LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2515638

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2515638

mercredi 28 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2515638
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantTOMASI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Essonne du 30 décembre 2025 fixant l'Algérie comme pays de destination de sa reconduite à la frontière et maintenant sa rétention. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et celui tiré d'un vice de procédure, le requérant n'ayant pas démontré que le délai pour présenter ses observations était insuffisant. Le moyen d'erreur manifeste d'appréciation fondé sur sa vie privée et familiale a été jugé inopérant, la décision étant prise en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 décembre 2025 et complétée par une pièce enregistrée le 8 janvier 2026, M. B..., actuellement retenu au centre de rétention administrative de Palaiseau, représenté par la selarlu Ellipsis demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 30 décembre 2025 par lequel le préfet de l’Essonne a pris un arrêté le reconduisant en Algérie et l’a maintenu en rétention.

Il soutient que cette décision est :
entachée d’incompétence ;
entachée d’un vice de forme en néant pas suffisamment motivée dès lors qu’il n’y a pas eu de véritable contradictoire car on lui a demandé ses observations de façon concomitante à la notification de la décision attaquée ;
entachée d’erreur manifeste d’appréciation car il est venu en France pour rejoindre sa fille de 4 ans et que ses enfants et son frère résident en France.

Par des pièces enregistrées le janvier 2026, le préfet de l’Essonne, représenté par Me Tomasi, doit être regardé comme concluant au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier et notamment :
la demande du requérant de bénéficier de l’assistance d’un avocat et d’un interprète en langue arabe ;
une fiche d’inscription espagnole produite par l’association France Terre d’asile ;
l’ordonnance du juge des libertés et de la détention d’Evry du 5 janvier 2026 ordonnant la prorogation de la rétention de M. B... pour une durée de 26 jours à compte du 5 janvier 2026.

Vu :
- la convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné Mme Gosselin pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l’article L. 614-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 21 janvier 2026 tenue en présence de Mme Amegee-Gunn, greffière :
- le rapport de Mme Gosselin ;
- les observations de Me Montagnier, avocat de permanence représentant M. B..., qui reprend les écritures déposées, précise que la demande d’observations adressée au requérant a été concomitante à la prise de la décision attaquée et rappelle la composition de la famille de son client,
les observations de M. B..., assisté de Mme E..., interprète en langue arabe, qui indique qu’il n’a pas compris, en l’absence d’interprète, qu’on lui demandait s’il avait des observations à formuler,
et les observations de Me Faugeras, substituant Me Tomasi, qui conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens tirés de la vie privée et familiale sont inopérants dès lors que la décision attaquée ne traite que de la rétention du requérant, que celui-ci a refusé de signer et a indiqué qu’il n’avait pas d’observation à formuler, l’absence d’interprète ne l’ayant en tout été de cause pas gêné lors de son interrogatoire auquel il a pu répondre sans cette assistance.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :

M. C... F... B..., ressortissant de nationalité algérienne, né le 21 janvier 1985 à Alger (Algérie) a été condamné par le tribunal correctionnel de Bobigny à une peine de 15 mois d’emprisonnement le 11 mars 2025 pour violence sur conjointe, accompagnée d’une interdiction définitive du territoire de 10 ans. Le 30 décembre 2025, le préfet de l’Essonne a pris une décision fixant le pays de destination, en l’occurrence l’Algérie. M. B... demande l’annulation de cette décision par la présente requête.


2. En premier lieu, par un arrêté n° 2025-PREF-DCPPAT-BCA-030 du 3 mars 2025, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de l’Essonne du même jour, la préfète de ce département a donné délégation à Mme D... A..., signataire de la décision attaquée, chef du bureau de l’éloignement du territoire, à l’effet de signer tous les actes relevant de ses attributions, dont font partie les décisions contestées. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence de la signataire de cette décision doit être écarté.


3. En deuxième lieu, la décision attaquée, après avoir indiqué les textes applicables, rappelle l’interdiction de territoire prononcée le 3 mars 2025 par le tribunal judiciaire de Paris en exécution de laquelle la décision attaquée a été prise. Elle permet donc à l’intéressé de la contester. Si celui-ci conteste la durée du délai qui lui a été laissé pour formuler des observations, il ne précise pas quelle observation il n’aurait pu faire. Dès lors, il ne justifie par aucun élément l’insuffisance du délai qui lui a été octroyé.


4. En troisième lieu, M. B... soutient que la décision attaquée est entachée d’erreur manifeste d’appréciation dès lors que ses enfants et notamment sa fille mineure, ainsi que son frère résideraient en France. Toutefois, la décision attaquée a été prise en exécution d’une peine d’emprisonnement de 16 mois prononcée à son encontre par le tribunal correctionnel de Bobigny. Par suite, le moyen est inopérant.

5. Il résulte de ce qui précède que M. B... n’est pas fondé à demander l’annulation de l’arrêté du 29 décembre 2025 et que sa requête doit être rejetée en toutes ses conclusions.


D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.


Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C... F... B... et au préfet de l’Essonne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 janvier 2026.

Le magistrat désigné,



C. GosselinLa greffière,



E. Amegee-Gunn
La République mande et ordonne au préfet de l’Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions