1 310 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 310
Décisions totales
383 581
Ordonnances
307 456
Avec résumé IA
Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Avocat : SCP DUHAMEL
Avocat : CHATELAIS MELANIE
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, qui contestait son transfert aux autorités néerlandaises et son assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire des arrêtés, la délégation étant régulière. Il a estimé que la décision de transfert était légale, les autorités néerlandaises ayant accepté la reprise en charge de l'intéressé sur la base du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Par conséquent, la demande d'annulation de l'assignation à résidence, présentée par voie de conséquence, a également été rejetée.
Avocat : DE RAMMELAERE
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a annulé l'arrêté du 20 août 2024 par lequel le préfet des Yvelines avait obligé M. C à quitter sans délai le territoire français, fixé le pays de renvoi et prononcé une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a estimé que la décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l’insertion du requérant (prise en charge par l’aide sociale à l’enfance, inscription en CFA, promesse d’embauche) et de l’absence de menace pour l’ordre public. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et la convention européenne.
Avocat : POMMELET
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant afghan titulaire d'une carte de résident, afin d'obtenir la délivrance d'un duplicata de ce titre et la mise à jour de son compte ANEF. Le requérant justifiait de démarches infructueuses depuis la perte de sa carte en avril 2024, notamment en raison de l'impossibilité technique d'accéder à la plateforme numérique, ce qui l'empêchait d'ouvrir un compte bancaire et de percevoir ses salaires. Le tribunal a admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a fait droit à sa demande, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet du Morbihan de lui délivrer un duplicata de sa carte de résident et d'associer son compte ANEF à une adresse électronique accessible, dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également jugé que M. B ne pouvait se prévaloir des dispositions de l’article L. 313-11-6° du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (devenu L. 423-7), faute d’avoir sollicité un titre de séjour sur ce fondement. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : EL-KOLEI-HAMEL
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ;SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON;BALAT;SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH;CABINET FRANÇOIS PINET
Tribunal Administratif de Lyon, ordonnance de référé du 25 juin 2025. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge des référés a enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à une ressortissante camerounaise pour lui permettre de déposer une demande de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu des circonstances particulières de l'espèce (notamment la révocation non notifiée de la nationalité française et l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous malgré des relances). Aucun texte du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est expressément appliqué.
Avocat : CABINET MELKIDE HOSSOU
Avocat : MELE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme E, ressortissante béninoise, contestant l'arrêté du préfet du Bas-Rhin du 31 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet de la demande d'asile de l'intéressée.
Avocat : ROMMELAERE
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en plein contentieux, a été saisi par la préfète de la Charente pour contravention de grande voirie. Il s'agissait de l'installation sans autorisation d'une terrasse flottante sur le domaine public fluvial, amarrée à une parcelle appartenant à la SCI Quai des Moulins et exploitée commercialement par la SAS Quai 30. Le tribunal a retenu la solution de condamnation solidaire des trois prévenus (M. C, la SCI et la SAS) au paiement d'une amende et leur a enjoint d'enlever la terrasse et de remettre les lieux en état. Cette décision est fondée sur les articles L. 2122-1, L. 2132-2, L. 2132-5 et L. 2132-6 du code général de la propriété des personnes publiques, qui répriment l'occupation sans titre du domaine public et les travaux non autorisés.
Avocat : CALMELS