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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 644 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 644

Décisions totales

383 581

Ordonnances

259 818

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MEREffacer tout
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300954

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté l'opposition formée par Mme A contre une contrainte émise par Pôle emploi (devenu France Travail) pour le recouvrement d'un indu de rémunération de fin de formation (RFF) de 1 453,19 euros. La requérante contestait le bien-fondé de la dette, arguant d'une erreur de l'administration et de l'absence de case adéquate dans le formulaire d'actualisation pour déclarer son congé parental. Le tribunal a jugé que le moyen n'était pas fondé, confirmant ainsi la validité de la contrainte. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail et du code de la sécurité sociale.

Avocat : ZIMMERMANN

16 avril 2025• juge unique (6)
TA67Ordonnance

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2407642

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B A pour contester un arrêté du 30 août 2024 du préfet du Bas-Rhin l'obligeant à quitter le territoire français. Le préfet ayant retiré cet arrêté le 3 février 2025, le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. M. A est admis provisoirement à l'aide juridictionnelle. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État est condamné à verser 1 200 euros à son avocate.

Avocat : ZIMMERMANN

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
16 avril 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2414028

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 4 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et lui interdisant le retour pendant un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut d'examen, jugeant la délégation de signature régulière et l'examen suffisant. Il a également estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de ses attaches familiales en France. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne.

Avocat : MERCIER

16 avril 2025• 5ème chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2404848

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Somme le 21 juin 2024. Le tribunal a estimé que le préfet avait à juste titre écarté l’application de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile au profit de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987, et qu’il n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en refusant d’user de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. La décision a été rendue au visa de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et des textes applicables au séjour des étrangers.

Avocat : MERHOUM-HAMMICHE

15 avril 2025• 4ème Chambre
CAA54Décision

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-25NC00636

Avocat : MERTZ

14 avril 2025
TA54Ordonnance

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501192

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme A pour contester un titre de perception émis en vue du recouvrement de frais d'aide juridictionnelle, suite à un jugement du tribunal judiciaire de Nancy. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a jugé que la contestation de ce titre, fondé sur une décision de justice judiciaire, relève de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire, et non de l'ordre administratif. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP JOUBERT DEMAREST MERLINGE

14 avril 2025
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500851

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a suspendu l'exécution des arrêtés du 12 mars 2025 par lesquels le préfet du Cantal avait ordonné l'expulsion de M. B, ressortissant algérien, et fixé le pays de destination. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la nature même de la mesure d'expulsion. Il a également retenu que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de la menace pour l'ordre public était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Cette suspension est prononcée dans l'attente du jugement au fond, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et des articles L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MERAL-PORTAL-YERMIA

11 avril 2025
TA67Décision

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2502063

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. A E, ressortissant géorgien, contestant les arrêtés du préfet du Bas-Rhin du 7 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence de la signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur de droit concernant l'application du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en relevant que le requérant ne résidait pas régulièrement en France depuis plus de trois mois et que son comportement constituait une menace pour l'ordre public. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant la demande d'annulation des arrêtés et les conclusions accessoires.

Avocat : ZIMMERMANN

11 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502505

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur la demande du préfet des Pyrénées-Orientales, a ordonné l'expulsion de M. A du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) Adoma à Perpignan. La solution retenue fait droit à la requête préfectorale en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le maintien de M. A, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, faisant obstacle à l'hébergement de nouveaux demandeurs. L'ordonnance enjoint à M. A de quitter les lieux sous quinze jours, avec le concours de la force publique si nécessaire, et précise que son relogement éventuel au titre de l'hébergement d'urgence ne conditionne pas l'exécution de cette mesure.

Avocat : SUMMERFIELD GABRIELLE

11 avril 2025
TA13Ordonnance

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406980

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme A sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation pour un hébergement d'urgence, n'avait reçu aucune proposition et se trouvait menacée d'expulsion avec son enfant en bas âge. Le juge a constaté que l'administration n'avait pas proposé d'hébergement et que l'urgence persistait. En conséquence, il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône d'assurer l'accueil de Mme A dans une structure adaptée, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 300 euros à son avocat au titre des frais de justice.

Avocat : MERIENNE

10 avril 2025
CAA78Décision

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE01974

Avocat : AARPI MCDERMOTT WILL & EMERY

8 avril 2025• 4ème Chambre
CAA78Décision

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE01916

Avocat : AARPI MCDERMOTT WILL & EMERY

8 avril 2025• 4ème Chambre
TA102Décision

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500211

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. E, ressortissant dominiquais, qui contestait la décision du préfet de la Martinique du 2 avril 2025 fixant la Dominique comme pays de renvoi et prolongeant d’un an l’interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés contre un refus de délai de départ volontaire étaient inopérants, cette décision étant antérieure et définitive. Il a également écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation de la décision fixant le pays de renvoi, celle-ci étant suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.

Avocat : ROMER SYLVETTE

7 avril 2025• Juge Unique
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2304227

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de Mme D, ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté du préfet des Yvelines du 14 mars 2023 retirant ses titres de séjour (dont une carte de résident) pour fraude, au motif que la reconnaissance de paternité de sa fille par un ressortissant français serait frauduleuse. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions dirigées contre un prétendu refus de séjour, l'arrêté ne portant que sur un retrait. Sur le fond, il a jugé que la décision de retrait était suffisamment motivée et que le préfet avait pu légalement se fonder sur les articles L. 423-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), applicables depuis le 1er mars 2019, pour retirer les titres obtenus par fraude, sans erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : MERIAU

4 avril 2025• 3ème chambre
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402163

Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants afghans, qui contestaient les arrêtés du préfet de Loir-et-Cher refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en estimant que leur enfant pouvait bénéficier de soins appropriés dans son pays d’origine. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 425-10, L. 423-21 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 3 de la convention internationale des droits de l’enfant.

Avocat : CABINET SAMIRA BENMERZOUG

4 avril 2025• 3ème chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2104918

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la société Institut français de sécurité contestant le refus de la commune d’Éragny-sur-Oise de raccorder au réseau d’eau potable la parcelle AV 270. La commune soutenait que ce refus était fondé sur l’article L. 111-12 du code de l’urbanisme, qui interdit le raccordement aux réseaux publics des constructions édifiées sans autorisation. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision de refus était légale, car le terrain concerné abritait une construction irrégulièrement édifiée, justifiant l’application de cet article.

Avocat : BERLOTTIER-MERLE

4 avril 2025• 6ème Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204948

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant la décision du ministre de l'intérieur du 17 septembre 2021 confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre ne s'était pas fondé exclusivement sur un traitement automatisé de données, en méconnaissance de l'article 47 de la loi du 6 janvier 1978. Il a également estimé que la réhabilitation pénale de l'intéressé, prévue à l'article 133-12 du code pénal, ne faisait pas obstacle à ce que le ministre tienne compte des faits commis. Enfin, le tribunal a considéré que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des faits de vol commis en 2015 pour ajourner la demande, ceux-ci présentant une gravité certaine et une ancienneté relative.

Avocat : MERAL

4 avril 2025• 12eme chambre
CAA31Décision

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-23TL00446

Avocat : SCP D'AVOCATS EMERIC VIGO

3 avril 2025• 4ème chambre
TA54Décision

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500309

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait son assignation à résidence dans le département de Meurthe-et-Moselle avec obligation de présentation quotidienne. Le tribunal a jugé que la décision était légalement motivée, prise par une autorité compétente, et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : ZIMMERMANN

3 avril 2025• Chambre 2
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2200998

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a annulé la décision du 11 janvier 2022 par laquelle le préfet de la zone de défense et de sécurité sud-est avait radié des cadres et admis en retraite anticipée pour invalidité un brigadier-chef de police. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas démontré avoir recherché des solutions de reclassement ou d'aménagement de poste avant de prononcer la radiation, en méconnaissance de l'article 63 de la loi du 11 janvier 1984 et du décret du 30 novembre 1984. Il a également estimé que les certificats médicaux produits par le requérant ne démontraient pas une inaptitude définitive à toute reprise d'activité, notamment sur un poste administratif adapté. L'État a été condamné à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : DAUMIN COIRATON-DEMERCIERE - AVOCATS

3 avril 2025• Chambre 2