jeudi 17 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2204169 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | MIRAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 juillet 2022 et des mémoires enregistrés le 18 décembre 2023 et le 1er février 2024, Mme B D, représentée par Me Miran, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 8 juin 2022 par laquelle la section disciplinaire compétente à l'égard des usagers de l'Institut d'études politiques (IEP) de Grenoble lui a infligé une sanction d'exclusion de tout établissement supérieur pendant 5 ans ;
2°) d'enjoindre au directeur de l'IEP d'effacer cette sanction de l'application informatique qui recense les sanctions disciplinaires ;
3°) de mettre à la charge de l'IEP de Grenoble la somme de 1 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la sanction en litige est entachée d'un vice de procédure dans la mesure où la composition de la section disciplinaire qui l'a adoptée était irrégulière, cette instance était partiale, le principe du contradictoire a été méconnu et cette décision n'a pas été prise dans un délai raisonnable ;
- cette sanction est entachée d'un détournement de procédure ;
- cette sanction repose sur des faits matériellement inexacts ;
- certains des faits qui lui sont reprochés ne sont pas fautifs ;
- la sanction en litige est disproportionnée.
L'institut d'études politiques (IEP) de Grenoble a présenté des mémoires en défense enregistrés le 17 décembre 2023 et le 1er février 2024, par lesquels il conclut au rejet de la requête et demande une somme de 627,20 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens invoqués par Mme D ne sont pas fondés.
Le mémoire présenté par l'IEP de Grenoble, enregistré le 28 février 2024, n'a pas été communiqué.
Mme D a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 1er juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de l'éducation ;
- le décret n° 2023-1034 du 8 novembre 2023 pérennisant les statuts de l'Université Grenoble Alpes ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Permingeat, premier conseiller ;
- les conclusions de M. Journé, rapporteur public ;
- et les observations de Me Miran, avocate de Mme D.
Considérant ce qui suit :
1. Dans la cadre d'une reconversion professionnelle, Mme C a intégré en septembre 2019 la seconde année du master " Intégration et mutations en Méditerranée et au Moyen-Orient " dispensé à distance par l'Institut d'études politiques (IEP) de Grenoble. Le 8 juin 2022, elle a fait l'objet d'une sanction d'exclusion de tout établissement supérieur pendant 5 ans pour avoir perturbé plusieurs épreuves d'examen et avoir entaché son mémoire de fin d'année d'études de plagiat. Dans la présente instance, elle en demande l'annulation pour excès de pouvoir.
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 811-10 du code de l'éducation : " Le conseil académique, constitué en section disciplinaire conformément à l'article L. 811-5, est compétent pour prononcer des sanctions à l'égard des usagers de l'université, dans les conditions et selon la procédure prévues aux articles R. 811-11 à R. 811-42 ". Aux termes de l'article R. 811-14 du même code : " La section disciplinaire du conseil académique compétente à l'égard des usagers comprend : 1° Quatre professeurs des universités ou personnels assimilés au sens du collège A du I de l'article D. 719-4 ; 2° Quatre maîtres de conférences ou personnels assimilés au sens du collège B du I du même article ; 3° Huit usagers () ". Aux termes de l'article R. 811-20 du même code : " Les affaires sont examinées par une commission de discipline. Le président de la section disciplinaire désigne les membres de la commission de discipline selon un rôle qu'il établit. La commission comprend huit membres, dont deux membres appartenant à chacun des collèges définis aux 1° et 2° de l'article R. 811-14 et quatre membres appartenant au collège défini au 3° du même article. / Les membres désignés au titre des collèges définis aux 1° et 2° de l'article R. 811-14 incluent le président ou l'un des vice-présidents de la section disciplinaire, qui préside la commission de discipline ". Aux termes de l'article R. 811-32 du même code : " () La commission de discipline ne peut valablement délibérer que si la moitié au moins de ses membres sont présents. () ".
3. En l'espèce, la section disciplinaire était composée, conformément aux dispositions citées au point précédent, de 4 enseignants-chercheurs et 4 représentants des usagers. Cinq membres ayant siégé, le quorum fixé par l'article R. 811-32 du code de l'éducation a été respecté quand bien même un seul usager était présent. Par ailleurs, si la séance s'est tenue en présence d'une secrétaire, rien n'indique que cette dernière aurait joué un rôle quelconque dans l'adoption de la sanction contestée.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 811-23 du code de l'éducation : " S'il existe une raison objective de mettre en doute l'impartialité de la section disciplinaire initialement saisie dans son ensemble, ou en cas de risque avéré de trouble à l'ordre public ou au bon fonctionnement de l'établissement, l'examen des poursuites peut être attribué à la section disciplinaire d'un autre établissement ".
5. La seule circonstance que Mme D a intenté des actions devant la juridiction administrative pour obtenir la délivrance d'un relevé de notes et d'une attestation concernant ses résultats à l'examen final de l'IEP, a contesté la première sanction disciplinaire qui lui a été infligée et a déposé plainte contre des enseignants ne suffit pas à remettre en cause l'impartialité de la section disciplinaire dans son ensemble dans la mesure où, d'une part, le personnel concerné par ses accusations n'en était pas membre et où, d'autre part, aucun des membres de cette instance n'a manifesté d'animosité à son encontre. La requérante n'est dès lors pas fondée à invoquer la méconnaissance des dispositions citées au point 4. Par ailleurs et comme exposé au point 3, en l'absence d'éléments attestant que la secrétaire de la séance a joué un rôle quelconque dans l'adoption de la sanction en litige, sa simple présence lors des débats n'est pas de nature à remettre en cause l'impartialité de la section disciplinaire.
6. En troisième lieu, en l'absence de textes enserrant la mise en œuvre de la procédure disciplinaire à l'encontre des usagers d'un établissement public d'enseignement supérieur dans des délais définis à peine de nullité ou de caducité, Mme D n'est pas fondée à se prévaloir du délai, selon elle déraisonnable, d'adoption de la sanction contestée. Quant à l'article R. 811-23 du code de l'éducation cité au point 4, il ne prévoit pas la possibilité d'organiser le dépaysement d'un dossier disciplinaire dans des cas où, comme en l'espèce, il ne peut être examiné du fait de problèmes structurels d'un établissement.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 811-26 du code de l'éducation : " La section disciplinaire est saisie par une lettre adressée à son président. Ce document mentionne le nom, l'adresse et la qualité de la personne faisant l'objet des poursuites ainsi que les faits qui lui sont reprochés. Il est accompagné de toutes pièces justificatives ". Aux termes de l'article R. 811-27 du même code : " Dès réception du document mentionné à l'article R. 811-26 et des pièces jointes, le président de la section disciplinaire en transmet copie, par tout moyen permettant de conférer date certaine, à la personne poursuivie () / La lettre mentionnée au premier alinéa indique à l'usager poursuivi le délai dont il dispose pour présenter des observations écrites. Elle lui précise qu'il peut se faire assister ou représenter par un conseil de son choix, qu'il peut demander à être entendu par les rapporteurs chargés de l'instruction de l'affaire et qu'il peut prendre connaissance du dossier pendant le déroulement de cette instruction ".
8. Mme D a, par courrier du 4 avril 2022, été informée de la reprise des poursuites disciplinaires engagées à son encontre en mai 2021 et invitée à présenter ses observations écrites avant le 19 avril 2022. Lui était également indiqué qu'elle pouvait se faire représenter par le conseil de son choix, qu'elle pouvait demander à être entendue par les rapporteurs chargés de l'instruction de son dossier et qu'elle pouvait en prendre connaissance pendant le déroulement de l'instruction. La possibilité dont elle disposait de prendre connaissance de son dossier et de se faire assister du conseil de son choix lui a par ailleurs été rappelée en dernier lieu le 24 mai 2022, dans le courrier de convocation à la commission de discipline qui a eu lieu le 8 juin 2022. Par suite, l'intéressée n'est pas fondée à invoquer une méconnaissance du principe du contradictoire.
9. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier que la reprise de la procédure disciplinaire engagée en 2021 contre la requérante a débuté début avril 2022 soit moins de 3 mois après la mise en place d'une nouvelle section disciplinaire. Si la requérante n'a été finalement sanctionnée que le 8 juin 2022, le délai de 2 mois supplémentaires qui s'est ainsi écoulé est dû au retrait de la première sanction prononcée à son encontre le 10 mai 2022 pour lui permettre de prendre connaissance de son dossier. Dès lors, Mme D n'est pas fondée à soutenir que l'IEP aurait volontairement négligé le traitement de son dossier à compter de janvier 2022 afin de la sanctionner des démarches qu'elle avait entreprises devant la juridiction administrative.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article 1er de la charte anti-plagiat approuvée par le conseil d'administration de la communauté d'universités et établissements regroupant l'université Grenoble Alpes, l'institut polytechnique de Grenoble, Sciences Po Grenoble, l'université Joseph Fourier, l'université Pierre-Mendès-France, l'université Stendhal et l'université Savoie Mont Blanc du 7 octobre 2014 : " La plagiat consiste à reproduire un texte, une partie de texte, une illustration ou des idées originales d'un auteur sans lui en reconnaître la paternité par un référencement bibliographique ou iconographique adéquat ". Aux termes de l'article 2 de la même charte : " Sont considérés comme des travaux universitaires tous les documents réalisés par les étudiants et les enseignants, les chercheurs et les enseignants-chercheurs dans le cadre des activités de formation et de recherche. / Ces travaux universitaires doivent toujours avoir pour ambition de produire un savoir inédit et d'offrir une lecture critique, nouvelle et personnelle du sujet. ". Aux termes de l'article 4 de cette même charte : " L'Université Grenoble Alpes est dotée d'un outil permettant de contrôler systématiquement les travaux universitaires et de détecter les similitudes, dans le but de rechercher le plagiat ".
11. En ce qui concerne la matérialité des faits reprochés à Mme D, et s'agissant tout d'abord de la perturbation des épreuves de l'examen qui s'est tenu le 30 janvier 2020, les indications figurant dans le procès-verbal établi par la surveillante de l'épreuve de " politiques étrangères des grands acteurs de la Méditerranée et du Moyen-Orient " et l'attestation établie par deux informaticiens concordent sur le fait que l'intéressée a modifié l'installation informatique mise à sa disposition sans autorisation. Les indications figurant dans le procès-verbal de l'épreuve de " compétence professionnelle en langue étrangère " sont cohérentes avec les aveux faits par l'intéressée par courrier électronique daté du lendemain et elle ne conteste pas la matérialité des faits qui lui sont reprochés lors de l'épreuve de " Défi énergétique dans le Caucase et au Moyen-Orient ". S'agissant ensuite des faits de plagiat, contrairement aux affirmations de Mme D, l'IEP ne s'est pas fondé sur le seul taux de similitude de 27 % relevé par le logiciel " Compilatio " mais a analysé les résultats ainsi obtenus puisqu'il a été relevé par exemple que la majeure partie de l'introduction constituait en une reproduction, non signalée comme telle, d'un numéro hors-série de la revue Politis ou encore que des sections entières de son mémoire n'étaient autres qu'une copie de sites ou articles consultables sur internet. Par suite, Mme D n'est pas fondée à remettre en cause la matérialité des griefs retenus à son encontre.
12. En septième lieu, d'une part, aux termes du préambule des statuts de l'université Grenoble-Alpes annexés au décret n°2023-1034 : " L'UGA s'est constituée à partir () l'Institut d'études politiques de Grenoble (l'IEPG) () ". Aux termes du préambule de la charte des examens votées par la commission de formation et vue universitaire de cette université le 15 décembre 2016 : " La présente charte des examens établit un ensemble de principes communs et de modalités pratiques concernant l'organisation et la validation des examens. Elle est commune à l'ensemble des formations dispensées au sein de l'Université Grenoble Alpes () ". Aux termes de l'article 3.5 de ce document relatif à l'accès aux salles d'examens : " Un candidat qui se présente au moment de l'épreuve sans que son nom ne figure sur la liste d'émargement, est autorisé à composer sous réserve de vérification de la réalité et de la régularité de son inscription. Il doit obligatoirement signer la liste d'émargement () ".
13. D'autre part, aux termes de l'article L. 112-4 du code de l'éducation : " Pour garantir l'égalité des chances entre les candidats, des aménagements aux conditions de passation des épreuves orales, écrites, pratiques ou de contrôle continu des examens ou concours de l'enseignement scolaire et de l'enseignement supérieur, rendus nécessaires en raison d'un handicap ou d'un trouble de la santé invalidant, sont prévus par décret. Ces aménagements peuvent inclure notamment l'octroi d'un temps supplémentaire et sa prise en compte dans le déroulement des épreuves, la présence d'un assistant, un dispositif de communication adapté, la mise à disposition d'un équipement adapté ou l'utilisation, par le candidat, de son équipement personnel ".
14. Aux termes de l'article 5 de la charte évoquée au point 10 : " Les auteurs présumés de plagiat seront traduits devant la section disciplinaire compétente qui pourra prendre des sanctions pouvant aller jusqu'à l'exclusion définitive de tout établissement d'enseignement supérieur. () ".
15. Les dispositions citées au point 12 autorisent un étudiant qui n'est pas inscrit sur une liste d'émargement à accéder néanmoins à une salle d'examen. Par suite, Mme D est fondée à soutenir que le fait qu'elle ait insisté pour composer lors de l'épreuve de " Défi énergétique dans le Caucase et au Moyen-Orient " n'est pas fautif. En revanche, en se bornant à soutenir qu'elle aurait simplement cherché à faire respecter les aménagements auxquels elle a droit en raison de son handicap lors des deux autres épreuves qui se sont déroulées le 30 janvier 2020 et notamment celle de " Compétence professionnelle en langue étrangère ", Mme D, qui procède ce faisant, par voie de simple affirmation ou n'invoque que des documents généraux sur la situation des étudiants handicapés alors qu'il est établi que du matériel informatique était à sa disposition lors de cette épreuve, n'établit pas ses dires. De même, les faits de plagiat qu'elle a commis sont sanctionnés par les dispositions citées au point 14. Par suite, Mme D n'est fondée à remettre en cause le caractère fautif de ses agissements qu'en ce qui concerne son comportement lors de l'épreuve de " Défi énergétique dans le Caucase et au Moyen-Orient ".
16. En dernier lieu, eu égard à la gravité des fautes commises par Mme D telles que retenues au point précédent et notamment des faits de plagiat qu'elle a commis, la section disciplinaire compétente à l'égard des usagers de l'IEP de Grenoble n'a pas, en prononçant à son encontre une exclusion de tout établissement supérieur pendant 5 ans, entaché sa décision d'erreur d'appréciation.
17. Il résulte de ce qui précède que les moyens invoqués par Mme C doivent être écartés et ses conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir ainsi que, par voie de conséquence, d'injonction, rejetées.
18. Il en va de même, eu égard à sa qualité de partie perdante dans l'instance, des conclusions qu'elle présente sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans les circonstances de l'espèce, les conclusions présentées par l'IEP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er :
Article 2 :
Article 3 :
La requête de Mme D est rejetée.
Les conclusions présentées par l'IEP de Grenoble au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Le présent jugement sera notifié à Mme B D, à Me Miran et au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Copie en sera adressée à l'institut d'étude politiques de Grenoble.
Délibéré après l'audience du 3 juillet 2025, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme Permingeat, premier conseiller,
Mme Coutarel, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 juillet 2025
Le rapporteur,
F. Permingeat
Le président,
T. Pfauwadel
Le greffier,
M. Palmer
La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2204169
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026