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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 181 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 181

Décisions totales

383 581

Ordonnances

308 256

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : MOEffacer tout
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505429

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante gabonaise, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de titre de séjour. Le juge a constaté que plus de quatre mois s'étaient écoulés depuis le dépôt de sa demande, faisant naître une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée se heurtait à l'existence de cette décision implicite, rendant la demande manifestement mal fondée. La requête a été rejetée sans examen de l'urgence, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : DARMON

3 octobre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206887

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D..., technicien territorial, qui contestait son exclusion temporaire de trois jours prononcée par le conseil départemental de Maine-et-Loire pour refus d'autorité et non-respect du règlement. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le directeur général des services disposant d'une délégation régulière. Il a ensuite examiné la matérialité des faits reprochés, notamment les refus d'obéissance et de participation à des formations, pour apprécier leur caractère fautif et la proportionnalité de la sanction. La décision s'appuie sur les articles 28 et 29 de la loi du 13 juillet 1983 et l'article 89 de la loi du 26 janvier 1984 relatifs à la discipline des fonctionnaires.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL GRIMALDI-MOLINA ET ASSOCIES

3 octobre 2025• 8ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302312

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. et Mme C... qui demandaient la condamnation de la société Veolia à réparer les préjudices résultant d’une fuite d’eau sur une canalisation publique. Le tribunal a rappelé que la responsabilité du délégataire d’un ouvrage public est engagée sans faute, mais qu’il incombe au tiers d’apporter la preuve du lien de causalité entre l’ouvrage et le dommage. En l’espèce, les éléments produits par les requérants, notamment un rapport d’expertise amiable et des attestations, n’ont pas été jugés suffisants pour établir ce lien, contrairement aux conclusions d’une expertise contradictoire. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics.

Avocat : DCA - DEMOUGIN CLAIRE AVOCAT

3 octobre 2025• 3ème chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2302831

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. C... et Mme E... d’une demande d’indemnisation de 19 054,66 euros, dirigée contre la communauté d’agglomération Evreux Portes de Normandie, en raison d’informations erronées fournies lors de l’instruction de leur permis de construire concernant le raccordement de leur parcelle au réseau d’assainissement collectif. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la défense, estimant que le courrier de l’assureur des requérants du 6 avril 2022 constituait une demande indemnitaire préalable ayant lié le contentieux. Sur le fond, la solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal s’est fondé sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de l’urbanisme pour statuer sur la responsabilité de la collectivité.

Avocat : PICARD LEBEL QUEFFRINEC BEAUHAIRE MOREL

3 octobre 2025• 2 ème Chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300771

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la société Balcia Insurance SE, assureur dommages-ouvrage, d’une action subrogatoire visant à obtenir la condamnation solidaire des constructeurs (Qualiconsult, Thierry Saunier, Socoma) et de leur assureur (MAF) au remboursement des indemnités versées au SDIS du Gard pour des désordres affectant un centre de secours (infiltrations et dysfonctionnement du chauffage solaire). Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l’action sur le fondement de la garantie décennale était prescrite, la réception de l’ouvrage datant du 10 avril 2011, et que les moyens subsidiaires tirés du dol ou de la fraude n’étaient pas établis. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes de la société requérante, sans application des textes spécifiques au-delà des règles de prescription du code civil.

Avocat : SELAS CHETIVAUX - SIMON

2 octobre 2025• 2ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424229

Responsabilité de l'État pour carence fautive à reloger une personne reconnue prioritaire par la commission de médiation de Paris. Le Tribunal administratif de Paris, statuant en formation de magistrat désigné, a jugé que l'absence d'offre de relogement dans le délai de six mois constitue une faute engageant la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. L'indemnisation est accordée pour la période à compter du 1er octobre 2022, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et son fils, hébergés dans une chambre d'hôtel.

Avocat : MOMMESSIN

2 octobre 2025• 3e Section - 3e Chambre - R.222-13
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 500759

Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE

2 octobre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:500759.20251002• 8ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 500799

Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE

2 octobre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:500799.20251002• 8ème chambre jugeant seule
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2303216

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. et Mme A... qui contestaient leur imposition sur le revenu au titre de l'année 2019 et demandaient réparation. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin de décharge en raison de l'autorité de la chose jugée, un précédent jugement du même tribunal (n° 2102766 du 30 novembre 2023) ayant déjà statué sur le même litige entre les mêmes parties. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, car l'administration n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. Le tribunal s'est fondé sur l'article 1355 du code civil relatif à l'autorité de la chose jugée.

Avocat : SIMOES

2 octobre 2025• CHAMBRE 1
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501055

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de l’association Val d’Issole Environnement, qui demandait l’annulation du refus de la commune de Mazaugues de lui communiquer une convention d’occupation du domaine privé communal signée avec la SAS Provence Granulats. Le juge a estimé que la demande de communication était devenue sans objet, la convention ayant été rendue publique entre-temps. La solution est fondée sur les articles L. 300-1, L. 300-2, L. 311-1 et L. 311-2 du code des relations entre le public et l’administration, qui prévoient que le droit à communication ne s’exerce plus lorsque le document fait l’objet d’une diffusion publique.

Avocat : MONEL

2 octobre 2025• 3ème chambre - Juge Unique
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424209

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire pour un relogement d’urgence par la commission de médiation en septembre 2019, en raison de la carence fautive du préfet à lui proposer un logement dans le délai légal de six mois. Cette carence engage la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une indemnité de 4 000 euros pour les troubles dans les conditions d’existence subis par le requérant, son épouse et leurs deux enfants, qui continuent d’occuper un logement sur-occupé, vétuste et insalubre de 24 m², avec un loyer disproportionné et une menace d’expulsion.

Avocat : MOMMESSIN

2 octobre 2025• 3e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2411374

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A... contestant la décision 48SI du 11 juillet 2024 constatant l'invalidité de son permis de conduire et les retraits de points antérieurs. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l'infraction du 19 septembre 2023 et à la décision 48SI, ces mentions ayant été supprimées du relevé d'information. Sur le fond, le requérant invoquait un défaut d'information préalable aux retraits de points, en violation des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la délivrance de ces informations pour les infractions des 13 juillet 2022, 14 décembre 2022 et 13 décembre 2023, les procès-verbaux électroniques produits ne comportant ni signature ni mention de refus.

Avocat : DE CAUMONT

2 octobre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502078

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte le 27 septembre 2025 à l'encontre de M. C... B..., ressortissant comorien. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa vie maritale avec une Française et de la présence de leur enfant né à Mayotte en 2021. L'urgence était caractérisée par l'imminence de l'éloignement. L'État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : MOHAMED

1 octobre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305742

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Ai Chem France Acquisition, qui demandait le rétablissement de ses déficits pour les exercices 2013 à 2017. La société contestait la remise en cause par l'administration fiscale de la déduction de charges financières, au motif que le taux d'intérêt de 6,58 % consenti par sa société liée correspondait à un taux de pleine concurrence. Le tribunal a rappelé que, sur le fondement des articles 39 et 212 du code général des impôts, la charge de la preuve incombe à l'entreprise emprunteuse, qui doit démontrer que le taux appliqué est celui qu'elle aurait pu obtenir d'un établissement financier indépendant dans des conditions analogues. La solution retenue est le rejet de la requête, l'administration étant fondée à maintenir les rectifications.

Avocat : REMOND

1 octobre 2025• 1re Section - 3e Chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 501607

Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE

30 septembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:501607.20250930• 9ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 500533

Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE

30 septembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:500533.20250930• 1ère chambre jugeant seule
TA80Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501632

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de la commission départementale de médiation de la Somme de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de relogement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l'exposé d'aucun moyen, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une invitation à régulariser, le requérant n'a pas fourni de motivation suffisante. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Avocat : SCP DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN

30 septembre 2025
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2402798

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. C... d’un recours en plein contentieux contestant plusieurs décisions de retrait de points de son permis de conduire, pour défaut d’information préalable et absence de preuve des infractions. Le ministre de l’Intérieur a indiqué que ces retraits avaient été annulés et que le permis comptait désormais 12 points. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation, l’administration ayant fait droit à la demande du requérant. Il a en outre condamné l’État à verser 800 euros à M. C... au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DE CAUMONT

30 septembre 2025• 3ème chambre - JU
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419271

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à indemniser Mme A... pour son absence de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation en juin 2019, n'avait reçu aucune offre de relogement dans le délai de six mois, engageant la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que son logement, inadapté à son état de santé et à ses capacités financières, et menacé d'expulsion, lui causait des troubles dans ses conditions d'existence ouvrant droit à réparation.

Avocat : MOMMESSIN

30 septembre 2025• 3e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419277

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser Mme A... pour son absence de relogement, après qu'elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 18 juillet 2019. La carence fautive de l'État à lui proposer un relogement dans le délai de six mois a engagé sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le préjudice, couvrant la période à compter du 14 mars 2023, a été caractérisé par le maintien dans un logement insalubre et un loyer excessif par rapport à ses revenus.

Avocat : MOMMESSIN

30 septembre 2025• 3e Section - 2e Chambre - R.222-13