6 968 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 968
Décisions totales
383 581
Ordonnances
305 906
Avec résumé IA
Avocat : KWEMO
Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté d'éloignement, la requérante ayant déjà été reconduite aux Comores. Il rejette également la demande de réexamen de sa demande de titre de séjour et l'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour, considérant que les conditions d'urgence ne sont plus réunies. La juridiction applique les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-2) et se fonde sur l'absence de lien suffisant avec le territoire français au regard du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH).
Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant (l'institut interprofessionnel de retraite des salariés) dans un litige relatif à une cotisation de taxe d'habitation. Le tribunal constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions après un dégrèvement partiel de l'impôt, n'a pas répondu dans le délai imparti. La solution est fondée sur les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, entraînant une fin de l'instance sans examen du fond.
Avocat : TZA AVOCATS ASSOCIES TOULEMONT ZAPF
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par un jeune se déclarant mineur isolé étranger pour enjoindre au département de l'Hérault de le prendre en charge d'urgence au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que le refus du département, fondé sur des doutes quant à la minorité du requérant, portait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en l'occurrence le droit à une protection digne. Il a donc ordonné au président du conseil départemental de procéder à la mise à l'abri du requérant dans un délai de 48 heures, en appliquant les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative relatives à l'urgence et à la protection des libertés fondamentales.
Avocat : GHIAMAMA MOUELET
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé le recours manifestement irrecevable car il a été introduit après l'expiration du délai d'un mois prévu par les articles L. 911-1 et L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'aide juridictionnelle, présentée dans le même temps, n'a pas eu pour effet de suspendre ou de proroger ce délai de recours contentieux.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet d'une première demande de titre de séjour "entrepreneur/profession libérale". Le juge estime que le requérant, qui invoquait un risque pour son activité économique, n'a pas apporté d'éléments suffisants pour justifier du caractère d'urgence exigé par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par conséquent, la demande est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés contre la légalité de la décision préfectorale.
Avocat : KHAN ANMOL
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, notamment sur l'incompétence de la signataire, l'insuffisance de motivation ou la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, sont soit manifestement infondés, soit inopérants, soit insuffisamment précisés. La décision est prise en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un rejet par ordonnance pour ces motifs.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le juge estime que les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, violation des articles 3 et 8 de la CEDH) sont soit manifestement infondés, soit inopérants, soit insuffisamment précisés. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est devenue sans objet suite à une décision du bureau d'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a suspendu un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement sans délai d'un ressortissant comorien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), compte tenu de la durée de séjour du requérant et de l'existence d'un enfant français. La demande d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour et la condamnation pécuniaire ont été rejetées.
Avocat : MOHAMED
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'éloignement sans délai. Le juge estime que la condition d'urgence est satisfaite, mais que l'atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'est pas grave et manifestement illégale. Cette appréciation tient compte de la condamnation pénale du requérant et des faits qui lui sont reprochés, qui justifient la mesure au regard des nécessités de l'ordre public.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu un arrêté préfectoral d'éloignement sans délai d'une ressortissante comorienne. Le juge a estimé que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de son séjour ancien et de ses enfants français. La décision s'appuie sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance et d'action pur et simple des requérants, qui renoncent à leur demande d'indemnisation suite à une infection nosocomiale. La juridiction rejette les demandes de mise à charge des dépens présentées par l'ONIAM et le CHU de Besançon, considérant qu'aucun dépens n'a été exposé dans l'instance. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MAYER-BLONDEAU GIACOMONI DICHAMP MARTINVAL
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'éloignement sans délai. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par le risque d'exécution immédiate de la mesure et a suspendu l'arrêté, considérant que son exécution porterait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de ses attaches familiales à Mayotte. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement sans délai d'un ressortissant comorien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation familiale du requérant (père d'enfants nés et élevés à Mayotte). La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête d'un opticien contestant une pénalité financière pour non-respect des obligations du dispositif « 100% Santé ». Le tribunal a considéré que les moyens avancés (présence d'une salariée nouvellement recrutée et défaut de réassort) étaient manifestement insusceptibles de justifier le manquement constaté. La décision s'appuie sur les articles L. 165-1 et L. 165-1-4 du code de la sécurité sociale et l'arrêté du 3 décembre 2018, qui imposent aux opticiens de disposer et d'exposer un nombre minimal de montures de classe A accessibles aux patients.
Avocat : AARPI ARTEMONT
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et ses conclusions à fin d'injonction. La juridiction, se fondant sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, met ainsi fin à l'instance sur ce volet. Elle condamne néanmoins l'État à verser à l'avocat du requérant une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du même code et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : JEANMOUGIN
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. En effet, l'objet du litige a disparu puisque le visa de long séjour initialement refusé a été délivré par l'autorité consulaire après l'introduction du recours. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater cette absence d'objet et condamne néanmoins l'État à verser 500 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés.
Avocat : KIRIMOV
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant égyptien visant à enjoindre au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous pour examiner sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que le requérant, en séjour irrégulier depuis plusieurs années, ne justifiait pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, malgré son allégation d'être privé de titre de séjour et dans l'impossibilité de travailler légalement. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.