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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 181 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 181

Décisions totales

383 581

Ordonnances

294 741

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : MOEffacer tout
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300162

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme B..., qui demandait la condamnation de l'établissement public de santé mentale du Morbihan pour le décès de sa fille survenu en 2014 suite à une fausse route. La requérante invoquait plusieurs fautes, notamment un défaut d'information et l'absence de mise en œuvre d'un protocole de surveillance, sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'établissement, estimant que la seule existence d'un protocole ne suffisait pas à écarter la faute en l'absence de preuve de son application effective. La solution retenue engage la responsabilité de l'établissement pour les préjudices subis par Mme B..., dont l'indemnisation sera déterminée après application d'un taux de perte de chance.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GRUNBERG GRUNBERG-MOISSARD BELLEC

13 février 2026• 4ème Chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600520

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 5 février 2026 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour d'un an pris à l'encontre de M. D..., ressortissant congolais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son ancrage à Mayotte depuis 2018, de son parcours scolaire remarquable et de sa vie maritale établie avec une ressortissante française.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

13 février 2026
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 503743

Avocat : GUERMONPREZ-TANNER

12 février 2026ECLI:FR:CECHS:2026:503743.20260212• 9ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 501421

Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE

12 février 2026ECLI:FR:CECHS:2026:501421.20260212• 8ème chambre jugeant seule
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2304421

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté les requêtes de la SELARL Descleves comme manifestement irrecevables. Le sujet principal concernait la contestation de rappels de TVA et de cotisations d'impôt sur les sociétés. La juridiction a retenu que les recours, déposés le 28 février 2023, étaient tardifs, le délai de deux mois pour agir à compter de la notification des rejets de réclamation (13 décembre 2022) ayant expiré le 13 février 2023. La solution est fondée sur l'article R* 199-1 du livre des procédures fiscales et l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.

Avocat : DAHMOUN

12 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2307128

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., détenu, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 35 000 euros en réparation du préjudice résultant de la tuberculose contractée en détention. La juridiction a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires, faute pour le requérant d'avoir justifié de l'existence d'une demande préalable adressée à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, la demande d'expertise avant-dire-droit a également été rejetée.

Avocat : DE BOYER MONTÉGUT

12 février 2026• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2110181

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. et Mme B... visant à obtenir la réduction de leurs cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour l'année 2016. Le litige portait sur la déduction d'une facture de 25 383,87 euros pour des travaux réalisés dans un local commercial donné en location, que les requérants qualifiaient de dépenses de réparation et d'entretien au sens de l'article 31 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que ces travaux, consistant notamment en la création d'un mur coupe-feu et d'une séparation en parpaing, constituaient des travaux d'amélioration et non d'entretien ou de réparation, car ils modifiaient la consistance du local. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MORICE-CHAUVEAU

12 février 2026• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2110186

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. et Mme B... tendant à la réduction de leurs cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016. Le litige portait sur la déduction d'une facture de 25 383,87 euros pour des travaux de maçonnerie (mur coupe-feu, démolition, cloisons) réalisés dans un local commercial donné en location. Le tribunal a jugé que ces travaux, visant à mettre le local aux normes ERP, constituaient des dépenses d'amélioration et non de réparation ou d'entretien, et n'étaient donc pas déductibles en application de l'article 31 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : MORICE-CHAUVEAU

12 février 2026• 4ème Chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2402695

La société AMS contestait devant le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne la remise en cause par l'administration fiscale de la déductibilité d'indemnités kilométriques et l'application d'une majoration pour retard de déclaration de TVA. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n'avait pas apporté la preuve du caractère déductible des indemnités kilométriques versées à ses salariés, comme l'exige l'article 39 du code général des impôts. Concernant la majoration de TVA, le tribunal a jugé que l'administration avait correctement usé de son pouvoir d'appréciation en la maintenant, malgré les difficultés techniques invoquées par la société.

Avocat : SELARL NOMODOS

12 février 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2106661

**Sujet principal** : Recours en responsabilité décennale contre les constructeurs pour des désordres affectant les terrasses d'un hôpital. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a condamné solidairement les sociétés GCC et Dumez Ile-de-France (succédant à SICRA Ile-de-France) à verser au Grand Hôpital de l'Est Francilien la somme de 889 600,44 euros, assortie d'intérêts, pour réparer les désordres causés par le choix et la pose inappropriés de lames composites sur les terrasses. **Textes appliqués** : La responsabilité est engagée au titre de la **garantie décennale** (issues des articles 1792 et suivants du code civil, applicables en contentieux administratif par renvoi), et la condamnation inclut une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MONTALESCOT AILY LACAZE

12 février 2026• 8ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524791

**Sujet principal** : Demande en référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a prononcé l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Il a été saisi d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, pour laquelle il examine les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension), la loi du 10 juillet 1991 et son décret d'application (aide juridictionnelle provisoire), ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MOLOTOALA

11 février 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403149

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté les requêtes de contribuables contestant leur imposition en France sur des rémunérations perçues d'une société française. La juridiction a jugé que ces revenus, tirés de l'activité de gérance majoritaire, relevaient de l'article 14 de la convention franco-israélienne et étaient donc imposables en France, et non de la catégorie des "autres revenus". La décision s'appuie sur la convention fiscale franco-israélienne du 31 juillet 1995 et le code général des impôts.

Avocat : CABINET ZAMOUR AVOCATS

11 février 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415511

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande de remboursement d'un crédit de TVA formulée par le mandataire judiciaire liquidateur de la société NECOTRANS HOLDING. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour la partie du crédit (146 349 €) déjà restituée par l'administration après l'introduction du recours. Pour le surplus, il a rejeté la demande, considérant que le droit à déduction de la TVA était prescrit, les déclarations nécessaires n'ayant pas été déposées dans les délais légaux prévus par les articles 287 et 208 de l'annexe II du code général des impôts.

Avocat : CABINET MOSSER LAGARDE (SELUS)

11 février 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600522

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... B..., ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 février 2026 portant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme), en raison de sa présence à Mayotte depuis 2017, de sa scolarité et de son hébergement chez sa sœur. Le juge estime que les éléments produits sont insuffisants pour caractériser une telle atteinte, et rejette la requête comme manifestement infondée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

11 février 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504124

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 531-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la communauté urbaine Caen La Mer et de la société Transamo visant à désigner un expert. Cette mesure a pour objet de constater, avant le début des travaux d’extension du tramway (prévus d’avril 2026 à fin 2028), l’état de l’immeuble situé 2 rue Georges Lebret à Caen, propriété de Normand’Invest, ASD Invest et FTIMMO H. Le tribunal a également admis l’intervention volontaire de la société Orange, qui exploite des installations techniques sur la parcelle concernée, et a étendu la mission de l’expert à ses équipements. La solution retenue est l’utilité de la mesure de constat préventif pour préserver les droits des parties en cas de litige futur lié aux travaux.

Avocat : SELARL SALMON ET ASSOCIES

11 février 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415513

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande principale de la société MJA, mandataire judiciaire liquidateur de GETMA INTERNATIONAL, concernant le remboursement d'un crédit de TVA. Le tribunal a considéré que la demande était irrecevable car elle portait sur des créances de TVA pour lesquelles le droit à déduction était né avant l'ouverture de la procédure de liquidation judiciaire, et que ces créances relevaient donc de la masse de la procédure collective, ne pouvant être réclamées séparément. Il a toutefois prononcé un non-lieu à statuer pour la partie du crédit (11 026 €) déjà remboursée par l'administration après l'introduction du recours. La décision s'appuie sur les articles 269, 271 et 287 du code général des impôts, ainsi que sur les articles 208 de l'annexe II et 39 de l'annexe IV du même code, relatifs aux règles de déductibilité et de déclaration de la TVA.

Avocat : CABINET MOSSER LAGARDE (SELUS)

11 février 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600438

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 4 février 2026 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour d'un an. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette décision a été motivée par la présence continue du requérant à Mayotte depuis son enfance, sa scolarité, ses liens familiaux intenses (parents, fratrie, enfant français né en 2024) et son parcours d'insertion.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

10 février 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600495

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 8 février 2026 par lequel le préfet de Mayotte obligeait Mme E..., ressortissante comorienne, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette atteinte résultait de la circonstance que Mme E... est mère d'un enfant français dont elle s'occupe, qu'elle est arrivée jeune à Mayotte et y a été scolarisée, et que sa cellule familiale y est établie. La décision s'appuie également sur l'intérêt supérieur de l'enfant, tel que garanti par la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

10 février 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600507

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 5 février 2026 portant obligation de quitter le territoire sans délai et interdiction de retour d'un an pris à l'encontre de Mme F..., ressortissante malgache. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et à l'intérêt supérieur de ses enfants, garanti par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a relevé que Mme F... résidait à Mayotte depuis 2018, vivait avec son compagnon, titulaire d'une carte de résident, et leurs deux enfants, et que son aîné, de nationalité française, bénéficiait de la présence de son père.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

10 février 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510134

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de provision formée par un contribuable contestant le prélèvement à la source et le prélèvement forfaitaire obligatoire opérés lors de la liquidation de son plan d'épargne retraite. Le juge des référés a estimé que l'existence d'une créance à l'encontre de l'État n'était pas suffisamment établie et n'était pas "non sérieusement contestable", condition requise par l'article R. 541-1 du code de justice administrative pour accorder une provision. La juridiction a notamment relevé que le contribuable n'apportait pas la preuve que les sommes litigieuses avaient effectivement été versées au Trésor public par son assureur.

Avocat : SELARL MOULINIER DULATIER ET ASSOCIES

9 février 2026