LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2508808

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2508808

jeudi 13 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2508808
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMIRAN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 13 novembre 2025, a liquidé définitivement l'astreinte prononcée à l'encontre de la préfète de l'Isère pour inexécution d'une précédente ordonnance du 22 mai 2025. Cette dernière enjoignait à la préfète de réexaminer la demande de titre de séjour de M. B... et de lui délivrer un document provisoire. Le tribunal a constaté que l'injonction avait été exécutée le 15 septembre 2025, date de délivrance du titre de séjour, et a fixé le montant global et définitif de l'astreinte à 5 600 euros sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2504476 du 22 mai 2025, le juge des référés du présent tribunal a, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, suspendu l’exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de renouveler le titre de séjour de M. B... et a enjoint à la préfète de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification de l’ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, dans l’attente, de lui délivrer un document provisoire justifiant de la régularité de son séjour et l’autorisant à travailler, ce dans un délai de cinq jours à compter de l’ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Par une ordonnance n° 2508808 du 16 septembre 2025, le juge des référés du présent tribunal a, après avoir constaté l’absence d’exécution intégrale de l’ordonnance n° 2504476 du 22 mai 2025, provisoirement liquidé cette astreinte à la somme de 5 600 euros, au bénéfice de M. B... et porté le montant de l’astreinte dont est assortie l’injonction de réexamen de la demande de M. B... à la somme de 200 euros par jour de retard.

Par un mémoire enregistré le 19 septembre 2025, la préfète de l’Isère informe le tribunal qu’elle a délivré le 15 septembre 2025 le titre de séjour sollicité, valable du 15 septembre 2025 au 14 septembre 2026 et intégralement exécuté l’ordonnance du 22 mai 2025.

Par des mémoires, enregistrés le 29 septembre et le 7 novembre 2025, M. A... C... B..., représenté par Me Miran, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de liquider définitivement l’astreinte fixée par l’ordonnance n° 2504476 du 22 mai 2025 à hauteur de 4 600 euros, sur le fondement de l’article L. 911-7 du code de justice administrative ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros qui sera versée à son conseil au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que la préfète de l‘Isère a exécuté tardivement l’ordonnance s’agissant du réexamen de sa demande de titre de séjour et qu’il ne s’est vu délivrer son titre de séjour que le 10 octobre 2025.

Vu :
les ordonnances n° 2504476 du 22 mai 2025 et n° 2508808 du 16 septembre 2025 ;
les autres pièces du dossier.

Vu :
le code de justice administrative ;
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
la décision du président du tribunal désignant M. Lefebvre comme juge des référés.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l’audience publique du 12 novembre 2025 au cours de laquelle, en présence de Mme Berot-Gay, greffière, le rapport de M. Lefebvre, juge des référés a été entendu.

Les parties n’étaient ni présentes ni représentées.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 911-7 du code de justice administrative : « En cas d’inexécution totale ou partielle ou d’exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l’astreinte qu’elle avait prononcée. (…) Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ».

Par ordonnance n° 2504476 du 22 mai 2025, le juge des référés a enjoint notamment à la préfète de l’Isère de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois à compter de la notification de cette ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, dans l’attente, de lui délivrer un document provisoire justifiant de la régularité de son séjour et l’autorisant à travailler, ce dans un délai de cinq jours à compter de l’ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Par ordonnance n° 2508808 du 16 septembre 2025, le juge des référés a, après avoir constaté l’absence d’exécution intégrale de l’ordonnance du 22 mai 2025, provisoirement liquidé cette astreinte à la somme de 5 600 euros, au bénéfice de M. B.... Par cette seconde ordonnance, le juge des référés a également porté le montant de l’astreinte dont est assortie l’injonction de réexamen de la demande de M. B... à la somme de 200 euros par jour de retard.

Il résulte de l’instruction que la préfète de l’Isère a réexaminé la demande de M. B... le 15 septembre 2025, date à laquelle elle a délivré un titre de séjour à celui-ci. S’il résulte également de l’instruction que ce titre de séjour s’est révélé erroné, repoussant au 10 octobre suivant la remise à M. B... du titre de séjour qu’il avait sollicité, valable du 15 septembre 2025 au 14 septembre 2026, l’injonction prononcée par l’ordonnance du 22 mai 2025 a cependant été entièrement exécutée dès le 15 septembre 2025.

Par suite, il y a lieu de procéder à la liquidation de l’astreinte à la somme globale et définitive de 5 600 euros en application des dispositions précitées de l’article L. 911-7 du code de justice administrative et de condamner l’État à verser cette somme à M. B....

Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme que le requérant demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.



O R D O N N E


: Les astreintes prononcées par les ordonnances n° 2504476 du 22 mai 2025 et n° 2508808 du 16 septembre 2025 sont liquidées à la somme globale et définitive de 5 600 euros au profit de M. B....
: Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
: La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C... B..., à Me Miran et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l’Isère et au ministère public près la Cour des comptes.







Fait à Grenoble, le 13 novembre 2025.



Le juge des référés,





G. LEFEBVRE


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions