LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2503167

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2503167

mardi 20 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2503167
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMEAUDE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme C... d’une demande d’exécution du jugement du 10 décembre 2024, qui avait annulé le refus de renouvellement de son titre de séjour et enjoint au préfet de la Gironde de réexaminer sa situation. Le préfet a justifié avoir délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire et un récépissé l’autorisant à travailler, et avoir ordonné le paiement des frais de justice. Constatant que le jugement avait été entièrement exécuté, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d’exécution. Il a également rejeté les conclusions de Mme C... au titre des frais de justice, compte tenu des diligences accomplies par l’administration. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une demande, enregistrée le 17 février 2025, Mme C..., représentée par Me Meaude, demande au tribunal d’enjoindre au préfet de la Gironde de prendre les mesures qu’implique l’exécution du jugement n°2306152 du 10 décembre 2024, par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a annulé la décision du 3 mars 2023 par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme C..., ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux. Il a enjoint au préfet de la Gironde de procéder au réexamen de la situation de Mme B... dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et a mis à la charge de l’Etat une somme de 1 200 euros à verser à Me Meaude, conseil de Mme C..., en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat.

Mme C... demande qu’il soit enjoint au préfet sous astreinte de 200 euros par jour, de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler en exécution du jugement du 10 décembre 2024, et de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administratif et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que le préfet de la Gironde n’a pas exécuté le jugement du 10 décembre 2024 dans les deux mois impartis.

Par une ordonnance en date du 27 mai 2025, le président du tribunal administratif a décidé l’ouverture d’une procédure juridictionnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2025, le préfet de la Gironde informe le tribunal que le jugement n° 2306152 du 10 décembre 2024 a été entièrement exécuté.

Il soutient qu’il a procédé à la fabrication de la carte de séjour temporaire, valable du 14 mai 2025 au 13 mai 2026 de Mme C... qui, dans l’attente, a été munie d’un récépissé valable du 20 mars 2025 jusqu’au 19 septembre 2025.

Par un mémoire, enregistré le 5 décembre 2025, Mme C..., représentée par Me Meaude, persiste dans ses conclusions.

Mme C... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 7 novembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formations de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance, (...) / 3° Constater qu'il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

2. Par jugement n°2306152 du 10 décembre 2024, le tribunal administratif de Bordeaux a annulé la décision du 3 mars 2023 par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme C..., ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux et a enjoint à cette même autorité de procéder au réexamen de la situation de Mme B... dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et a mis à la charge de l’Etat une somme de 1 200 euros à verser à Me Meaude, conseil de Mme C..., en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat.

3. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Gironde justifie avoir passé l’ordre de payer les frais de justice mis à la charge de l’Etat conformément à l’article 3 du jugement n° 2306152 du tribunal administratif de Bordeaux, assortis des intérêts, dès le 4 février 2025. Par ailleurs, postérieurement à l’introduction de la demande en exécution de ce jugement présentée par Mme C..., le préfet de la Gironde a procédé à la fabrication d’une carte de séjour temporaire valable du 14 mai 2025 au 13 mai 2026 et, dans l’attente, a remis à l’intéressée un récépissé valable du 20 mars au 19 septembre 2025. Il n’est pas contesté que cette carte a été fabriquée le 20 mai 2025. Par suite, la demande d’exécution présentée par Mme C... est devenue sans objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer.

4. Dans les circonstances de l’espèce et compte tenu des diligences accomplies par le préfet de la Gironde pour exécuter le jugement du 10 décembre 2024, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme C... présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.


ORDONNE


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la demande d’exécution de Mme C....

Article 2 : Les conclusions présentées par Mme C... au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... et au préfet de la Gironde.


Fait à Bordeaux, le 20 janvier 2026.


La présidente de la 5ème chambre,




A. Chauvin



La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions