1 581 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 581
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 718
Avec résumé IA
Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Avocat : GUIMELCHAIN
Avocat : AMELA-PELLOQUIN
Avocat : ROMMELAERE
Le Tribunal Administratif de Montreuil (7ème Chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 20 janvier 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par une autorité délégataire et suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., sur la base des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme A... contestant le refus de permis de construire une maison individuelle sur la commune de Saint-Fiel. La requérante soutenait notamment bénéficier d'un permis tacite et contestait le classement de sa parcelle en zone A par le nouveau plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant qu'aucun permis tacite n'était né et que les moyens soulevés, dont celui tiré de l'erreur d'appréciation du classement, étaient inopérants ou infondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bosnien, qui contestait le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour justifier une intervention dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie. Il a relevé que les difficultés invoquées par le requérant, notamment la précarité administrative et la menace de rupture de son contrat de travail, ne démontraient pas une situation d'une particulière urgence justifiant une procédure de référé-liberté. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET MELKIDE HOSSOU
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. C..., ressortissant marocain, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Cher du 4 septembre 2025. Cet arrêté rejetait sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, lui faisait obligation de quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle et familiale de l'intéressé ne justifiait pas une dérogation, en application des articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Avocat : EL-KOLEI-HAMEL
Avocat : DE RAMMELAERE
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation du refus implicite du maire de Beuveille de modifier le classement de sa parcelle en zone constructible. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d'un vice de procédure lors de l'adoption du plan local d'urbanisme (PLU) était irrecevable, car les vices de forme ne peuvent être invoqués que contre l'acte lui-même dans le délai de recours. Il a également écarté les moyens fondés sur le code rural et de la pêche maritime et le code de l'urbanisme, estimant que le classement en zone agricole n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, en application des articles L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 151-8 du code de l'urbanisme.
Avocat : SCP HENNEN-GAMELON-BRAUN
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 21 janvier 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'information préalable sur les retraits de points, et la contestation de la perte cumulée de points. Il a jugé que la procédure de retrait de points était régulière et que la décision d'invalidation était fondée sur les dispositions du code de la route.
Avocat : SELARL CLERGERIE & SEMMEL
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Sécuritam pour contester la procédure d'attribution d'un marché de sûreté aéroportuaire par la société Edéis Aéroport Saint-Martin Grand Case. La requérante soutenait notamment l'illégalité du recours à une procédure adaptée (MAPA) pour un marché dépassant le seuil légal de 221 000 euros, un conflit d'intérêts lié aux fonctions du président commun d'Edéis et de sa filiale à Mayotte, ainsi qu'une absence de vérification des capacités financières de l'attributaire, Global Security Provider. Le juge a rejeté l'ensemble des demandes de suspension et d'injonction, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la procédure, en application des articles L. 2141-10 et R. 2143-3 du code de la commande publique.
Avocat : SELARL DURIMEL & BANGOU
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D... contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 7 novembre 2025 l'assignant à résidence. Le juge a estimé que le droit d'être entendu de l'intéressé avait été respecté lors de sa garde à vue et que l'arrêté était suffisamment motivé. La décision a été jugée légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'éloignement de M. D..., faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, demeurait une perspective raisonnable. En conséquence, les moyens tirés du défaut de base légale, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de l'Hérault du 23 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour trois mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : BAUDARD MELANIE
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ;SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné le recours de M. A..., ressortissant tunisien, contre l'arrêté du 23 octobre 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment une menace pour l'ordre public, une méconnaissance de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais les débats ont porté sur l'application des articles L. 432-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de l'accord franco-tunisien.