776 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
776
Décisions totales
383 581
Ordonnances
303 716
Avec résumé IA
Avocat : MINE
Avocat : EL AMINE POUR SELARL SALIGARI
Avocat : YASMINE BRICE PERRET
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus implicite d'échanger son permis de conduire mauritanien. La juridiction a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, car la requérante n'avait pas préalablement demandé la communication des motifs de la décision implicite, comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également examiné et écarté les autres moyens soulevés, fondés sur le code des relations entre le public et l'administration et l'arrêté du 12 janvier 2012.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car l'auteur de l'acte était compétent et que la motivation, examinant les critères de l'article L. 612-10 du CESEDA, était suffisante. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet de police était compétent pour prendre cette décision et que la motivation de l'arrêté, qui se fonde sur le maintien irrégulier de l'intéressé au-delà de son délai de départ volontaire, était suffisante au regard des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral fixant son pays de renvoi pour l'exécution d'une interdiction du territoire. Le juge décline sa compétence territoriale, estimant que le litige relève du tribunal administratif de Montreuil, car le requérant est placé au centre de rétention du Mesnil-Amelot. Cette décision d'incompétence est fondée sur les articles R. 522-8-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers relatives à la compétence territoriale spécifique en matière de rétention.
Avocat : CABINET HERMINE FRAPIER
Avocat : THOUMINE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé-suspension d'un ressortissant bangladais, réfugié, visant le refus implicite de sa demande de carte de résident. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en l'absence de preuve d'une demande de motivation adressée à l'administration, et que l'urgence n'était pas caractérisée en l'état de l'instruction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative.
Avocat : EL AMINE
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'urgence du refus de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge des référés estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La demande est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, conformément à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant et que les griefs, notamment ceux fondés sur les articles L. 435-3 du CESEDA et l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas établis. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de M. B... à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, concernant notamment le défaut de motivation, le vice de procédure et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, sont soit manifestement infondés, soit inopérants, soit insuffisamment précisés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (article R. 222-1) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET SALIGARI EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler les arrêtés préfectoraux du 18 février 2026 (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). La juridiction a estimé que le préfet des Yvelines était compétent pour prendre ces mesures, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que la procédure suivie était régulière. Le tribunal a considéré que les griefs tirés d'une insuffisance de motivation, d'une erreur manifeste d'appréciation ou d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à une ressortissante bangladaise. Le juge a constaté que le préfet de police, mis en demeure, n'avait produit aucune défense et était donc réputé avoir acquiescé aux faits de la requérante, notamment sa présence continue en France depuis 2009 et la régularisation de son conjoint. La décision a été annulée pour méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration n'ayant pas procédé à l'examen complet de la situation personnelle et familiale de l'intéressée.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la société Patrimoine et rénovation, qui contestait la résiliation par la commune d'Andrésy de deux marchés de travaux pour non-conformité et défauts d'exécution. La juridiction a jugé que la résiliation était justifiée par des manquements graves du titulaire, notamment l'arrêt des travaux suite à une mise en demeure et une situation de danger grave constatée par l'inspecteur du travail. La décision s'appuie sur les stipulations du Cahier des clauses administratives générales (CCAG) – Travaux de 2009, notamment ses articles relatifs à la résiliation pour faute.
Avocat : MINERVA AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral fixant le pays de renvoi d'un ressortissant guinéen faisant suite à une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle, relevant notamment que la demande d'asile de l'intéressé avait déjà été définitivement rejetée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MEDJEBEUR JASMINE
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il estime que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 542-1 et L. 611-1), sont manifestement infondés ou inopérants, la requérante ne bénéficiant plus d'un droit au séjour après le rejet définitif de sa demande d'asile. La juridiction applique les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions pertinentes du CESEDA.
Le Tribunal administratif de Paris constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir de M. B... visant l'arrêté préfectoral du 6 octobre 2025. Cette ordonnance fait suite à un jugement définitif du même tribunal ayant déjà rejeté une requête identique concernant la même décision expresse de rejet de titre de séjour. La juridiction applique les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour motiver sa décision et rejette la demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles.
Le Tribunal administratif de Melun statue sur un désistement partiel suite à une requête concernant le renouvellement d'une carte de séjour. Le requérant ayant obtenu satisfaction après l'introduction de son recours, le tribunal donne acte de son désistement sur le fond. Il condamne l'État à lui verser 1000 euros au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 et R. 761-2 du code de justice administrative.