133 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
133
Décisions totales
383 581
Ordonnances
240 673
Avec résumé IA
Avocat : SEIGNALET MAUHOURAT
**Sujet principal** : Recours contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation pour défaut de production d'un justificatif de niveau de langue. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulouse (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête comme irrecevable. Il estime que la décision de classement sans suite, prise en raison de l'absence de diplôme ou d'attestation justifiant du niveau B1 en français, ne constitue pas une décision faisant grief, mais un simple constat de dossier incomplet. **Textes appliqués** : Articles 37 et 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, et article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'expulsion et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté d'expulsion était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à l'examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé, comme l'exige le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision s'appuie sur les dispositions de ce code ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour visiteur pour une enfant recueillie par kafala. Le juge estime que les requérants n'ont pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande d'injonction et la demande de provision sur frais sont également rejetées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en formation de 1ère Chambre, a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant djiboutien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 mars 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre de séjour, compte tenu des échecs répétés du requérant dans ses études universitaires depuis son arrivée en France en 2021, malgré une amélioration récente. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi, fondées sur ce refus légal, ont également été validées. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... A..., ressortissante djiboutienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 26 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation sans se considérer lié par la décision de la Cour nationale du droit d'asile. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et que l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant) n'était pas méconnu, faute d'éléments probants sur les risques encourus. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, appliquant les stipulations des conventions internationales et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi en référé suspension par M. C..., ressortissant tunisien, contestant le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident par le préfet de la Haute-Garonne. Le préfet a opposé une fin de non-recevoir, arguant de l'absence de décision administrative en raison de l'absence de demande régulière de l'intéressé. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité de la décision implicite de refus. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 18 octobre 2023 ajournant à deux ans la demande de naturalisation de Mme B..., estimant que l'aide au séjour irrégulier de son concubin pendant une courte période de huit mois ne justifiait pas une telle mesure. Le tribunal a jugé que le ministre avait commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir d'opportunité, fondé sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Il a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B... au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. A... d’une demande d’exécution d’un jugement de 2014 annulant son expulsion et la fixation du pays de destination. Il sollicitait une injonction de délivrance d’un visa de retour sous astreinte. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, estimant que l’annulation des décisions d’expulsion, qui a entraîné leur disparition rétroactive, n’appelle aucune mesure d’exécution et n’implique pas la délivrance d’un visa de retour. La demande a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de M. B..., ressortissant portugais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 25 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, en ce qu'il détaillait les nombreuses condamnations pénales du requérant, principalement pour des délits routiers et le non-respect de ses obligations en tant qu'auteur d'infractions sexuelles. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que le comportement de M. B... constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CAROLINE PERES CANALETTI
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tchadien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet de la Haute-Garonne n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que les études de M. A... n'étaient ni réelles ni sérieuses, en raison de ses résultats médiocres, de ses absences injustifiées et de l'absence de progression dans son cursus après trois années. La décision s'appuie sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui conditionne la délivrance de la carte de séjour étudiant à la réalité et au sérieux des études poursuivies.
Le Tribunal administratif de Bastia, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 25 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de circulation et refus de délai de départ volontaire, constate que le requérant a été transféré au centre de rétention administrative de Nice. En application des articles R. 922-1 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal administratif de Nice, dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention.
Avocat : PERES CANALETTI