158 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
158
Décisions totales
383 581
Ordonnances
243 421
Avec résumé IA
Avocat : BOURRET MENDEL
Avocat : MENDEL - VOGUE ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 13 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée dans son ensemble, sans qu'il soit fait droit aux demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour contester un refus d'entrée sur le territoire français et son placement en zone d'attente. La requérante, titulaire d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour valable jusqu'au 22 octobre 2024, s'est vu refuser l'entrée à son retour d'Algérie le 10 août 2024 en raison d'un arrêté préfectoral du 6 août 2024 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a constaté que la décision de refus d'entrée était fondée sur un arrêté préfectoral qui n'avait pas encore été notifié à l'intéressée à la date de son retour, rendant ainsi le refus d'entrée et le placement en zone d'attente constitutifs d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir. En conséquence, le tribunal a suspendu l'exécution de ces décisions et enjoint à l'administration de laisser Mme A pénétrer sur le territoire français, en application des articles L. 341-1