10 142 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
10 142
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 317
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet du Gard de renouveler son titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales, ne maintenant que sa demande de frais de justice sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 3 novembre 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à Mme B... au titre des frais liés à l’instance.
Avocat : CHABBERT-MASSON
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. C... contestant un arrêté du 8 octobre 2025 de la préfète de l’Essonne l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans, ainsi qu’un arrêté de placement en rétention administrative du 9 octobre 2025. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’insuffisance de motivation, de la méconnaissance du droit à être entendu, de l’absence de saisine de la commission du titre de séjour ou du collège de médecins de l’OFII, et de l’atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale. Il a estimé que la décision d’éloignement était légalement fondée sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que le placement en rétention était justifié par l’absence de garanties de représentation. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d’annulation, d’injonction et d’indemnisation.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de carte de résident opposée par le préfet de l'Essonne à Mme C... A..., ressortissante guinéenne et mère d'un enfant réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne pouvant se prévaloir de la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement de titre de séjour et n'apportant pas la preuve de circonstances particulières justifiant une nécessité de bénéficier à très bref délai d'une mesure provisoire. En revanche, Mme C... A... a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence du litige, conformément à la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante bangladaise d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction, l'autorisant à séjourner et travailler. Le juge a constaté que cette délivrance privait d'objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite de la préfète du Rhône de lui accorder le bénéfice du regroupement familial pour son épouse. Par un mémoire, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’abandon de l’instance.
Avocat : MASSIN-TRACHEZ
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... contestant les arrêtés du préfet de police du 13 octobre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour pour 36 mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen individuel. Il a jugé que la mesure d'éloignement était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A... ne justifiant pas d'une entrée régulière ni d'un titre de séjour valide.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... contestant les arrêtés du 25 octobre 2025 du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français, lui refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de 12 mois. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen individuel, jugeant que la délégation de signature était régulière et les décisions suffisamment motivées. Le tribunal a également rejeté les moyens d'erreur de droit et de méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en application des articles L. 311-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de Mme C..., assistante d'éducation au lycée Paul Claudel de Laon, contestant la décision de non-renouvellement de son contrat à durée déterminée au-delà du 31 août 2023. La requérante soutenait que cette décision méconnaissait l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, faute d'avoir été précédée d'un entretien préalable, son contrat étant susceptible d'être reconduit pour une durée indéterminée après six ans de service. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les dispositions de l'article 45 ne s'appliquent pas aux assistants d'éducation, dont le recrutement et le renouvellement sont régis par les dispositions spécifiques du code de l'éducation et du décret n° 2003-484 du 6 juin 2003. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : SCP MASSE-DESSEN, THOUVENIN, COUDRAY
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par une étudiante en alternance demandant la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a remis à l'intéressée une attestation valable du 28 octobre 2025 au 27 janvier 2026. Par conséquent, le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Avocat : MASILU-LOKUBIKE PARFAIT
Le Tribunal Administratif de la Guyane, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 8 juillet 2024 refusant un titre de séjour à Mme B..., a constaté que le préfet lui avait délivré une carte de séjour temporaire valable jusqu’en février 2026. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : MASCLAUX
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour « passeport talent » de Mme A..., ressortissante malgache. La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, mais n’a pas apporté de justifications suffisantes pour établir l’existence d’une situation d’urgence, notamment en ne produisant pas de preuves de ses ressources ou charges. En application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, le juge a rejeté la requête sans audience, faute d’urgence démontrée, et a également refusé l’aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B... contestant son assignation à résidence par la préfète du Rhône. Le juge estime que la décision est suffisamment motivée et que l'éloignement de l'intéressé, condamné à une interdiction du territoire, demeure une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il écarte également l'erreur manifeste d'appréciation, les obligations imposées (présence au commissariat deux fois par semaine) n'étant pas disproportionnées. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires sont rejetées.
Avocat : MASSOL
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 13 août 2025 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a assigné à résidence M. B..., ressortissant étranger faisant l'objet d'une mesure d'expulsion. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment l'insuffisance de motivation, l'illégalité de la décision d'expulsion sous-jacente, l'atteinte à sa liberté d'aller et venir ou l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : DUMAS MATHILDE
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la préfète de l'Essonne concernant la demande de titre de séjour en qualité de salarié de M. A..., ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas la réalité des difficultés alléguées (emploi, logement, démarches bancaires) et ne pouvant se prévaloir de la présomption d'urgence applicable aux renouvellements de titres de séjour. La requête a été rejetée sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A..., assistant d'éducation au lycée Paul Claudel de Laon, contestant la décision de la proviseure de ne pas renouveler son contrat à durée déterminée au-delà du 31 août 2023. Le requérant invoquait la méconnaissance de l'article 45 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986, faute d'entretien préalable, et l'absence de motif d'intérêt du service. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens n'étaient pas fondés.
Avocat : SCP MASSE-DESSEN, THOUVENIN, COUDRAY
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet de police du 16 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier de sa situation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 435-1 et L. 611-1) et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : TOMASI
Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON
Avocat : SCP BREILLAT DIEUMEGARD MASSON
Avocat : KUHN-MASSOT;LLC & ASSOCIÉS;SELARL GRIMALDI - MOLINA & ASSOCIÉS - AVOCATS