1 433 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 433
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 618
Avec résumé IA
Avocat : PERINAUD
Avocat : RENAUDIE
Avocat : SELARL ARNAUD BASTID
Avocat : RAYNAUD
Avocat : DANNAUD
Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI
Avocat : SARL LACHENAUD AVOCAT
Avocat : SELARL GILLES RENAUD
Avocat : SCP GAFNER RAYNAUD - BARDON
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi par M. B, réfugié statutaire, pour obtenir la liquidation de l'astreinte fixée par une ordonnance du 8 avril 2024 enjoignant au préfet du Nord de lui délivrer une carte de résident. Constatant l'inexécution persistante de cette injonction, le juge a liquidé l'astreinte à la somme de 10 700 euros pour la période du 23 avril au 8 août 2024, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. Il a également porté le montant de l'astreinte à 250 euros par jour de retard à compter de la notification de la présente ordonnance, en application de l'article L. 521-4 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lyon, dans sa 8ème chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A, une ressortissante ghanéenne, contre la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 28 juin 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil en tant que demandeuse d'asile. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et de procédure, ainsi qu'une erreur de droit et de fait. Le tribunal a rejeté ces moyens, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et dûment motivée, et a confirmé la légalité de la décision de l'OFII. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-9, L. 522-1 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par Mme B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation pour obtenir l'exécution d'une décision de la commission de médiation du Rhône du 26 décembre 2023 la reconnaissant prioritaire pour un hébergement d'urgence. Constatant qu'aucune offre d'hébergement ne lui avait été proposée dans le délai réglementaire de six semaines, le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer son accueil dans un centre d'hébergement d'urgence sous quinze jours. Cette solution est fondée sur les dispositions combinées des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : RENAUD AKNI CHERRYNE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, un ressortissant géorgien, contestant deux arrêtés du préfet de Lot-et-Garonne du 18 juillet 2024. Le premier arrêté prolongeait son interdiction de retour sur le territoire français d'un an, et le second l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision de prolongation de l'interdiction de retour était suffisamment motivée et proportionnée, et que l'assignation à résidence était légale, en application des articles L. 612-10, L. 613-2 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 22 juillet 2024 renouvelant son assignation à résidence. Le tribunal a constaté que le requérant avait quitté le territoire français le 30 juillet 2024, exécutant ainsi l’obligation de quitter le territoire. En conséquence, l’assignation à résidence ayant perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux fondé sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer le relogement de M. B, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 25 juillet 2023. Constatant qu’aucune offre de logement adapté (type T5) n’avait été proposée dans le délai légal de six mois, le tribunal a ordonné ce relogement sous un délai d’un mois. La demande d’astreinte et les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du 22 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète du Rhône avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a également jugé que les brochures d'information prévues par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 lui avaient été remises en temps utile et dans une langue comprise. Enfin, les craintes de M. A en cas de retour en Espagne ou en Mauritanie n'ont pas été établies, écartant ainsi la violation de l'article 33 de la convention de Genève.