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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

10 142 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

10 142

Décisions totales

383 581

Ordonnances

261 317

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MASEffacer tout
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503301

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement précité. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'accord explicite des autorités espagnoles.

Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON

12 novembre 2025• étrangers JU
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503303

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. I..., ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités portugaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure d'information et d'entretien individuel prévue par les articles 4 et 5 du règlement avait été respectée, et que l'état de santé et la situation personnelle du requérant ne justifiaient pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON

12 novembre 2025• étrangers JU
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531683

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de police refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant ivoirien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, ou de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence, la requête a été rejetée.

Avocat : TOMASI

12 novembre 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2512043

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 20 août 2025 portant obligation de quitter le territoire français, a constaté que le requérant résidait désormais dans l’Essonne. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il a transmis le dossier au Tribunal administratif de Versailles, seul territorialement compétent pour connaître du litige. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence territoriale.

Avocat : TOMASI

12 novembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2507870

Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté du 29 mai 2025 par lequel le préfet de police avait constaté la caducité du droit au séjour de M. B..., ressortissant polonais, et l'avait obligé à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que M. B... justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de cinq ans, de ressources suffisantes et d'une assurance maladie, remplissant ainsi les conditions pour bénéficier d'un droit au séjour permanent en application de l'article L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il ne pouvait faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sur le fondement des articles L. 251-1 et L. 251-2 du même code.

Avocat : TOMASI

12 novembre 2025• 4ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2507877

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de police du 7 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté visait les textes applicables et exposait les circonstances de fait propres à la situation du requérant. Il a également jugé qu'il ne ressortait pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. B.... La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.

Avocat : TOMASI

12 novembre 2025• 4ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505817

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 31 octobre 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le requérant soutenait notamment une insuffisance de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 612-10, L. 612-11 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du maintien irrégulier de l'intéressé et de la menace pour l'ordre public.

Avocat : MASSIERA

12 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501792

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de délivrer un rendez-vous à M. B..., ressortissant marocain, afin qu'il puisse déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a retenu que la condition d'urgence était satisfaite compte tenu de l'ancienneté des démarches infructueuses de l'intéressé, de son intégration économique par un emploi stable, et de son droit à voir sa situation examinée. La solution s'appuie sur le principe selon lequel l'autorité administrative doit recevoir l'étranger et enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, en l'absence de décision administrative préalable faisant obstacle.

Avocat : MASCLAUX

12 novembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2503695

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la Convention de New York), mais le tribunal a estimé qu'il ne justifiait pas d'une relation effective avec son fils ni de liens familiaux suffisants en France. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes, fondé sur les articles 8 de la CESDH et 3-1 de la Convention de New York, ainsi que sur l'absence d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : KUHN-MASSOT

12 novembre 2025• 4ème Chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501376

Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Corte visant à désigner un expert afin de déterminer les causes et responsabilités des désordres affectant la passerelle de « Chjarasgiolu », ainsi que le coût des travaux de réparation. La mesure d’expertise a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La compagnie Gan Assurances a été mise en cause en tant qu’assureur de la société Les Charpentiers de Corse, tandis que M. B... E..., agent général, a été mis hors de cause. L’expert désigné devra notamment décrire les désordres, en déterminer les causes, chiffrer les travaux nécessaires et évaluer les préjudices subis par la commune.

Avocat : TOMASI

12 novembre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504449

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 21 octobre 2025 par lequel le préfet du Gard obligeait M. B..., ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et l'assignait à résidence. Le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la vie familiale de l'intéressé avec son épouse française et sa fille française atteinte de drépanocytose. L'illégalité de l'obligation de quitter le territoire a entraîné par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour et assignation à résidence). Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation de M. B..., tout en mettant à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CHABBERT-MASSON

12 novembre 2025• Reconduites à la frontière
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300532

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C..., agent contractuel de la commune de Toulouse, qui demandait le versement d'une indemnité de licenciement et de congés payés suite au transfert de son activité à la société publique locale (SPL) du Métronum. Le tribunal a jugé que le juge administratif était compétent pour connaître du litige, mais que la requérante ne pouvait prétendre à l'indemnité de licenciement prévue par le décret n° 88-145 du 15 février 1988, dès lors que son contrat de travail avait été repris par la SPL en application de l'article L. 1224-3-1 du code du travail. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes indemnitaires de Mme C....

Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU

12 novembre 2025• 6ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401808

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 20 février 2024 par laquelle l’IFSI du CHU de Nice avait exclu Mme B... de la formation en soins infirmiers pour cinq ans. La juridiction a jugé cette sanction disproportionnée au regard de l’arrêté du 21 avril 2007, compte tenu de l’évolution positive de l’étudiante, qui avait validé ses stages et obtenu son diplôme sans nouvel incident. Les conclusions indemnitaires de Mme B... ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable.

Avocat : DAUMAS-BORELLI

12 novembre 2025• 3ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505669

Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 23 janvier 2025 par lequel le préfet de police a refusé un titre de séjour à Mme B..., ressortissante canadienne, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de fait en indiquant que le mari de la requérante se maintenait irrégulièrement en France, alors qu'il disposait d'une carte de séjour valide. En conséquence, l'arrêté est annulé pour défaut d'examen particulier de la situation et erreur de fait, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer la carte de séjour « Passeport talent (famille) » à Mme B... dans un délai de deux mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour, sans astreinte.

Avocat : TOMASI

12 novembre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516246

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du préfet de police du 20 avril 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant algérien, et l'obligeant à quitter le territoire. La décision est annulée pour défaut d'examen particulier de la situation du requérant, en raison de multiples erreurs factuelles (date de naissance, âge, nature de la demande) révélant une erreur sur la personne. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : TOMASI

12 novembre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530422

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... visant à suspendre le refus du préfet de police de lui délivrer une carte de résident de longue durée et de renouveler son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante ne démontrant pas une situation de précarité imminente, et qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. La solution retenue s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (articles L. 425-9 et L. 426-17) et sur la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992.

Avocat : TOMASI

12 novembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531567

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante libanaise, qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour « passeport talent ». Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 421-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La condition d'urgence n'a pas été examinée.

Avocat : TOMASI

12 novembre 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 476276

Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON

10 novembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:476276.20251110• 3ème chambre jugeant seule
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518237

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un récépissé, ainsi que la convocation à un rendez-vous pour l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a convoqué le requérant le 7 novembre 2025 pour redéposer sa demande et obtenir le renouvellement de son document provisoire. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet, et la condamnation de l'État à verser 800 euros à M. A... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

10 novembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517945

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 8 août 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé le renouvellement du titre de séjour étudiant de M. A..., ressortissant turc. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée en cas de refus de renouvellement et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du parcours et de la progression des études de l'intéressé, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de délivrer à M. A... une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai d'un mois.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

10 novembre 2025