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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

10 142 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

10 142

Décisions totales

383 581

Ordonnances

310 556

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MASEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400235

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en 2008, qui demandait réparation pour l'absence d'offre de relogement. Le tribunal a jugé que la carence de l'État à exécuter cette décision dans le délai de six mois engage sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Pour évaluer le préjudice, le tribunal a précisé que la situation de suroccupation doit être appréciée selon les critères des articles R. 441-14-1 et R. 822-25 du même code, en fonction de la surface du logement et de la composition du foyer. La solution retenue est que la responsabilité de l'État est engagée à compter du 5 février 2009, mais le préjudice sera déterminé en tenant compte de l'évolution de la situation familiale et des conditions de logement.

Avocat : CHAMAS

13 mars 2025• 3e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502689

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police de Paris du 11 février 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a notamment examiné les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'erreur de droit au regard des articles L. 612-7 et L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les textes appliqués sont principalement le CESEDA, la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et le code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TOMASI

13 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424321

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B, ressortissant ukrainien, qui contestait l’arrêté du préfet de police du 2 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré d’un défaut d’examen de sa situation personnelle, estimant que le préfet a suffisamment motivé sa décision. Il juge également inopérant le moyen fondé sur l’article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, cette disposition ne s’imposant qu’aux institutions de l’Union et non aux États membres. Enfin, le tribunal considère que la décision ne méconnaît ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3 de cette même convention s’agissant du pays de renvoi.

Avocat : TOMASI

13 mars 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313130

Le Tribunal Administratif de Montreuil (3ème Chambre) a annulé la décision du 31 mai 2023 par laquelle la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de M. A. Le tribunal a jugé que la commission avait fait une inexacte application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, dès lors que M. A, qui est dépourvu de logement, remplit les conditions pour être reconnu prioritaire. Il a enjoint à la commission de médiation de reconnaître M. A comme prioritaire et devant être logé en urgence dans un délai d'un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

Avocat : TOMAS

13 mars 2025• 3ème Chambre (J.U)
TA86Décision

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302674

Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 21 juillet 2023 par lequel le préfet de la Vienne lui a refusé un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait ni les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON

13 mars 2025• 2ème chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501096

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de carte de résident opposée à Mme B, ressortissante ivoirienne reconnue réfugiée. La requérante invoquait l'urgence liée à la suspension de ses droits sociaux et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, considérant que le silence gardé sur la demande de titre de séjour avait fait naître une décision implicite de rejet. La solution retenue par le juge des référés n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la recevabilité de la requête et les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

13 mars 2025
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503323

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi par M. B d’une demande de suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En défense, le préfet a produit une attestation de prolongation d’instruction, rendant la requête sans objet sur les conclusions principales. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les demandes de suspension, d’injonction et d’astreinte. En revanche, il a fait droit à la demande de frais de justice en condamnant l’État à verser 800 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

13 mars 2025
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2500823

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 14 janvier 2025 portant à vingt-quatre mois la durée de son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, qui bénéficiait d'une délégation régulière, et a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des critères des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le requérant ne pouvait utilement invoquer le droit d'être entendu, la procédure d'interdiction administrative n'étant pas contradictoire.

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

12 mars 2025• 11ème Chambre (JU)
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501003

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, ressortissant roumain, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 27 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, prononçant une interdiction de circulation de trois ans et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des mesures d'éloignement et d'interdiction de circulation fondées sur les articles L. 251-1 et L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public.

Avocat : MASSIERA

12 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA44Ordonnance

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301453

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B pour contester un permis de construire délivré par le maire de Saint-Vincent-sur-Jard à M. A pour l'extension d'une maison d'habitation. En cours d'instance, la commune a retiré la décision attaquée par un acte du 21 janvier 2025 devenu définitif. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d'annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également rejeté l'ensemble des demandes de frais de justice présentées par les parties au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : AARPI MASQUELIER - CUERVO

12 mars 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425078

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A, ressortissante canadienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police. La requérante soutenait notamment que le refus méconnaissait les articles L. 422-10 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement refusé le titre "recherche d'emploi ou création d'entreprise" car la demande avait été présentée au-delà du délai d'un an suivant l'obtention du diplôme, conformément à l'annexe 10 du code. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Avocat : TOMASI

12 mars 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2213783

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant comorien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 19 août 2022 maintenant un ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Il a jugé que le ministre avait légalement pu fonder l'ajournement sur le comportement fiscal critiquable du requérant, qui n'avait réglé ses taxes d'habitation qu'après majorations, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : BREILLAT- DIEUMEGARD- MASSON

12 mars 2025• 1ère Chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502908

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de l'Allier du 8 mars 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'une insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté mentionnait les critères légaux, mais a censuré la décision pour erreur d'appréciation. Il a jugé que le préfet n'avait pas suffisamment tenu compte de la durée de présence de M. B en France depuis 2018, de ses attaches familiales et de l'absence de menace avérée pour l'ordre public, en méconnaissance des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'arrêté a été annulé.

Avocat : TOMASI

12 mars 2025• ELOIGNEMENT
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501735

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, ressortissant égyptien, contestant l'arrêté du préfet de police du 5 janvier 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, estimant que la décision était légalement fondée sur les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête en annulation, confirmant ainsi la légalité de l'interdiction de retour.

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

12 mars 2025• 11ème Chambre (JU)
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425077

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, un ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 4 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, l'auteur de l'arrêté bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Concernant le refus de titre, il a jugé que l'activité professionnelle de plongeur exercée depuis trois ans ne constituait pas un motif exceptionnel justifiant une admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : TOMASI

12 mars 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425080

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 2 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, puis a jugé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas applicable aux ressortissants marocains sollicitant un titre de séjour "salarié", cette matière étant régie par l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue confirme que les stipulations de l'accord bilatéral priment sur les dispositions générales du code pour l'admission au séjour des Marocains souhaitant exercer une activité salariée.

Avocat : TOMASI

12 mars 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502050

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de suspension de l’exécution d’un permis de construire délivré à M. A E pour l’extension d’une maison à Clamart, présentée par un voisin immédiat. Le requérant invoquait plusieurs moyens, notamment l’incohérence des pièces du dossier, le caractère lacunaire de la demande de permis et la méconnaissance de diverses dispositions du plan local d’urbanisme (PLU). La commune de Clamart et le bénéficiaire du permis ont conclu au rejet de la requête. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, relatif au référé-suspension.

Avocat : ROCHER-THOMAS

12 mars 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425081

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. E, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet de police du 19 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de 24 mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, et a jugé que le préfet avait légalement appliqué l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que, selon l'avis du collège de médecins de l'OFII, M. E pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, le Cameroun.

Avocat : TOMASI

12 mars 2025• 1re Section - 3e Chambre
CAA13Ordonnance

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00025

Avocat : KUHN-MASSOT

11 mars 2025• Juge des référés
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428120

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait sa vie familiale en France avec sa compagne et leurs enfants, ainsi que des difficultés professionnelles. Le tribunal a estimé que M. C ne justifiait pas de la régularité du séjour de sa compagne ni de l'impossibilité de reconstituer la cellule familiale au Mali, leur pays d'origine. En conséquence, il a jugé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : SETAYESH BAMAS

11 mars 2025• 2e Section - 1re Chambre