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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 000 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 000

Décisions totales

383 581

Ordonnances

267 717

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : MIREffacer tout
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301689

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. A, ressortissant géorgien, contestant le refus implicite du préfet de l'Indre de renouveler son titre de séjour pour raisons de santé. La juridiction a prononcé la radiation de la première requête (n° 2301248) en raison du choix d'un mandataire unique par le requérant. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, estimant que le préfet n'avait pas justifié de la saisine régulière du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) ni de l'existence d'un avis médical, en méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ROUILLE-MIRZA

6 mai 2025• 2ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503229

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois et de délivrer un document provisoire autorisant le travail sous 24 heures, sous astreinte. L'Etat a également été condamné à verser 800 euros à l'avocat de M. B au titre de l'aide juridictionnelle.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MIRAN

2 mai 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401827

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 10 janvier 2024 par laquelle la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de Mme A. La commission s'est bornée à donner des conseils sans examiner si la requérante, hébergée en structure depuis plus de six mois, remplissait les conditions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'attribuer un logement à Mme A sous astreinte de 150 euros par jour de retard passé un délai de trois mois.

Avocat : MIRTCHEV

2 mai 2025• 3ème Chambre (J.U)
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2414622

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 23 novembre 2024 par lequel le préfet de police de Paris obligeait M. A, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour de vingt-quatre mois. L'annulation est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, l'arrêté ne mentionnant pas la qualité de son signataire. Par voie de conséquence, la décision portant interdiction de retour est également annulée.

Avocat : MIRZEIN

30 avril 2025• 7ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504169

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté du 14 avril 2025 de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités espagnoles. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation était inopérant et a constaté que les autorités espagnoles avaient explicitement accepté la reprise en charge de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MIRAN

29 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412805

Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a examiné la requête de M. A B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 26 mai 2023 du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a soulevé d'office la tardiveté de la requête, constatant que l'arrêté, notifié avec mention des voies et délais de recours, n'avait pas été contesté dans le délai d'un mois prévu à l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable pour cause de tardiveté, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.

Avocat : MIRTCHEV

29 avril 2025• 9ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502620

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer M. B, ressortissant tunisien, pour lui permettre de déposer une demande de titre de séjour. Le requérant, majeur confié à l'aide sociale à l'enfance et scolarisé, justifiait de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne malgré des tentatives répétées, et la convocation initialement fixée par la préfecture ne lui était pas parvenue en raison d'un dysfonctionnement de son adresse électronique. Le juge a considéré que la mesure était utile, ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, et que l'urgence était caractérisée par l'écoulement du temps et la nécessité d'un enregistrement avant le dix-neuvième anniversaire de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MIRAN

24 avril 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503800

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus plaçant le requérant en situation irrégulière et compromettant sa formation en apprentissage. Il a également retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de délivrer un document provisoire de séjour autorisant à travailler, sous astreinte.

Avocat : MIRAN

24 avril 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307972

Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à indemniser M. C pour la carence fautive à lui proposer un hébergement, malgré une décision de la commission de médiation de l'Isère du 27 avril 2023 le reconnaissant comme prioritaire et urgent. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, pour la période du 8 juin 2023 au 12 mars 2025. Le tribunal a retenu que l'absence d'offre d'hébergement adaptée avait causé au requérant des troubles dans ses conditions d'existence et un préjudice moral.

Avocat : MIRAN

23 avril 2025• Juge unique 8
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502496

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision de la préfète de l'Isère du 19 février 2025 refusant à M. C un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus privant le requérant d'un accès à une aide financière, à un hébergement et à un accompagnement social. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles et de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MIRAN

17 avril 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502979

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A épouse B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 423-10 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois, sous astreinte, et de délivrer dans l'attente un document provisoire autorisant le travail.

Avocat : MIRAN

17 avril 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502522

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision de la préfète de l’Isère refusant à Mme B C un parcours de sortie de la prostitution et d’insertion sociale et professionnelle. Le juge a constaté que la condition d’urgence était caractérisée, la décision privant la requérante d’un accès à une aide financière et à un hébergement. Il a également estimé que le moyen tiré de la violation de l’article L. 121-9 du code de l’action sociale et des familles était propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l’exécution de la décision attaquée et enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme B C dans un délai de quinze jours.

Avocat : MIRAN

17 avril 2025
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411642

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme G, ressortissante tchadienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant", l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de douze mois prononcées par la préfète du Rhône. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'absence d'examen particulier de sa situation. Il a jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée du séjour en France et de l'absence de progression dans ses études. La solution retenue est fondée sur les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AMIRA

15 avril 2025• 1ère chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410214

Obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour de six mois et fixation du pays de destination prononcées par la préfète du Rhône à l'encontre d'un ressortissant algérien entré irrégulièrement en 2024. Le tribunal administratif de Lyon rejette la requête en annulation. Il estime que les décisions sont signées par une autorité compétente, suffisamment motivées et ne méconnaissent pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé étant célibataire, sans attaches familiales ou professionnelles stables en France et ayant déclaré vouloir retourner dans son pays d'origine. L'interdiction de retour est également jugée légale au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AMIRA

15 avril 2025• 6ème chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502677

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision du 16 janvier 2025 par laquelle la commission de médiation de l'Isère avait déclaré sans objet la demande d'hébergement de M. D. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, M. D étant toujours sans hébergement malgré une précédente décision de reconnaissance prioritaire, et que le moyen tiré d'une erreur de fait était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin de prononcer d'injonction supplémentaire.

Avocat : MIRAN

14 avril 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502642

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 19 février 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé d'admettre Mme A dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle (PSP) prévu à l'article L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, la préfète ne pouvant se fonder sur l'absence de sortie effective de la prostitution pour refuser le parcours. Il a enjoint à la préfète d'admettre provisoirement Mme A dans ce dispositif.

Avocat : MIRAN

11 avril 2025
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503546

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 11 mars 2025 lui imposant une interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté mentionnait les critères légaux prévus à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé, compte tenu de son maintien irrégulier et de l'absence de liens suffisamment établis. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête, confirmant la légalité de l'interdiction de retour.

Avocat : MIRAN

11 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA83Décision

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2404044

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D, ressortissant moldave, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 25 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l'ingérence dans la vie privée et familiale était proportionnée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur le fondement des articles L. 613-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne.

Avocat : CHADAM-COULLAUD MIREILLE

11 avril 2025• 2ème chambre
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2302255

Le Tribunal Administratif de VERSAILLES a été saisi par Mme A, agent contractuel en contrat unique d'insertion au centre hospitalier Sud Francilien, qui demandait réparation pour harcèlement moral et absence de protection de son employeur. Le tribunal a relevé d'office que ce contrat de travail est un contrat de droit privé en application des articles L. 5134-19-1 et L. 5134-24 du code du travail. Par conséquent, le litige individuel entre un agent de droit privé et son employeur relève de la compétence de l'ordre judiciaire. La requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

Avocat : MIRAM-MARTHE-ROSE

10 avril 2025• 6ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411298

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 11 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales en Tunisie et de son insertion professionnelle très récente en France. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MIRZEIN

10 avril 2025• 5ème chambre