235 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
235
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 918
Avec résumé IA
Avocat : LEMONNIER
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral autorisant la résiliation partielle d'un bail rural. Le juge estime que le requérant, un exploitant agricole, ne démontre pas le caractère d'urgence requis, car le préavis d'un an notifié par le bailleur n'a pas encore expiré. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui conditionnent la suspension à l'existence d'une urgence et d'un doute sérieux sur la légalité.
Avocat : CABINET ERIC LEMONNIER
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'un retrait de carte professionnelle d'agent de sécurité et de mesures associées. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de jugement, par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement d'instance du requérant, réputé s'être désisté pour n'avoir pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti. La requête est donc éteinte. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative (procédure de désistement et défaut de confirmation des conclusions).
Avocat : SELARL AABM AVOCATS ASSOCIES BERGERAS - MONNIER
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance du requérant. Celui-ci, ayant été invité à confirmer le maintien de sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral suspendant son agrément de dirigeant de sécurité, n'a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, il a été réputé s'être désisté, mettant ainsi fin à la procédure.
Avocat : SELARL AABM AVOCATS ASSOCIES BERGERAS - MONNIER
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à un ressortissant algérien. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant la mesure, ni soulevé un doute sérieux sur la légalité du refus fondé sur l'absence d'activité non salariée effective. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : MONNIER
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire initial et un permis modificatif pour une villa. Le tribunal a jugé que les irrégularités alléguées dans le dossier initial, notamment concernant la surface de plancher et l'obligation de recourir à un architecte, avaient été régularisées par le permis modificatif, qui assurait le respect des règles d'urbanisme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à la régularisation des permis (L. 600-5 et suivants) et aux règles du plan local d'urbanisme (PLU).
Avocat : SELARL AABM AVOCATS ASSOCIES BERGERAS - MONNIER
Avocat : LEMONNIER
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... visant à contester l'arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 qui lui refusait une autorisation d'exploiter certaines terres agricoles. La juridiction a jugé que le retrait de l'agriculteur d'un GAEC et son installation à titre individuel constituaient une nouvelle installation soumise à autorisation préalable, conformément aux articles L. 331-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime. Le tribunal a ainsi validé la décision de l'autorité administrative, estimant que la procédure d'autorisation était légale et que le préfet avait correctement appliqué le schéma directeur régional des exploitations agricoles.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEMONNIER-BARTHE
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du refus implicite de renouvellement du titre de séjour de M. E... Le juge a estimé que le requérant n'établissait pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard des conditions d'octroi d'un titre de séjour "salarié" prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'injonction de délivrance d'un récépissé et la demande d'aide juridictionnelle provisoire ont également été rejetées.
Avocat : MONNIER
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. La juridiction a rejeté la requête de l'étrangère, considérant que le préfet avait légalement apprécié l'absence de situation de travail effectif et régulier au sens de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a également jugé irrecevable le recours contre l'arrêté d'assignation à résidence, pour défaut de recours administratif préalable distinct.
Avocat : MONNIER
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour au titre de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Par conséquent, les mesures d'éloignement (OQTF et interdiction de retour) ainsi que l'assignation à résidence qui en découlent ont été jugées légales.
Avocat : MONNIER
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'opposition à déclaration préalable formée par Mme B. contre la commune de Thonon-les-Bains. Bien que la condition d'urgence soit présumée satisfaite en application de l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En particulier, le motif tiré de la méconnaissance de l'article UE 6 du plan local d'urbanisme (PLU) était, à lui seul, de nature à justifier le refus. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de procès.
Avocat : SELARL AABM AVOCATS ASSOCIES BERGERAS - MONNIER
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté du préfet de l'Orne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'un arrêté du préfet d'Indre-et-Loire l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, de la violation du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). Il a jugé que les décisions étaient légalement fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a donc rejeté les demandes d'annulation et d'injonction.
Avocat : MONNIER
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant tunisien marié à une Française et père de trois enfants français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé ne s'étant pas placé volontairement dans cette situation en raison de son incarcération, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 10 de l'accord franco-tunisien était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour provisoire à M. A... sous un mois, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
Avocat : SELARL AABM AVOCATS ASSOCIES BERGERAS - MONNIER
Le Tribunal Administratif de Paris annule l'ordre de reversement de 1 140,87 euros émis le 2 août 2022 par l'INRAP à l'encontre de M. B..., un agent contractuel en détachement. La décision est fondée sur l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, qui exige que tout titre exécutoire indique clairement les bases de liquidation de la créance. Le tribunal a jugé que l'ordre de reversement, bien qu'il précise le montant et la période concernée, ne mentionnait ni la nature des sommes ni les éléments de calcul, le rendant insuffisamment motivé. En conséquence, l'annulation est prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
Avocat : CABINET LEMONNIER, DELION, GAYMARD, RISPAL (SCP)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 3 novembre 2025. Cet arrêté imposait des restrictions horaires et une interdiction de vente de boissons alcoolisées à emporter dans les commerces de nuit du quartier Nord d'Eybens. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour les sociétés requérantes (le preneur et le bailleur du local) de justifier par des pièces comptables l'atteinte grave et immédiate à leurs intérêts. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL AABM AVOCATS ASSOCIES BERGERAS - MONNIER
Avocat : LEMONNIER
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté les requêtes du GAEC de la Denolais contestant les décisions du préfet de la région Normandie des 27 juillet et 30 octobre 2023 lui refusant l'autorisation d'exploiter des parcelles à Saint-James. Le tribunal a jugé que la décision du 27 juillet 2023 ne faisait pas grief au requérant, car elle était antérieure à la naissance de l'autorisation tacite, et que la décision du 30 octobre 2023, retirant cette autorisation tacite, était suffisamment motivée et fondée sur une appréciation correcte du critère de dimension économique. Les demandes d'annulation et d'injonction ont donc été rejetées, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET ERIC LEMONNIER
Le Tribunal administratif de Grenoble annule le refus implicite de la préfète de l’Isère de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant tunisien père de trois enfants français. La délivrance en cours d’instance d’une carte de séjour d’un an ne prive pas le recours d’objet, car le requérant sollicitait un titre de dix ans sur le fondement de l’article 10 de l’accord franco-tunisien. Le tribunal juge que M. A... remplit les conditions légales pour obtenir ce titre, et que la préfète n’a pas justifié ses allégations de menace à l’ordre public. La décision est annulée pour excès de pouvoir, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Avocat : SELARL AABM AVOCATS ASSOCIES BERGERAS - MONNIER
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 15 novembre 2024 refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant congolais, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que M. B... ne justifiait pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de sa fille française, alors que les pièces du dossier établissaient sa résidence stable et sa participation effective. Cette annulation a entraîné celle des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. La solution a été fondée sur l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MONNIER