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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

602 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

602

Décisions totales

383 581

Ordonnances

313 856

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : MINEEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508092

Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du 22 mars 2025 par lequel le préfet de police avait implicitement obligé M. D, ressortissant congolais, à quitter le territoire français, lui avait refusé un délai de départ volontaire, fixé le pays de destination et porté à trente-six mois la durée de l'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le délai anormalement long (seize mois et vingt-deux jours) entre l'arrêté initial du 30 octobre 2023 et la nouvelle mesure d'éloignement, non imputable à l'intéressé, avait fait naître une nouvelle obligation de quitter le territoire français, laquelle était contestable. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à la substitution d'une décision implicite en cas de retard d'exécution imputable à l'administration.

Avocat : EL RHAYAMINE NASRI

2 avril 2025• 8e Section - MESD
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205158

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant le rejet de sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur l'absence d'autonomie matérielle du requérant, qui ne disposait pas de revenus personnels et subvenait à ses besoins via des prestations sociales. Le tribunal a jugé que ce motif était légalement admissible et que le ministre n'avait pas commis d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation, eu égard à son large pouvoir d'appréciation. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : THOUMINE

27 mars 2025• 7ème Chambre
TA54Décision

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403379

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme E, ressortissante gabonaise, contestant le refus de titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen individuel, une méconnaissance de l'article L. 425-9 du CESEDA et une violation de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme E, estimant que la décision de la préfète de Meurthe-et-Moselle était légalement justifiée et proportionnée.

Avocat : MINE

25 mars 2025• Chambre 1
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309168

Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision implicite par laquelle la préfète de l'Essonne a refusé de délivrer à M. A, ressortissant tunisien, une carte de résident valable dix ans. Le tribunal estime que cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, car M. A justifiait d'une activité professionnelle stable et de ressources suffisantes, conformément à l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Il enjoint à la préfète de lui délivrer ce titre de séjour dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : THOMINETTE

21 mars 2025• 2ème chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2415620

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l’arrêté préfectoral du 1er octobre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d’être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE) était inopérant, et que l’atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n’était pas disproportionnée. Il a également écarté les moyens d’insuffisance de motivation, d’erreur de droit et d’erreur manifeste d’appréciation concernant l’interdiction de retour, en application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Enfin, les conclusions dirigées contre un signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen ont été déclarées irrecevables, cette décision étant inexistante.

Avocat : EL AMINE

20 mars 2025• 3ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423348

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet de police du 14 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que le droit d'être entendu de M. B n'avait pas été méconnu, et que les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 721-4 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient infondés. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

20 mars 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA14Décision

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400219

Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. D, ressortissant soudanais bénéficiaire de la protection subsidiaire, d'une demande d'annulation de la décision implicite du directeur général de l'OFPRA refusant de lever son opposition à la délivrance d'un titre de séjour. L'OFPRA a opposé une fin de non-recevoir tirée de l'incompétence du tribunal administratif au profit de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), en application de l'article L. 532-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a retenu cette exception d'incompétence, considérant que le litige relève de la compétence de la CNDA, seule habilitée à connaître des recours contre les décisions de l'OFPRA prises en matière d'asile. En conséquence, la requête de M. D a été rejetée comme irrecevable.

Avocat : MINE

18 mars 2025• 3ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427562

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de police du 29 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, rappelant que l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne s'adresse pas aux États membres, et a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La légalité de la décision fixant le pays de destination a été confirmée par voie de conséquence du rejet de la contestation de l'obligation de quitter le territoire.

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

18 mars 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426781

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de police du 9 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant car cette disposition ne s'adresse pas aux États membres. Il a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale du requérant. En conséquence, la décision fixant le pays de destination, dont l'illégalité était invoquée par voie de conséquence, a été jugée légale.

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

18 mars 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420514

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de douze mois prise à son encontre par le préfet de police le 23 juillet 2024. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en fixant cette durée. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

14 mars 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412914

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 11 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu était inopérant, car M. A avait déjà eu la possibilité de présenter ses observations lors de l'examen de sa demande d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la même Convention, faute pour le requérant d'apporter des éléments probants sur les risques encourus en cas de retour au Bangladesh.

Avocat : EL AMINE

10 mars 2025• 1ère Chambre (J.U)
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503548

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait son transfert aux autorités néerlandaises, responsables de l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal écarte le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, faute d’éléments circonstanciés sur sa vulnérabilité psychologique. Il juge également que le requérant n’établit pas l’existence de défaillances systémiques aux Pays-Bas au sens de l’article 3 du même règlement et de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation de l’arrêté préfectoral du 6 février 2025.

Avocat : THOMINETTE

28 février 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504652

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant burundais, contestant le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le moyen tiré de l’atteinte à la confidentialité des éléments de la demande d’asile n’était pas établi. Il a également jugé que le ministre pouvait légalement apprécier la crédibilité du récit du demandeur pour caractériser le caractère manifestement infondé de la demande. La solution retenue est fondée sur les articles L. 351-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention de Genève.

Avocat : THOMINETTE

25 février 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504196

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l’arrêté du préfet de police du 14 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et d’erreur manifeste d’appréciation, en se fondant sur les articles L. 611-1 et L. 612-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision retient que l’arrêté est régulièrement motivé et que la situation personnelle de l’intéressé, célibataire et sans enfant en France, ne justifie pas une exception.

Avocat : THOMINETTE

25 février 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433788

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 21 décembre 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que le droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne a été respecté et que l'administration a procédé à un examen sérieux de sa situation. Il juge que l'interdiction de retour est légalement fondée sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du maintien irrégulier de l'intéressé sur le territoire, de sa courte présence et de l'absence de liens familiaux en France. Enfin, le tribunal conclut que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

24 février 2025• 8e Section - MESD
CAA59Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-24DA01127

Avocat : MINET

20 février 2025• 4e chambre - formation à 3
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500122

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, fait droit à la demande de la Région Grand Est sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette demande vise à désigner un expert pour réaliser un constat préalable de l'état des immeubles voisins avant le début des travaux de restructuration de la Maison de Région de Troyes. Le tribunal juge cette mesure utile et ordonne l'expertise, rejetant la demande de mise hors de cause de la SMABTP.

Avocat : SCP HERMINE AVOCATS ASSOCIES

11 février 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425631

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant un arrêté du préfet des Yvelines du 5 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que le requérant n'avait pas été privé de la possibilité de présenter ses observations avant l'édiction de la mesure. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de la décision au regard des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

6 février 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2400707

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'absence d'examen de la situation personnelle, jugeant la décision régulièrement signée par une autorité délégataire et précédée d'un examen particulier. Il a également estimé que la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondée, sans relever d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, privées de base légale par l'illégalité du refus de séjour, ont été confirmées.

Avocat : THOUMINE

30 janvier 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205865

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait la décision de l'OFII du 8 mars 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, l'absence d'examen de sa vulnérabilité et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté l'ensemble de ces moyens, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que la procédure avait respecté les obligations d'information prévues à l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : THOUMINE

28 janvier 2025• 3ème Chambre