examiné la légalité des décisions attaquées au regard des articles L. 612-7, L. 612-10 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des stipulations de la Convention européenne. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’instruction a été clôturée après l’audience publique du 7 août 2025.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé la décision du 30 mai 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime avait classé sans suite la demande de naturalisation de M. C D. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement se fonder sur l'absence de production du titre de séjour et des justificatifs professionnels de l'épouse du requérant, dès lors que celui-ci avait informé l'administration que son épouse était dépourvue de titre de séjour et ne pouvait donc fournir ces documents. La solution retenue est fondée sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, dont le tribunal a fait une application stricte en considérant que le classement sans suite était illégal.
Avocat : SCP CORMARY & BROCA
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du 11 juillet 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français de trois mois à l'encontre de M. A. Le tribunal a relevé d'office que la décision était fondée sur l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. A n'avait pas bénéficié d'un délai de départ volontaire, ce qui rendait applicable l'article L. 612-6. En l'absence de circonstances humanitaires justifiant une interdiction de retour, le tribunal a jugé la décision illégale. Par voie de conséquence, l'assignation à résidence, fondée sur cette interdiction, a également été annulée.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du 30 juin 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'un mois à l'encontre de Mme C, ressortissante congolaise. Le tribunal a jugé que la requérante n'avait pas été mise à même de présenter utilement ses observations sur le prononcé spécifique de cette interdiction avant son édiction, méconnaissant ainsi son droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne. En conséquence, l'arrêté a été annulé sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Haute-Garonne refusant le regroupement familial au profit de l'épouse de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le refus ne faisant pas directement obstacle à la vie commune et n'empêchant pas le dépôt d'une nouvelle demande ou d'une autre procédure de séjour. Par conséquent, la requête a été rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la requérante avait bien reçu les informations prévues par le règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III) et que l'entretien individuel avait été régulièrement mené. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré des défaillances systémiques en Croatie n'était pas établi. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendu, l'absence d'examen de son droit au séjour pour raisons de santé, et une atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté pris par le préfet de la Seine-Maritime. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 22 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, annule l'arrêté du 28 mai 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a renouvelé l'assignation à résidence de Mme B, ressortissante algérienne faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal juge que le préfet ne démontre pas que l'éloignement de l'intéressée demeure une perspective raisonnable, faute de justifier de diligences suffisantes auprès des autorités consulaires algériennes. Cette solution est fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'injonction est rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. C A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et les mesures d'éloignement subséquentes (obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de trois ans et assignation à résidence). Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'accord franco-algérien ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux stables et intenses en France. Par voie de conséquence, les moyens dirigés contre les décisions d'éloignement, fondés sur l'illégalité du refus de séjour, ont été écartés, et les autres moyens soulevés (notamment la méconnaissance du droit d'être entendu et des articles L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) ont été jugés infondés.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. C A, ressortissant algérien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et les mesures d'éloignement subséquentes (obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de trois ans et assignation à résidence). Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, n'étaient pas fondés, et que les décisions préfectorales étaient suffisamment motivées et légalement justifiées au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés du préfet de la Seine-Maritime.