104 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
104
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 270
Avec résumé IA
Avocat : MISSLIN
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Hérault refusant un titre de séjour à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas que l'absence de titre compromettait son accès aux soins médicaux nécessaires, d'autant que le préfet s'est engagé à statuer ultérieurement sur sa demande de titre pour raison médicale. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'exécution d'une ordonnance du 4 mars 2025 enjoignant au préfet de l'Hérault de lui attribuer un hébergement sous astreinte. Le juge a considéré que cette demande était irrecevable, car le régime spécifique d'astreinte prévu à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation exclut toute autre mesure d'exécution fondée sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B contre une mesure d’éloignement et une interdiction de retour, a constaté que l’intéressé avait été placé en rétention administrative à Toulouse le 12 mai 2025. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal territorialement compétent est celui dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention. Par ordonnance du 14 mai 2025, le magistrat délégué a donc transmis le dossier au Tribunal Administratif de Toulouse.
Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté, par ordonnance du 5 mai 2025, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B et Mme C. Celle-ci demandait l'annulation du refus de visas de long séjour pour réunification familiale, mais les visas ont été délivrés le 25 mars 2025, rendant le litige sans objet. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 300 euros à l'avocate et 350 euros à M. B au titre des frais de justice.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montpellier rejette la demande de suspension présentée par Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour sa fille de 9 ans. La requérante invoquait l'urgence en raison des risques d'excision et d'insécurité encourus par l'enfant en Guinée. Le juge des référés estime que les éléments fournis ne caractérisent pas une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, justifiant une mesure provisoire avant le jugement au fond. La demande est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Hérault de lui délivrer une carte de résident. Par un mémoire enregistré le 31 mars 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 22 avril 2025.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme C, mère isolée de trois enfants vivant dans une caravane insalubre, qui sollicitait une injonction d’hébergement d’urgence. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas d’une urgence particulière ni d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. Il a considéré que la carence alléguée du département de l’Hérault, fondée sur les articles L. 222-5 et L. 345-2-2 du code de l’action sociale et des familles, n’était pas établie en l’espèce.