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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 359 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 359

Décisions totales

383 581

Ordonnances

248 421

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MIREffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515833

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... contre le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le requérant, de nationalité sri-lankaise, avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile, ce qui constitue un motif légal de refus en application de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que M. A... n'avait apporté aucun élément probant pour démontrer sa vulnérabilité, qui aurait pu justifier une dérogation à ce refus. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : MIRGODIN

21 novembre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512469

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme A..., ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Essonne ordonnant son transfert aux autorités bulgares pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait la méconnaissance des articles 5 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation en raison de sa fragilité psychologique. Le tribunal écarte ces moyens, estimant que l'article 5 n'est pas applicable à une décision de transfert et que l'intéressée n'apporte pas d'élément suffisant pour justifier une atteinte à sa vie privée ou l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement Dublin III. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LAMIRAND

21 novembre 2025• Reconduites à la frontière
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512592

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Essonne ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal constate que le requérant n'a soulevé aucun moyen dans sa requête initiale et que les arguments présentés à l'audience, notamment la présence de sa fille en situation irrégulière et de sa fratrie en France, ne justifient pas l'application de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le règlement européen et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LAMIRAND

21 novembre 2025• Reconduites à la frontière
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512983

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Essonne ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, mais le tribunal estime que sa maîtrise du français et son hébergement chez un ami ne justifient pas l'application de cette dérogation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.

Avocat : LAMIRAND

21 novembre 2025• Reconduites à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406755

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de la préfète du Rhône d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant qu’il n’y avait pas d’erreur de droit dans l’examen de la situation personnelle du requérant et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.

Avocat : AMIRA

21 novembre 2025• 8ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503602

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant tunisien, qui contestait les arrêtés du préfet de la Manche du 4 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen personnalisé de la situation du requérant. Il a estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 611-1, L. 612-3 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MIRZEIN RUDY

20 novembre 2025• Autres délais-Etrangers-1
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503575

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante arménienne, contestant l'obligation de quitter le territoire français, le délai de départ volontaire, le pays de destination et l'interdiction de retour de six mois prise par la préfète du Rhône. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que la signataire disposait d'une délégation de signature régulière. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressée (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et que l'interdiction de retour était justifiée au regard des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'indemnisation au titre des frais de justice a par conséquent été rejetée.

Avocat : AMIRA

20 novembre 2025• 5ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504792

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi par M. A..., ressortissant bangladais, d'un recours pour excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour, a annulé l'arrêté du préfet de police du 26 mai 2025. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour, au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette solution a été retenue en raison de l'ancienneté du séjour de l'intéressé (cinq ans et demi), de son insertion professionnelle stable comme cuisinier, et des difficultés de recrutement dans ce secteur en Île-de-France.

Avocat : DEMIR

19 novembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512467

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme A..., ressortissante togolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Essonne ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais le tribunal écarte ces moyens, notamment car elle est majeure et ne justifie pas d'une nécessité de rester auprès de ses parents en France. Le juge estime également que l'entretien prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 s'est déroulé dans des conditions régulières, sans obligation d'en indiquer la durée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : LAMIRAND

19 novembre 2025• Reconduites à la frontière
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309324

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B... d'une demande indemnitaire de 15 000 euros pour le préjudice subi par elle et ses deux enfants en raison de l'absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 15 septembre 2021 la reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a constaté que le loyer de 915 euros par mois était disproportionné par rapport aux ressources annuelles de Mme B..., évaluées à environ 18 900 euros, ce qui a maintenu des troubles dans ses conditions d'existence. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à Mme B... la somme de 3 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 13 avril 2023, et a rejeté le surplus des conclusions.

Avocat : MIREUX CLÉMENCE

18 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312034

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A... d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi par sa famille, faute de relogement suite à une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité uniquement à l’égard du demandeur, et non de son épouse ou de ses enfants mineurs. Constatant que M. A... occupait toujours un logement suroccupé et inadapté depuis l’expiration du délai de relogement, le tribunal a condamné l’État à lui verser 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : CHELLAL SAMIRA

18 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511690

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A..., ressortissant nigérien, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 30 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans et d'une assignation à résidence. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a retiré les deux arrêtés attaqués par un arrêté du 6 novembre 2025. Constatant que ce retrait a privé d'objet les conclusions en annulation, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.

Avocat : MIRAN

18 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504477

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le fond du litige. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à l’avocat de M. B..., sous réserve de renonciation à la part contributive de l’aide juridictionnelle.

Avocat : MIRAN

18 novembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509946

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions en annulation et injonction, après que celui-ci a obtenu satisfaction sur sa demande de titre de séjour. La requête initiale visait à contester le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour par la préfète de l'Isère. Le tribunal a rejeté la demande de frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative) présentée par le requérant, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : MIRAN

18 novembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506014

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite de refus de titre de séjour née du silence gardé par le préfet de police de Paris sur la demande de M. A..., ressortissant bangladais. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous sept jours, sans astreinte. L'État est condamné à verser 500 euros à M. A... au titre des frais d'instance.

Avocat : DEMIR

18 novembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518648

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après que le préfet a demandé un non-lieu à statuer. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : DEMIR

17 novembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400744

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme et M. B... demandant l’annulation de la décision du préfet de l’Isère du 6 décembre 2023 rejetant leur recours pour une offre d’hébergement. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le moyen tiré de l’irrégularité de la composition de la commission de médiation était insuffisamment précis. Il a également jugé que les requérants, de nationalité albanaise et faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français, ne pouvaient se prévaloir du droit à un hébergement au titre du droit à l’hébergement d’urgence, en application des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : MIRAN

17 novembre 2025• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401134

Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 10 000 euros à Mme B..., reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 27 avril 2023, en raison de l'absence de proposition d'hébergement dans le délai légal de six semaines. Cette carence fautive a engagé la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, pour la période du 8 juin 2023 à la date du jugement. Le tribunal a estimé que le fait que la requérante n'ait plus contacté le 115 depuis décembre 2023 ne déchargeait pas l'administration de son obligation. La somme allouée répare les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral subis.

Avocat : MIRAN

17 novembre 2025• Juge unique 1
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505409

Le Tribunal administratif de Grenoble a liquidé définitivement, à hauteur de 2 450 euros, l'astreinte prononcée à l'encontre de la préfète de l'Isère pour avoir tardé à exécuter une injonction de délivrance d'un titre de séjour à une ressortissante étrangère. Le juge des référés a constaté que l'administration n'avait exécuté intégralement les ordonnances que le 16 juin 2025, après plusieurs injonctions et une première liquidation provisoire. La solution retenue se fonde sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative, qui permet de liquider l'astreinte en cas d'exécution tardive. L'État a également été condamné à verser 600 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : MIRAN

13 novembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508808

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 13 novembre 2025, a liquidé définitivement l'astreinte prononcée à l'encontre de la préfète de l'Isère pour inexécution d'une précédente ordonnance du 22 mai 2025. Cette dernière enjoignait à la préfète de réexaminer la demande de titre de séjour de M. B... et de lui délivrer un document provisoire. Le tribunal a constaté que l'injonction avait été exécutée le 15 septembre 2025, date de délivrance du titre de séjour, et a fixé le montant global et définitif de l'astreinte à 5 600 euros sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative.

Avocat : MIRAN

13 novembre 2025