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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

282 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

282

Décisions totales

383 581

Ordonnances

243 671

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : NAYEffacer tout
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300013

Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par les proches de C... H..., décédé après une adénoïdectomie avec amygdalectomie, d’une demande d’indemnisation pour des manquements fautifs du centre hospitalier de Bigorre dans sa prise en charge. Le tribunal a reconnu que l’établissement avait commis une erreur de diagnostic et un retard de soins, entraînant une perte de chance de survie pour le patient. Il a condamné le centre hospitalier à verser diverses sommes aux requérants au titre des préjudices subis, incluant les souffrances endurées, les préjudices d’affection et les frais divers, tout en limitant certaines demandes jugées excessives. La décision s’appuie notamment sur les principes de responsabilité pour faute en matière hospitalière et sur les dispositions du code de la santé publique.

Avocat : BENAYOUN

4 décembre 2025• CHAMBRE 1
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2403363

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. F..., qui impute à une vaccination anti-Covid (Comirnaty) la survenue d’un eczéma chronique, d’une paralysie faciale et de douleurs thoraciques. La décision écarte l’argument de l’ONIAM selon lequel la demande serait dépourvue d’utilité, en retenant que l’éventualité d’un lien de causalité entre les troubles et la vaccination ne peut être exclue en l’état de l’instruction. L’expertise, confiée à un dermatologue, devra déterminer ce lien et évaluer les préjudices, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BENAYOUN

21 novembre 2025
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 500903

Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY

18 novembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:500903.20251118• 5ème chambre jugeant seule
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513515

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’amende administrative de 124 500 euros infligée à la société ITH Bâtiment par le ministre de l’intérieur sur le fondement de l’article L. 8253-1 du code du travail. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la société pouvait contester le titre de perception émis par le comptable public, ce qui suspendrait de plein droit le recouvrement forcé de la créance. La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : BENAYAD

17 novembre 2025
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301945

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. H... D..., M. F... D... et Mme G... A... afin d’obtenir la condamnation du CHU de Limoges, de son assureur et de l’Oniam à réparer les préjudices résultant d’un accident médical non fautif et d’une faute lors de la prise en charge de M. H... D.... La juridiction a retenu le principe de la responsabilité du CHU pour faute, ayant fait perdre à la victime 35 % de chance d’échapper aux conséquences dommageables, et a reconnu l’engagement de la solidarité nationale pour l’accident médical. La solution retenue consiste à indemniser les requérants selon une répartition entre la part imputable à la faute et celle relevant de la solidarité nationale, en appliquant les dispositions des I et II de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : BENAYOUN DENIS

13 novembre 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2216940

Le Tribunal Administratif de Nantes était saisi par une professeure contestant son inaptitude partielle constatée par un conseil médical le 9 juin 2022, la décision du 13 juillet 2022 mettant fin à ses fonctions, et le rejet de son recours gracieux le 13 octobre 2022. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'avis du conseil médical, car il s'agit d'un acte préparatoire non susceptible de recours. Il a également jugé irrecevables les conclusions contre la décision du 13 juillet 2022, celle-ci constituant une simple information dépourvue de caractère décisoire. Enfin, le tribunal a rappelé que le recours contre le rejet du recours gracieux doit être regardé comme dirigé contre la décision initiale, mais n'a pas statué sur le fond, la requête étant globalement irrecevable.

Avocat : LAUNAY

12 novembre 2025• 11ème chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515928

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une amende de 124 500 euros infligée à la société ITH Bâtiment sur le fondement de l’article L. 8253-1 du code du travail. La requête a été jugée irrecevable pour incompétence territoriale, l’infraction ayant été constatée dans les Yvelines, ce qui relève du ressort du Tribunal administratif de Versailles en application de l’article R. 312-16 du code de justice administrative. Le juge a donc rejeté la requête sans examiner l’urgence ou le doute sérieux, conformément à l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : BENAYAD

7 novembre 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407817

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. D... et Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant un refus de visa de long séjour pour Mme C.... En cours d’instance, l’autorité consulaire a délivré un visa de court séjour à l’intéressée, conduisant les requérants à se désister de leurs conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL C. LAUNAY

7 novembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529593

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Bolt Immo. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté du 31 juillet 2025 par lequel le préfet de Paris avait déclaré insalubre un logement dont elle est propriétaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence, invoquée par la société en raison des charges financières liées aux travaux et au relogement, n'était pas remplie, car ces conséquences étaient inhérentes à la procédure d'insalubrité et ne créaient pas une situation d'urgence particulière justifiant une suspension. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, de même que les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : TILLENAYAGANE

7 novembre 2025
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2300998

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C..., agent contractuel du département du Calvados, qui demandait le versement d’un reliquat d’indemnités de fin de contrat, l’indemnisation de congés annuels non pris, et la réparation de préjudices liés au non-respect des délais de prévenance et des règles sur le temps de travail. Le tribunal a estimé que l’indemnité de fin de contrat n’était pas due, car l’agent avait refusé un contrat à durée indéterminée pour un emploi similaire, conformément à l’article 41-1-1 du décret n° 91-155 du 6 février 1991. Il a également jugé que la demande relative aux congés annuels était infondée et qu’aucune faute de nature à engager la responsabilité du département n’était établie, ni pour le délai de prévenance, ni pour les repos. La solution s’appuie sur les dispositions de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et des décrets n° 91-155 et n° 2002-9 du 4 janvier 2002.

Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY

5 novembre 2025• 2ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2300973

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. C..., agent territorial, contestant le refus du maire de Saint-Germain-sur-Ay de reconnaître l’imputabilité au service de sa pathologie et les décisions de placement en congé de maladie ordinaire puis en disponibilité d’office. Le tribunal a substitué l’article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 aux articles L. 822-18 à L. 822-20 du code général de la fonction publique, non applicables, comme base légale du refus. Il a rejeté l’ensemble des moyens de la requête, estimant notamment que la procédure suivie était régulière et que le lien direct entre la maladie et le service n’était pas établi. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. C... et mis à sa charge les frais de justice.

Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY

5 novembre 2025• 2ème chambre
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506636

Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites du préfet du Bas-Rhin rejetant ses demandes de regroupement familial pour son épouse et sa fille. En cours d’instance, le préfet a accordé le regroupement familial sollicité, conduisant M. A... à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 4 novembre 2025, le président de la 5e chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.

Avocat : CHEZEAU-LAUNAY

4 novembre 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305604

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du maire de Saint-Pabu du 20 avril 2023 qui s'opposait à sa déclaration préalable de division foncière. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature à l'adjoint étant jugée suffisamment précise. Il a également validé le motif de l'opposition fondé sur l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, estimant que le projet, situé en dehors de l'enveloppe bâtie d'un secteur déjà urbanisé, aurait pour effet d'étendre le périmètre bâti existant.

Avocat : DELAUNAY

31 octobre 2025• 1ère Chambre
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501375

Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de mise en demeure de mise en conformité d’ouvrages hydrauliques. Le requérant s’est désisté de ses conclusions à fin d’annulation, désistement pur et simple auquel le tribunal a donné acte par ordonnance. Statuant sur le fondement des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l’État à verser 500 euros à M. B... au titre des frais de l’instance.

Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY

23 octobre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406864

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de police du 29 novembre 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a jugé la requête tardive, car la décision, notifiée à l’adresse indiquée par l’intéressé sans qu’il ait signalé son changement d’adresse, avait fait courir le délai de recours de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme n’a pas été examiné au fond.

Avocat : CABINET CHASSIN, COURNOT-VERNAY (AARPI)

21 octobre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302309

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation du permis de construire délivré le 6 juillet 2023 par le maire de Pont-Bellanger à l'entreprise Clôtures environnement forêts pour régulariser l'extension d'un hangar agricole. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, estimant que la signature, bien que peu lisible, permettait d'identifier le maire. Il a également rejeté l'argument de fraude, le permis ayant précisément pour objet de régulariser une extension réalisée sans autorisation en 2016.

Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY

21 octobre 2025• 3ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2514453

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension du refus de renouvellement de titre de séjour opposé à Mme B... par le préfet du Val-de-Marne. Le juge a reconnu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement, et que le préfet n'avait pas apporté d'éléments suffisants pour renverser cette présomption. La solution retenue est la suspension de l'exécution de la décision du 22 mars 2025, en raison de l'existence d'un doute sérieux quant à sa légalité, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. L'affaire est renvoyée au fond pour examen de la légalité de la décision.

Avocat : DELAUNAY

21 octobre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2204936

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la condamnation du centre hospitalier universitaire de Toulouse pour l'oubli d'une compresse lors de sa prise en charge post-accouchement. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car tardive, la décision de rejet de la demande préalable ayant été notifiée le 15 novembre 2021 avec mention des voies et délais de recours. À titre subsidiaire, il a estimé qu'aucune faute n'était établie, les soins prodigués et le retrait des compresses ayant été correctement effectués selon le compte-rendu d'hospitalisation. Les demandes de Mme B... et de la caisse primaire d'assurance maladie ont donc été rejetées, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PANAYE ANNE

15 octobre 2025• 2ème Chambre
CAA44Ordonnance• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT02474

Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY

15 octobre 2025• Juge des référés
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526326

Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’une demande d’expertise médicale par Mme C... concernant sa prise en charge à l’hôpital Avicenne (Seine-Saint-Denis), se déclare incompétent territorialement. Il estime que l’action en responsabilité relève, en application de l’article R. 312-14 du code de justice administrative, du tribunal du lieu du fait générateur, soit le département de la Seine-Saint-Denis. Par conséquent, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Montreuil, compétent pour ce ressort, sur le fondement de l’article R. 351-3 du même code.

Avocat : CABINET HALEBLIAN LUNAY

14 octobre 2025