1 581 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 581
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 941
Avec résumé IA
Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Refus de délivrance du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement second degré et de prolongation de stage. Le Tribunal Administratif de Nice se déclare territorialement incompétent. Il transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Toulon, lieu d’affectation de la requérante (collège à Hyères, Var). Application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Avocat : DOMELEX
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de police du 30 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Le tribunal a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant, car cette disposition n'est pas invocable par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement.
Avocat : GUIMELCHAIN
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 3 juillet 2023 retirant son titre de séjour pour fraude et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que la fraude était établie. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions des articles L. 435-1 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B....
Avocat : DEKEMEL
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 5ème chambre, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé inopérant le moyen tiré de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Avocat : HAMEL
Avocat : MELIODON
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant l’annulation de décisions implicites de rejet de sa demande de renouvellement de carte de résident et de refus de délivrance d’un récépissé. La requérante a ultérieurement limité ses conclusions à la seule demande de frais irrépétibles sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 14 octobre 2025, le président de la 3ème chambre a fait application de l’article R. 222-1 du même code pour statuer sur cette question résiduelle. Il a condamné l’État, regardé comme partie perdante, à verser à Mme B... une somme de 800 euros au titre des frais exposés.
Avocat : BAUMEL-JULIEN
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision implicite de la préfète de l’Essonne refusant à M. A..., ressortissant malien, un titre de séjour mention « salarié ». Le tribunal retient que le requérant, titulaire d’un contrat à durée indéterminée et d’une autorisation de travail, remplissait les conditions de l’article L. 421-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint à la préfète de délivrer le titre dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Avocat : AMELLOU
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. A..., ressortissant nigérian, contre deux arrêtés préfectoraux du 30 décembre 2024. Le premier arrêté retirait sa carte de résident et le second l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 432-4, L. 612-6 et L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur la menace à l'ordre public que constituait le comportement de l'intéressé.
Avocat : ROMMELAERE
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur une demande de suspension d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une interdiction de retour d’un an, a constaté que le préfet avait mis fin à la procédure d’éloignement après que le requérant a introduit un recours suspensif. La requête en suspension est devenue sans objet, le juge n’ayant donc pas à statuer sur le fond. L’aide juridictionnelle provisoire a été accordée, mais les frais de justice ont été rejetés. La décision s’appuie sur l’article L. 521-2 du code de justice administrative et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : DE RAMMELAERE
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté comme irrecevable la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 31 mai 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour d’un an. Le juge a estimé que le recours en excès de pouvoir, introduit le 14 août 2025, était manifestement tardif. Bien que la notification de l’arrêté ne comportait pas les mentions des voies et délais de recours, le requérant, ayant eu connaissance de la décision au plus tard le 3 juillet 2025 lors d’un référé suspension, disposait d’un délai raisonnable d’un mois pour agir, conformément à l’article L. 911-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue s’appuie sur le principe de sécurité juridique.
Avocat : AIT HOCINE KAMEL
Le Tribunal Administratif de Montreuil (3ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 6 janvier 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation et d'injonction, en application des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : POMMELET
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet de la Seine-Saint-Denis, considérant que la poursuite de l’instruction n’empêchait pas la naissance d’une décision implicite. Toutefois, il a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante bénéficiant d’un récépissé de demande de titre de séjour, et qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de Mme B... de sa requête en annulation de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 29 avril 2021 rejetant sa demande de titre de séjour. Ce désistement a été prononcé sur le fondement des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, faute pour son conseil d'avoir confirmé le maintien des conclusions dans le délai imparti. Par ordonnance, la présidente de la 9ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple.
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la société Audit contrôle et conseil d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du bureau du Haut Conseil du commissariat aux comptes (H3C) fixant au 31 mai 2006 le point de départ de son mandat de commissaire aux comptes auprès de l’APGIS, entité d’intérêt public. La société requérante soutenait que cette décision était entachée d’une erreur de droit au regard de l’article 17 du règlement (UE) n° 537/2014, arguant que les dispositions relatives aux cabinets d’audit devaient également s’appliquer aux personnes physiques, et que la continuité du lien avec l’APGIS justifiait une date antérieure. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser explicitement la solution retenue dans l’extrait fourni. La décision s’appuie sur le règlement (UE) n° 537/2014 et le code de commerce.
Avocat : CABINET SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH