10 142 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
10 142
Décisions totales
383 581
Ordonnances
254 031
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante cambodgienne, qui demandait l'annulation du refus du préfet de police de l'admettre exceptionnellement au séjour. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen sérieux. Il a jugé que sa présence en France depuis 2016, la présence de sa sœur de nationalité française et son emploi de cuisinière en CDI ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 4 juin 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant ivoirien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a retenu un vice de procédure substantiel, l'administration n'ayant pas sollicité l'avis préalable du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), pourtant requis par l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision de refus de séjour a été jugée illégale, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D..., ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Essonne du 29 décembre 2025 le plaçant en centre de rétention administrative et fixant le pays d'éloignement. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant l'arrêté suffisamment motivé, pris par une autorité compétente et fondé sur un examen individuel de la situation. Il a également estimé que le requérant n'établissait pas les risques personnels allégués en cas de retour au Mali, notamment au regard de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Essonne du 30 décembre 2025 fixant l'Algérie comme pays de destination de sa reconduite à la frontière et maintenant sa rétention. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et celui tiré d'un vice de procédure, le requérant n'ayant pas démontré que le délai pour présenter ses observations était insuffisant. Le moyen d'erreur manifeste d'appréciation fondé sur sa vie privée et familiale a été jugé inopérant, la décision étant prise en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... contestant les décisions implicites de rejet de ses recours administratifs préalables obligatoires contre des indus de revenu de solidarité active (8 236,29 €) et de prime d'activité (384,30 €) pour la période de mai 2020 à octobre 2021. Le tribunal a relevé que la commission de recours amiable de la CAF avait expressément statué sur l'indu de prime d'activité par une décision du 20 juillet 2023, laquelle s'était substituée à la décision initiale. Les moyens soulevés par la requérante, tirés d'un défaut de motivation et d'une irrégularité de la procédure de notification, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, L. 845-2 du code de la sécurité sociale et L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SCP MASSON ET DUTAT
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la délivrance d’une nouvelle attestation de prolongation d’instruction et une carte de séjour. Le juge a estimé que la demande de renouvellement de titre de séjour de l’intéressé avait fait l’objet d’une décision implicite de rejet, rendant inopérant le droit à une nouvelle attestation de prolongation. En conséquence, les conclusions de M. A... ont été jugées manifestement mal fondées, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle et aux frais d’instance.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain. Ce dernier demandait le renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction afin de pouvoir travailler et circuler, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la demande de renouvellement de titre de séjour de l'intéressé avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet, le privant ainsi du droit d'obtenir une nouvelle attestation. En conséquence, la condition d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'étant pas remplie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... dirigée contre la délibération du 7 mars 2023 de la commune de Sainte-Foy-de-Peyrolières approuvant le plan de financement des travaux de réhabilitation de l’ancienne école en maison de santé pluridisciplinaire. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas d’un intérêt lui donnant qualité pour agir, rendant sa requête irrecevable. Par conséquent, les conclusions à fin d’annulation, de remboursement des aides et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées. La commune a obtenu 1 500 euros au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B..., ressortissant bangladais, qui contestait le refus du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal estime que le préfet n’a pas commis d’erreur manifeste d’appréciation, car l’intégration professionnelle du requérant n’est pas suffisamment établie en raison d’interruptions d’emploi et de l’absence d’ancienneté de sa dernière activité. Les moyens tirés d’une atteinte à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme sont rejetés faute de précisions. La demande d’annulation, d’injonction et de frais de justice est donc rejetée.
Avocat : TOMASI
Avocat : THOMAS
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant sa demande de carte de résidente. La requérante s’étant désistée de ses conclusions principales après la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction, le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a par ailleurs admis Mme A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et condamné l’État à verser 600 euros à son avocat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant moldave, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 28 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant soutenait une erreur manifeste d'appréciation compte tenu de sa situation personnelle (conjointe résidant en France et activité professionnelle). Le tribunal a estimé que les éléments fournis, notamment le passeport de sa conjointe sans preuve de la régularité de son séjour et ses bulletins de salaire, ne suffisaient pas à établir cette erreur. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Avocat : KUHN-MASSOT
Avocat : THOMAS GACHIE AVOCAT
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé suspension de Mme B., ressortissante serbe, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie. En effet, la requérante ne pouvait se prévaloir de la présomption d’urgence applicable aux refus de renouvellement de titre, et elle n’a pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment pour sa scolarité ou son permis de conduire. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence du préfet de l’Essonne sur une demande de titre de séjour. La requérante, ressortissante algérienne enceinte, invoquait l’urgence en raison de la précarité de sa situation et de la perte imminente de ses droits à l’assurance maladie. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour l’intéressée de démontrer qu’elle ne pouvait pas supporter les coûts liés à sa grossesse ou obtenir une attestation de prolongation d’instruction via les démarches en ligne. La requête a été rejetée par ordonnance motivée, sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de police du 23 septembre 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de Paris refusant à la SELARL Pharmacie JB Masliah une dérogation au repos dominical. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le simple manque à gagner financier et la perte de clientèle invoqués ne constituant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés, notamment l'incompétence du signataire ou la violation du principe d'égalité.
Avocat : MASLIAH
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. A..., ressortissant marocain, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 423-23 et L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. En cours d’instance, M. A... s’est désisté de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte. Par ailleurs, l’État a été condamné à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHABBERT-MASSON
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Gard de renouveler son titre de séjour. Par un mémoire, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, ne maintenant que sa demande de frais de justice. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 750 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : CHABBERT-MASSON