121 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
121
Décisions totales
383 581
Ordonnances
264 567
Avec résumé IA
Avocat : MERIENNE ET ASSOCIES
Avocat : MERIENNE
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 5 août 2024 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et l'absence de base légale, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a estimé que la décision était légalement justifiée par une perspective raisonnable d'éloignement et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni le principe de proportionnalité.
Le Tribunal administratif de Marseille a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant un arrêté de transfert aux autorités allemandes et une assignation à résidence pris par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) concernant la remise des brochures et l'entretien individuel, ainsi que l'illégalité de l'arrêté de transfert. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais le juge a statué après avoir entendu les parties, en application du règlement (UE) n° 604/2013, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de proposer un hébergement d'urgence à Mme A et à sa fille de 8 ans, toutes deux atteintes d'une maladie génétique rare et grave, dans un délai de 48 heures. Le juge a estimé que la carence de l'administration à assurer ce droit, prévu par les articles L. 345-2-2 et L. 121-7 du code de l'action sociale et des familles, portait une atteinte grave et manifestement illégale à leur liberté fondamentale, compte tenu de leur situation de détresse médicale et sociale et de l'intérêt supérieur de l'enfant. La requête a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et une somme de 1 000 euros a été mise à la charge de l'État au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B, qui avait demandé un hébergement d'urgence pour elle et ses deux enfants mineurs. La requérante s'est désistée après s'être vu attribuer une place en centre d'hébergement d'urgence à Arles et une prise en charge par la Croix-Rouge. Le tribunal a également admis Mme B à l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 8 juillet 2024 par lequel le préfet des Hautes-Alpes obligeait M. B, ressortissant bulgare, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et lui interdisait de circuler en France pendant trois ans. La décision a été annulée pour défaut de motivation, la simple référence à l'article L. 251-1 2° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étant insuffisante pour permettre au requérant de discuter les motifs et au juge de les contrôler. Le tribunal a également prononcé l'admission provisoire de M. B à l'aide juridictionnelle et enjoint au préfet de réexaminer sa situation administrative.