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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 181 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 181

Décisions totales

383 581

Ordonnances

295 959

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : MOEffacer tout
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600434

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du préfet de Mayotte du 3 février 2026 obligeant M. A..., ressortissant comorien, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d’urgence était caractérisée par l’éloignement imminent et que la décision portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l’intéressé, protégé par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Cette atteinte résultait de la présence à Mayotte de ses cinq enfants, dont quatre mineurs, qu’il élève seul depuis le départ de son épouse pour raisons médicales en France hexagonale. La solution retenue s’appuie sur les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE

6 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400302

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné le recours de la SARL Technilogic contestant le refus de la directrice régionale des finances publiques du Grand Est de lui accorder l’aide du fonds de solidarité Covid-19 pour plusieurs mois de 2020 et 2021. La société invoquait des vices de procédure et de motivation, ainsi que son éligibilité au titre des secteurs S1 et S1bis du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Cette décision s’appuie sur l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatifs au fonds de solidarité.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MOITRY

6 février 2026• 5e chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401137

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. E... visant à annuler un avis de sommes à payer émis par le département de l'Indre pour le recouvrement d'une créance liée à l'aide sociale. La juridiction a jugé que l'avis était régulier, notamment car la signataire agissait en vertu d'une délégation régulière et que la mention de sa qualité, bien que sous forme d'acronyme ("DAFB"), était suffisante. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code des relations entre le public et l'administration concernant la forme des titres exécutoires.

Avocat : MONPION

5 février 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306722

Le Tribunal Administratif de Versailles a statué sur une action en responsabilité décennale introduite par le ministre de la justice contre plusieurs constructeurs et le contrôleur technique d'un établissement pénitentiaire. Le tribunal a retenu la responsabilité décennale des sociétés Ateliers AFA, Beteg Léon Grosse, Léon Grosse et Ceten Apave International pour des désordres affectant le système de chauffage et la toiture, les rendant impropres à leur destination. Il a condamné les défendeurs *in solidum* à payer au ministre la somme de 1 723 429,80 euros TTC au titre de la réparation de ces désordres, en application des articles 1792 et suivants du code civil.

Avocat : SELAS CHETIVAUX - SIMON

5 février 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311853

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’un recours en plein contentieux contestant la légalité de la décision « 48 SI » du 7 juillet 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à huit infractions routières. Le requérant invoquait un défaut d’information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route) et une erreur dans le décompte des points. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que pour les infractions constatées par radar automatique, le paiement de l’amende forfaitaire établit que l’administration a délivré l’information requise, sauf preuve contraire non apportée par le requérant. La solution retenue est fondée sur les articles L. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Avocat : DE CAUMONT

5 février 2026• 6e Ch Magistrat statuant seul
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400453

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a examiné les demandes de M. B... concernant le refus de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et d’attribution de la carte "mobilité inclusion" mention "stationnement". Le requérant, souffrant de troubles de santé invalidants et sans emploi, contestait les décisions de la commission des droits de l’autonomie des personnes handicapées et de la présidente du département du Doubs. Le tribunal a joint les deux requêtes et s’est fondé sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code du travail pour apprécier la situation. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement a été rendu après instruction et audience publique.

Avocat : MAYER-BLONDEAU GIACOMONI DICHAMP MARTINVAL

5 février 2026• Juge unique 2ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400452

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a examiné les recours de M. B... contestant le refus de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et d’attribution de la carte mobilité inclusion mention stationnement. Pour la qualité de travailleur handicapé, le tribunal a rappelé qu’elle s’apprécie au regard de l’état de santé, des qualifications et de l’emploi occupé ou envisagé, et a constaté que M. B..., souffrant de troubles invalidants et sans emploi physique compatible, remplissait les conditions. Pour la carte stationnement, le tribunal a relevé que le département du Doubs, en défense, a reconnu le bien-fondé de la demande et proposé de l’attribuer. En conséquence, le tribunal a annulé les décisions contestées et enjoint à la MDPH du Doubs de reconnaître la qualité de travailleur handicapé et d’attribuer la carte mobilité inclusion mention stationnement, sur le fondement des articles L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles et L. 5213-1 du code du travail.

Avocat : MAYER-BLONDEAU GIACOMONI DICHAMP MARTINVAL

5 février 2026• Juge unique 2ème chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2403207

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A... contestant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à seize infractions routières. Le requérant invoquait le défaut d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait apporté la preuve de cette information pour les infractions constatées par radar automatique, et que les autres infractions verbalisées électroniquement comportaient une information suffisante. En conséquence, la décision 48 SI du 10 mai 2024 est validée.

Avocat : DE CAUMONT

5 février 2026• 6ème Chambre
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600779

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de la CDAPH du Finistère de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés. La juridiction s’est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale, et donc du juge judiciaire, en application des articles L. 821-5, L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ainsi que de l’article L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire.

Avocat : MOUANGA DIATANTOU

5 février 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600409

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. D..., ressortissant comorien, visant à suspendre un arrêté d'interdiction de retour d'un an. Le juge a constaté que le préfet avait émis un billet de retour pour le requérant, rendant sans objet la demande de suspension. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à M. D..., dès son retour à Mayotte, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, et a condamné l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

5 février 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600410

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 3 février 2026 par lequel le préfet de Mayotte avait obligé Mme C..., ressortissante malgache, à quitter le territoire sans délai. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et à l'intérêt supérieur de son enfant français, né en 2024 de son concubinage avec un ressortissant français. La solution retenue se fonde sur la durée et la stabilité de la vie familiale établie à Mayotte, malgré l'éloignement professionnel du père.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

5 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305090

Le Tribunal administratif de Marseille a examiné la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que plusieurs retraits de points consécutifs à des infractions routières. Le tribunal a constaté que la décision d'invalidation était devenue sans objet en raison de la restitution de points après un stage de sensibilisation, et a rejeté les conclusions relatives à une infraction dont le point avait été restitué avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a jugé que le défaut d'information préalable prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constituait une garantie essentielle, mais a rejeté le moyen comme inopérant pour les infractions verbalisées par radar automatique, où la réalité de l'infraction est établie par le paiement de l'amende. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : DE CAUMONT

5 février 2026• 6e Ch Magistrat statuant seul
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2404503

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme B... contestant les retraits de points consécutifs à huit infractions routières, pour défaut d'information préalable. Le tribunal a jugé que pour six infractions constatées par radar automatique, l'administration n'a pas prouvé avoir délivré l'information obligatoire prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, privant ainsi la requérante d'une garantie essentielle. En conséquence, ces décisions de retrait de points sont annulées. En revanche, pour les infractions des 14 octobre 2021 et 7 août 2022, le tribunal a estimé que l'administration avait satisfait à son obligation d'information.

Avocat : DE CAUMONT

5 février 2026• 6ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509509

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante serbe, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour en qualité de conjointe de Français (article L. 423-1 du CESEDA). En cours d'instance, l'administration a accordé à la requérante un rendez-vous puis une attestation de prolongation d'instruction, régularisant ainsi sa situation. Le juge a constaté que les mesures sollicitées étaient devenues sans objet, la condition d'urgence n'étant plus remplie, et a rejeté la requête.

Avocat : SELARL BERARD - JEMOLI - SANTELLI - BURKATZKI - BIZZARRI

5 février 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600354

**Sujet principal** : Demande en référé d'injonction au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour et d'instruire la demande. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête, estimant que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative (le refus oral d'enregistrement de la demande), ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (pouvoir du juge des référés) et l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique (irrecevabilité manifeste faisant obstacle à l'aide juridictionnelle provisoire).

Avocat : MONTREUIL ELIE

5 février 2026
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 508581

Avocat : GUERMONPREZ-TANNER

4 février 2026ECLI:FR:CECHS:2026:508581.20260204• 3ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 506990

Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE

4 février 2026ECLI:FR:CECHS:2026:506990.20260204• 3ème chambre jugeant seule
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601406

**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour l'enregistrement et l'instruction d'une demande de visa long séjour au titre du travail. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'injonction, car l'administration a, postérieurement à la requête, accordé un rendez-vous au demandeur pour le 10 février 2026, rendant la demande sans objet. Le surplus des conclusions (demande d'allocation) est rejeté. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).

Avocat : DUMAZ ZAMORA

4 février 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600361

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant comorien contestant une obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a d'abord déclaré irrelevantes de sa compétence les conclusions relatives à la main levée de la rétention administrative, celles-ci relevant du juge judiciaire. Sur le fond, il a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et que l'atteinte aux libertés fondamentales (vie privée et familiale, intérêt supérieur de l'enfant) n'était pas grave et manifestement illégale, faute pour le requérant de démontrer la continuité de son séjour, sa communauté de vie avec la mère de ses enfants ou sa contribution effective à leur entretien. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : MOREL JEAN JACQUES

4 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502822

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Saint-Symphorien-de-Thénières. Cette mesure vise à déterminer l'origine et les causes des désordres d'infiltrations affectant un ensemble immobilier communal, à chiffrer les travaux de reprise nécessaires et à établir les responsabilités. Le juge a estimé la demande utile, les expertises amiables antérieures étant non contradictoires et insuffisantes pour apprécier l'étendue des désordres. La solution retenue est l'organisation d'une expertise judiciaire contradictoire, les défendeurs ne s'y étant pas opposés.

Avocat : SCP MOINS

4 février 2026