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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 000 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 000

Décisions totales

383 581

Ordonnances

264 767

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : MIREffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507593

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a refusé de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » à M. A, un jeune majeur scolarisé. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, le refus compromettant sa scolarisation et son contrat d’apprentissage, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l’article L. 423-22 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’erreur manifeste d’appréciation étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A sous deux mois, sous astreinte, et de lui délivrer dans l’attente un document provisoire l’autorisant à travailler.

Avocat : MIRAN

6 août 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507563

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus plaçant le requérant dans une situation de précarité administrative. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à la préfète de délivrer le récépissé avec autorisation de travail sous huit jours, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 700 euros au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MIRAN

5 août 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509494

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Seine-et-Marne de convoquer M. A, ressortissant bangladais, dans un délai de trente jours sous astreinte de 50 euros par jour de retard, afin de lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de carte de séjour pluriannuelle. Le juge a constaté l'urgence liée à l'échéance prochaine du titre de séjour et l'impossibilité pour l'intéressé d'obtenir un rendez-vous en préfecture en raison d'un dysfonctionnement de la plateforme en ligne. La solution retenue s'appuie sur l'obligation pour l'administration de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, conformément au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : MIRZEIN

4 août 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508527

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du 4 juillet 2025 ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en raison de risques liés à son orientation sexuelle en Croatie. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne révélait pas de défaut d'examen de sa situation personnelle. La solution s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : AMIRA

4 août 2025• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508520

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté préfectoral ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 17 du règlement Dublin III, cette dernière clause discrétionnaire ne conférant aucun droit au demandeur. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : AMIRA

4 août 2025• ELOIGNEMENT
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505410

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a condamné l'État à verser une provision de 11 000 euros à M. B, reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 23 juin 2023. La carence fautive de l'État, qui n'a pas proposé d'hébergement dans le délai légal de six semaines, engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis. Cette solution s'appuie sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit à l'hébergement opposable (DALO).

Avocat : MIRAN

4 août 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509665

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 28 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le requérant soutenait notamment que la décision était dépourvue de base légale car il disposait d’un titre de séjour italien valide. La juridiction a rejeté la requête, considérant que la possession d’un titre de séjour délivré par un autre État membre ne fait pas obstacle à une obligation de quitter le territoire français sur le fondement de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les autres moyens (incompétence, motivation, défaut d’examen, refus de délai de départ volontaire, pays de destination et durée de l’interdiction de retour) n’étaient pas fondés.

Avocat : AMIRA

1 août 2025• ELOIGNEMENT
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311385

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme D..., reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 9 février 2022, qui demandait réparation pour l'absence de relogement de sa famille. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que seuls les troubles subis par la requérante elle-même sont indemnisables, les conclusions présentées au nom de ses enfants étant rejetées.

Avocat : SAMIRA CHELLAL-GHANEM AVOCAT

31 juillet 2025• 1ère Chambre (J.U)
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505187

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. D, ressortissant croate, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Hérault du 17 juillet 2025 ordonnant son maintien en rétention administrative après qu’il a manifesté son souhait de déposer une demande d’asile. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Sur le fond, il a examiné l’application de l’article L. 754-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, estimant que le seul fait que la demande d’asile soit présentée en rétention ne suffit pas à présumer une intention dilatoire. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a procédé à un contrôle au cas par cas des circonstances, en tenant compte des éléments fournis par le requérant.

Avocat : MIRETE

31 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509728

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. C, ressortissant colombien, d’un recours en excès de pouvoir contre les arrêtés du préfet de police de Paris du 8 juillet 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d’asile et de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’Homme, ainsi que des erreurs d’appréciation. La juridiction a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, en application des articles L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : MIRGODIN

30 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505042

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C épouse D d'une demande de suspension de la décision implicite de refus du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte de séjour "membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne". Le tribunal a jugé que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et a écarté l'argument de la préfète selon lequel la délivrance d'une nouvelle attestation de prolongation d'instruction aurait fait disparaître la décision implicite de refus. La solution retenue est fondée sur l'interprétation des articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 233-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MIRAN

30 juillet 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306341

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de A AG5, propriétaire d’un immeuble à Sainte-Marie-aux-Mines, qui contestait un arrêté de mise en sécurité pris par le président de la communauté de communes du Val d’Argent. Le tribunal a jugé que l’autorité était compétente, le transfert des pouvoirs de police du maire au président de l’EPCI étant effectif en matière d’habitat. Il a également écarté les moyens tirés de l’irrégularité de la procédure, de l’erreur d’appréciation et du détournement de procédure. La décision s’appuie sur les articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article L. 5211-9-2 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : SELARL CABINET D'AVOCATS NICOLAS KIHN - MIREN DIHARTCE

29 juillet 2025• 5e chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505658

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, qui avait demandé à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La condition d'urgence était invoquée en raison de la précarité de sa situation administrative compromettant son apprentissage. La préfète de l'Isère ayant convoqué le requérant à un rendez-vous, le désistement a été considéré comme pur et simple. L'État a été condamné à verser 600 euros au conseil de M. A au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.

Avocat : MIRAN

28 juillet 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506764

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions tendant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en application de la loi du 10 juillet 1991. En conséquence, l'Etat a été condamné à verser 600 euros à son avocate au titre des frais d'instance, sous réserve des conditions d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.

Avocat : MIRAN

25 juillet 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505186

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de Tarn-et-Garonne fixant le pays de renvoi suite à une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance du principe du contradictoire, estimant la procédure régulière. Il a également écarté le moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuve de risques personnels en cas de retour au Maroc. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, sur le fondement des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MIRETE

24 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501667

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 3 février 2025 par lequel le préfet de l'Isère obligeait M. C, ressortissant russe débouté du droit d'asile, à quitter le territoire français. L'annulation est motivée par l'incompétence de l'auteur de l'acte, signé au nom d'un préfet qui n'était plus en fonction à cette date. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. C et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. La décision se fonde sur les articles L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MIRAN

18 juillet 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405737

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle de quatre ans. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète, considérant que la délivrance d'une carte temporaire d'un an ne privait pas la requête de son objet. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de refus, estimant que M. B remplissait les conditions des articles L. 433-4 et L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir une carte pluriannuelle. Il a enjoint à la préfète de délivrer ce titre dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 500 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : MIRAN

17 juillet 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504389

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, annule l'arrêté du 7 avril 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant bangladais, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal juge que la préfète ne pouvait refuser le séjour au motif que l'intéressé ne produisait pas d'autorisation de travail, alors que la demande d'autorisation de travail, qui incombe à l'employeur, était en cours d'instruction. Cette solution est fondée sur les articles L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, L. 5221-5 et R. 5221-1 du code du travail, ainsi que sur le principe selon lequel le préfet doit instruire la demande d'autorisation de travail avant de statuer sur le séjour.

Avocat : MIRAN

17 juillet 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204169

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, qui contestait la sanction d'exclusion de tout établissement supérieur pendant 5 ans prononcée par la section disciplinaire de l'IEP de Grenoble pour perturbation d'examens et plagiat. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, jugeant la composition de la section disciplinaire régulière et le quorum respecté, et n'a pas retenu le défaut d'impartialité. Il a également rejeté les moyens de fond, considérant que les faits étaient établis et que la sanction n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles R. 811-10, R. 811-14, R. 811-20, R. 811-23 et R. 811-32 du code de l'éducation.

Avocat : MIRAN

17 juillet 2025• 4ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2511174

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... visant à suspendre la décision implicite de rejet de renouvellement de son titre de séjour par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le juge a écarté les exceptions de non-lieu à statuer et d'irrecevabilité soulevées par le préfet, mais a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie en l'espèce. Il a relevé que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction, valable jusqu'au 30 septembre 2025, permettait à la requérante de justifier de la régularité de son séjour et de travailler, faisant ainsi obstacle à l'urgence. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MIRTCHEV

15 juillet 2025