723 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
723
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 368
Avec résumé IA
Avocat : GOMMEAUX
Avocat : MEAUDE
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant s’est ensuite désisté de ses conclusions principales après que sa situation a été régularisée. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et condamné l’État à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 31 octobre 2023 par lequel le préfet du Nord a rejeté la demande de regroupement familial de M. B... pour son épouse et leur enfant. Le tribunal a considéré que le préfet a commis une erreur de droit en n'appliquant pas les dispositions de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. B... remplissait toutes les conditions requises (ressources stables et suffisantes, logement adapté, absence de polygamie). La décision a également été jugée insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen complet de la situation personnelle et familiale du requérant. Le tribunal a enjoint au préfet du Nord d'accorder le regroupement familial dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. et Mme F..., voisins immédiats, contre un arrêté du maire de Saint-Tropez du 15 mars 2022 délivrant un permis de construire à la SCI Alma pour des travaux de surélévation et d’extension d’une habitation. Les requérants contestaient notamment la compétence du signataire, l’absence de titre de propriété du pétitionnaire, le risque de submersion marine et la méconnaissance du plan local d’urbanisme (PLU). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir suffisant, faute de démontrer une atteinte directe à leurs conditions de jouissance de leur bien, et que les moyens soulevés étaient infondés, le permis ayant été délivré conformément aux dispositions applicables du code de l’urbanisme et du PLU de 2013.
Avocat : SELARL FOURMEAUX LAMBERT ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. et Mme F..., voisins immédiats, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Tropez du 15 mars 2022 accordant un permis de construire à la SCI Alma pour des travaux de surélévation et d’extension d’une habitation. Les requérants contestaient notamment la compétence du signataire, l’absence de titre de propriété du pétitionnaire, le risque de submersion marine et la méconnaissance du plan local d’urbanisme (PLU). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, notamment en retenant que le permis avait été délivré sous réserve des droits des tiers et que le projet était conforme aux dispositions applicables du PLU de 2013 et du code de l’urbanisme. La demande de frais de justice des requérants a été rejetée, et une somme a été mise à leur charge au profit de la commune.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme C... d’une demande d’exécution du jugement du 10 décembre 2024, qui avait annulé le refus de renouvellement de son titre de séjour et enjoint au préfet de la Gironde de réexaminer sa situation. Le préfet a justifié avoir délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire et un récépissé l’autorisant à travailler, et avoir ordonné le paiement des frais de justice. Constatant que le jugement avait été entièrement exécuté, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d’exécution. Il a également rejeté les conclusions de Mme C... au titre des frais de justice, compte tenu des diligences accomplies par l’administration. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 6ème chambre, a rejeté les requêtes de M. B... dirigées contre l'arrêté du 26 décembre 2024 du préfet de la Gironde. Cet arrêté prononçait l'expulsion du territoire de M. B..., refusait de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français et fixait le pays de destination. Le tribunal a jugé que la présence de M. B... constituait une menace réelle et actuelle pour l'ordre public, justifiant l'expulsion sur le fondement des articles L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et qu'elles n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A... d’une demande d’exécution d’un jugement du 15 novembre 2023 annulant des arrêtés préfectoraux d’obligation de quitter le territoire français et enjoignant un réexamen de sa situation. Le préfet de l’Essonne, compétent, a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire valable jusqu’au 1er décembre 2026, remise le 13 janvier 2026. Constatant l’exécution complète du jugement, le tribunal, statuant sur le fondement des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, a prononcé un non-lieu à prescrire des mesures d’exécution.
Avocat : CHAUVIN-HAMEAU-MADEIRA
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer une carte de résident. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal a condamné l’État à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer une carte de résident « résident de longue durée-UE » et de lui remettre un récépissé. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A..., estimant que le refus implicite de titre de séjour était légal et que le refus de remise de récépissé n'était pas une décision susceptible de recours. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Cette décision du Tribunal Administratif de Paris, statuant après renvoi du Conseil d'État, concerne le refus d'attribution d'un logement social opposé par Paris Habitat OPH à Mme B.... Le tribunal rejette la requête de Mme B... tendant à l'annulation des décisions de la commission d'attribution des logements des 27 avril et 21 décembre 2022. Il écarte les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la composition de la commission et de l'incompétence de l'auteur des décisions, en application des dispositions du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Avocat : CABINET LHUMEAU, GIORGETTI, HENNEQUIN & ASSOCIES - LGH & ASSOCIES (SELAS)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l’expulsion de M. et Mme K... et de leurs enfants du logement qu’ils occupent sans droit dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) à Villenave d’Ornon. La solution retenue fait droit à la demande du préfet de la Gironde, en raison de l’absence de droit au maintien des occupants après le rejet définitif de leur demande d’asile par l’OFPRA et la CNDA, et de l’urgence liée à la saturation des capacités d’hébergement. Le tribunal a accordé un délai de quinze jours pour quitter les lieux, autorisé le recours à la force publique et le débarras des biens aux frais des occupants, en application des articles L. 552-15 et R. 552-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur la demande du préfet de la Gironde fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme E... et de ses enfants du logement qu'ils occupent sans droit dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). La solution retenue repose sur l'application des articles L. 551-12 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que la famille, déboutée du droit d'asile, ne dispose d'aucun titre de séjour et que son maintien compromet la fluidité du dispositif d'hébergement. Le juge a accordé un délai de trois mois pour libérer les lieux, rejetant la demande de délai de douze mois présentée par l'occupante.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 6 octobre 2025 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le préfet de la Gironde ayant abrogé cet arrêté le 22 octobre 2025 et délivré un récépissé à l’intéressée, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction. En revanche, il a condamné l’État à verser 800 euros à Mme C... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).