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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

872 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

872

Décisions totales

383 581

Ordonnances

266 635

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : NAUDEffacer tout
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521495

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en référé suspension de Mme D... E..., réfugiée somalienne, qui contestait le refus implicite de visa de long séjour pour ses trois enfants au titre de la réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, faute de preuves suffisantes sur le risque imminent d'excision pour ses filles ou sur leur état de santé. Il relève également un délai anormalement long (plus d'un an) entre la décision de la commission de recours et la saisine du juge, sans justification. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.

Avocat : DANNAUD

9 décembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520290

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 15 septembre 2025 par laquelle la sous-directrice des visas a refusé un visa de court séjour à une ressortissante malgache, mère d’un enfant français, souhaitant se marier en France avec le père de l’enfant, ressortissant français. Le juge a estimé que le motif de refus, fondé sur un risque de détournement de l’objet du visa, était susceptible d’être entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence a été reconnue compte tenu du report à plusieurs reprises de la cérémonie de mariage et de la situation familiale. Le tribunal a enjoint au ministre de l’intérieur de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours et a condamné l’État à verser 800 euros aux requérants au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et des articles 8 et 12 de la Convention européenne des droits de l’homme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : RENAUD

8 décembre 2025
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507778

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. D..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté les moyens de légalité externe (incompétence du signataire et insuffisance de motivation) comme infondés. Elle a également rejeté les moyens de légalité interne (erreur de droit, erreur manifeste d'appréciation et violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) faute pour le requérant de les assortir de précisions suffisantes. La décision a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables ou infondées.

Avocat : NAUDIN

5 décembre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304645

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... tendant à l'annulation de l'article 2 de la délibération du 23 janvier 2023 du conseil municipal de Pompignan portant désignation du nombre d'adjoints. Le tribunal a jugé que l'intervention du secrétaire général de mairie lors de la séance n'avait pas entaché la délibération d'irrégularité et que le refus du maire d'inscrire une question à l'ordre du jour relevait de son pouvoir discrétionnaire, conformément aux articles L. 2121-10 et L. 2121-29 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés, dont ceux tirés du défaut d'information des conseillers et du détournement de pouvoir.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514456

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par le préfet des Yvelines d’une demande fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative visant à contraindre M. B., propriétaire privé, à respecter une servitude d’accès consentie au profit de l’État pour l’entretien du tombeau du Maréchal Joffre. Le juge des référés a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que cette servitude, établie par un acte de droit privé entre particuliers et non par une servitude d’utilité publique, relève du droit civil et des tribunaux judiciaires. La solution retenue s’appuie sur les articles 686 et 701 du code civil, ainsi que sur les règles de compétence du code général de la propriété des personnes publiques.

Avocat : SELARL REYNAUD AVOCATS

5 décembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519725

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A..., ressortissante malgache. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : RENAUD

4 décembre 2025
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-1901043

Cette décision du Tribunal Administratif de La Réunion (1ère chambre) concerne un recours en excès de pouvoir formé par la Sarl A... Fraîche Altitude (HFA) contre des suppléments d’impôt sur les sociétés, des rappels de TVA, une majoration de 80 % pour manœuvres frauduleuses et une amende pour factures fictives, pour la période 2013-2014. La société conteste la régularité de la procédure de vérification, notamment l’absence de débat oral et contradictoire, et la méthode de reconstitution de sa comptabilité, jugée viciée car basée sur des termes de comparaison inappropriés. Le tribunal a rejeté la demande de décharge, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a mis à la charge de la société les frais de l’instance. Les textes appliqués incluent les articles R.199-1 du livre des procédures fiscales, 1729 (c) et 1737 (2) du code général des impôts.

Avocat : RATINAUD

3 décembre 2025• 1ère chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405668

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 3 décembre 2025, du désistement pur et simple de M. B... de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci visait l’annulation de la décision du maire d’Echirolles du 12 mars 2024 l’excluant définitivement des marchés de la commune, ainsi que du rejet de son recours gracieux. Le désistement a été accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.

Avocat : ARNAUD

3 décembre 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2513048

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de visa de court séjour. Par un mémoire du 3 septembre 2025, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 28 novembre 2025, mettant ainsi fin à l’instance.

Avocat : DANNAUD

28 novembre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302060

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête indemnitaire de Mme C..., secrétaire médicale, qui demandait 80 000 € au centre hospitalier universitaire de Nice pour harcèlement moral, illégalité du refus de reconnaissance de maladie professionnelle (infection au clostridium difficile) et manquement aux règles de sécurité. Le tribunal a considéré que l'action indemnitaire était prescrite, et a également jugé non fondés les moyens relatifs à l'illégalité de la décision du 29 novembre 2018 et aux fautes alléguées. La décision s'appuie notamment sur la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986.

Avocat : BROC RENAUD

28 novembre 2025• 1ère chambre
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507982

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme irrecevable la requête de la Sarl Vino Prestige et de Mme B... demandant la condamnation de la commune de Castelnau-de-Médoc à des dommages et intérêts. La requête a été jugée prématurée car, à la date de l'ordonnance, aucune décision expresse ou implicite de l'administration n'était intervenue sur la demande préalable indemnitaire, en violation de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.

Avocat : SELARL. SOL GARNAUD

28 novembre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302233

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en 1ère chambre, annule la décision de suspension prise le 14 avril 2023 par le directeur du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice à l’encontre de Mme B..., manipulatrice en électroradiologie médicale. Le tribunal juge que la requérante justifiait d’une situation régulière au regard de l’obligation vaccinale contre la Covid-19, en produisant un certificat de rétablissement en cours de validité, conformément aux articles 12 et 13 de la loi du 5 août 2021. La solution retenue est l’annulation de la décision de suspension pour illégalité.

Avocat : BROC RENAUD

28 novembre 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309447

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Cesar Service, qui contestait le refus de la ministre de la culture de lui octroyer l’aide au portage de presse pour 2022. Le tribunal a jugé que la société, qui n’assurait que des opérations matérielles de distribution, ne pouvait être qualifiée de réseau de portage au sens de l’article 1er du décret n° 98-1009 du 6 novembre 1998. La solution retenue écarte les moyens tirés de l’erreur de qualification juridique et de la méconnaissance de l’article 1er du premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : CABINET RENAUD TRUCHE ( R & T) AARPI

27 novembre 2025• 5e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309446

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné le recours de l'établissement Michel Bourdales contre le refus de la ministre de la culture de lui octroyer l'aide au portage de presse pour 2022. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision attaquée n'était pas entachée d'erreur de qualification juridique des faits. Il a jugé que l'établissement ne pouvait être qualifié de réseau de portage au sens de l'article 1er du décret du 6 novembre 1998, et que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance du principe d'égalité et de la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.

Avocat : CABINET RENAUD TRUCHE ( R & T) AARPI

27 novembre 2025• 5e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309449

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Clin d’Œil Communication, qui contestait le refus de la ministre de la culture de lui octroyer l’aide au portage de presse pour 2022. Le tribunal a jugé que la société ne pouvait être qualifiée de réseau de portage au sens de l’article 1er du décret n° 98-1009 du 6 novembre 1998, car elle se limitait à des opérations de sous-traitance sans organiser elle-même l’activité de portage pour le compte d’éditeurs. La décision a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 1er du premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l’homme. L’intervention de la société Figaro Publications a été admise.

Avocat : CABINET RENAUD TRUCHE ( R & T) AARPI

27 novembre 2025• 5e Section - 2e Chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2509652

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de Maine-et-Loire renouvelant son attestation de demandeur d’asile en procédure Dublin et refusant implicitement l’enregistrement de sa demande en procédure normale. Le tribunal constate que le requérant n’a pas effectué les démarches nécessaires auprès de la préfecture pour le réenregistrement de sa demande, rendant ses conclusions sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, et rejette le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais d’instance.

Avocat : RENAUD

27 novembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519340

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 19 octobre 2025 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique avait assigné M. A... à résidence pour une durée d'un an. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, l'état de santé dégradé du requérant et son protocole de soins étant incompatibles avec les obligations de pointage et de présence à domicile. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison de son caractère disproportionné au regard de la situation personnelle et médicale de M. A..., portant une atteinte excessive à sa liberté d'aller et venir. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : RENAUD

27 novembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509911

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 7 octobre 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 17 de ce règlement et des stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son état de santé (infection par le VIH, hypertension) et de sa vie privée en France. Le tribunal a estimé que les éléments fournis, en particulier l'absence de preuve d'un défaut d'accès aux soins en Allemagne ou d'une intégration particulière en France, ne justifiaient pas l'exercice de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17. La décision a donc été jugée légale, sans erreur manifeste d'appréciation ni violation des droits fondamentaux.

Avocat : PERINAUD

26 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2404399

Le Tribunal Administratif de Nîmes a pris acte du désistement pur et simple de M. A... de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre l'arrêté du préfet du Gard du 11 octobre 2024. Cet arrêté déléguait à la société SEMIGA l'exercice du droit de préemption sur des parcelles situées sur la commune de Poulx. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte du désistement d'instance et met fin à la procédure.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

25 novembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2107522

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. C... d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 12 août 2021 par lequel la maire de La Côte d’Arbroz s’est opposée à sa déclaration préalable de division, au motif que le préfet de la Haute-Savoie avait émis un avis défavorable conforme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’avis préfectoral n’était pas entaché d’illégalité. Il a jugé que le projet portait sur une parcelle de 2272 m², située dans un ensemble agricole et classée en prairie permanente, et que son autorisation aurait méconnu l’obligation de préservation des terres agricoles prévue à l’article L. 122-10 du code de l’urbanisme. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d’annulation et des demandes accessoires.

Avocat : SELARL ARNAUD BASTID

25 novembre 2025• 2ème Chambre