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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

978

Décisions totales

383 581

Ordonnances

240 123

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : NEAUEffacer tout
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2503976

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante burkinabé, qui contestait l'arrêté du 15 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendue, l'insuffisance de motivation, et une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa vie privée et familiale. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et fondé sur le refus définitif de sa demande d'asile, en application des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également rappelé que l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne n'est pas invocable par un étranger dans ce cadre.

Avocat : FRUNEAU

6 octobre 2025• 5ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2516038

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 3 juillet 2025 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme D..., ressortissante géorgienne et tunisienne. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, son conjoint disposant d’une activité professionnelle assurant des ressources au foyer. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PAPINEAU

3 octobre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2211314

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme D..., ATSEM stagiaire, contestant la décision de la maire de Rezé de mettre fin à son stage et de la radier des cadres. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et une erreur manifeste d'appréciation liée à la non-prise en compte de son handicap. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, considérant que la délégation de signature à l'adjointe était régulière et exécutoire. Il a également rappelé qu'un stagiaire n'a aucun droit à être titularisé, ce qui implique que la décision de non-titularisation n'est pas soumise à une motivation spécifique. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CABINET DROUINEAU 1927

3 octobre 2025• 8ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500487

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a examiné les recours de M. A..., ressortissant ivoirien, contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Lot-et-Garonne. Le tribunal a joint les deux requêtes et a considéré que la décision explicite du 20 mars 2025 s'était substituée à la décision implicite antérieure. Il a rejeté l'ensemble des demandes de M. A..., jugeant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, n'étaient pas fondés.

Avocat : SELARL BRUNEAU ET FAGOT AVOCATS

2 octobre 2025• 4ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313103

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 5 octobre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait de délivrer un titre de séjour à M. C..., ressortissant égyptien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure : le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour, comme l'exige l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. C... justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Cette illégalité a entraîné l'annulation de l'ensemble des décisions contenues dans l'arrêté.

Avocat : JOURNEAU

2 octobre 2025• 11ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405351

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 7 août 2024 par lequel le préfet de Lot-et-Garonne avait exclu M. B..., ressortissant ukrainien, du bénéfice de la protection temporaire. Le tribunal a jugé que le préfet n'apportait pas la preuve que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, au sens de l'article L. 581-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à M. B... une autorisation provisoire de séjour portant la mention "bénéficiaire de la protection temporaire" dans un délai d'un mois. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL BRUNEAU ET FAGOT AVOCATS

1 octobre 2025• 2ème Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501481

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... visant à suspendre la décision implicite de rejet du préfet de la Guyane refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée en cas de refus de renouvellement, n'était pas remplie en l'espèce, car la requérante bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 28 décembre 2025, ce qui lui permettait de séjourner régulièrement sur le territoire. En conséquence, la suspension de la décision attaquée n'a pas été ordonnée.

Avocat : JOUNEAUX

1 octobre 2025
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 506011

Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL

30 septembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:506011.20250930• 9ème chambre jugeant seule
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 505609

Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL

30 septembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:505609.20250930• 1ère chambre jugeant seule
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307702

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de l'arrêté du 1er décembre 2023 par lequel le préfet de l'Hérault a interdit une manifestation statique organisée par la Ligue du Midi. Le tribunal a jugé que cette interdiction, fondée sur les articles L. 211-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, était légale car elle visait à prévenir un risque de troubles à l'ordre public, notamment des discours incitant à la haine et à la violence. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que la mesure d'interdiction était adaptée, nécessaire et proportionnée aux circonstances.

Avocat : BONNEAU

30 septembre 2025• 5ème Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501476

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l’arrêté du 28 janvier 2025 par lequel le préfet de la Guyane a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A... B..., ressortissant brésilien, et l’a obligé à quitter le territoire. Le juge a considéré que la condition d’urgence était présumée et qu’il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment en raison d’une erreur de fait sur l’existence d’une condamnation pénale et d’une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’ancienneté du séjour du requérant (depuis 1998), de son insertion professionnelle et de ses attaches familiales. En conséquence, la suspension de l’exécution de l’arrêté a été ordonnée, avec injonction au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour sous huitaine, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : JOUNEAUX

30 septembre 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407914

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante équato-guinéenne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'était pas excessive, compte tenu de son arrivée récente en France et de ses attaches dans son pays d'origine. Il a également jugé que la décision ne portait pas atteinte à l'intérêt supérieur de sa fille mineure, qui pouvait l'accompagner.

Avocat : SELARL BRUNEAU ET FAGOT AVOCATS

30 septembre 2025• 5ème Chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306465

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la SARL Urbatys et la SAS TLG Participation d’un recours en excès de pouvoir contre un certificat d’urbanisme délivré par le maire de Linas, contestant la mention d’un possible sursis à statuer. Les sociétés requérantes ont ensuite présenté un désistement pur et simple de leur instance. Par ordonnance du 30 septembre 2025, la magistrate désignée, sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. La demande de la commune de Linas au titre des frais de justice a été rejetée.

Avocat : SELARLU GUILLAUME CHAINEAU AVOCAT

30 septembre 2025
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501478

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du 28 juillet 2025 par laquelle le préfet de la Guyane a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B... A..., ressortissant brésilien. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure lié à l'utilisation du fichier de traitement des antécédents judiciaires sans vérification, une erreur d'appréciation de la menace pour l'ordre public, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour, et a estimé que le moyen tiré de l'absence de vérification des mentions du fichier, en méconnaissance de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de l'arrêté préfectoral a été ordonnée.

Avocat : JOUNEAUX

30 septembre 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501803

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 5 septembre 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours à Limoges. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que les moyens tirés de l'atteinte à la vie privée et familiale et du caractère disproportionné de la mesure n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FADIABA-GOURDONNEAU

25 septembre 2025• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402740

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, qui avait rejeté la demande de visa de long séjour pour l’enfant mineur A... F..., confié par kafala à Mme E.... Le tribunal a estimé que le motif de refus tiré d’un risque de détournement de l’objet du visa était entaché d’une erreur d’appréciation, et que la décision méconnaissait l’intérêt supérieur de l’enfant garanti par l’article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Il a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa sollicité.

Avocat : SCP PAMPONNEAU - TERRIE - PERROUIN - BELLEN ROTGER

23 septembre 2025• 11ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2300559

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) contestant l'arrêté du 29 décembre 2022 par lequel la commune de Pas-de-Jeu a interdit la circulation des poids lourds de plus de 26 tonnes (ou 12 tonnes à vide) sur la route départementale 759 traversant son agglomération. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation et a jugé que le maire était compétent pour réglementer la circulation sur sa portion de voie, sans nécessité d'une coordination avec les maires des communes voisines. Cependant, il a estimé que la mesure d'interdiction totale, sans limitation de durée ni itinéraire de substitution défini, était disproportionnée par rapport à l'objectif de sécurité et de tranquillité publiques, et portait une atteinte excessive à la liberté de circulation. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, en application des articles L. 2212-2 et L. 2213-4 du code général des collectivités territoriales, et a condamné la commune à verser 2 000 euros à la FNTR au titre des frais de justice.

Avocat : DROUINEAU 1927

18 septembre 2025• 2ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2505083

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B, ressortissante gabonaise, contre l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 29 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la procédure devant l'OFII, et une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure collégiale de l'OFII était régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée.

Avocat : PAPINEAU

18 septembre 2025• 4ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2512013

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B... A..., ressortissante colombienne, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 13 août 2025 du directeur territorial de l’OFII lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. La requérante a toutefois déclaré se désister de sa requête par un mémoire du 1er septembre 2025. Ce désistement, pur et simple, a été accepté par le tribunal, qui en a donné acte par un jugement du 18 septembre 2025. Aucune analyse au fond des moyens soulevés (erreur manifeste d’appréciation, méconnaissance de l’article L. 551-15 du CESEDA) n’a donc été effectuée.

Avocat : SCP DAGNEAU-BACHIMONT & DUQUESNE

18 septembre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510392

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la commune de Marseille d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée à l'encontre de la SARL Société nouvelle les sablines et de M. B pour occupation sans droit ni titre d'une dépendance du domaine public. La commune sollicitait le paiement de 500 euros par jour de retard à compter du 16 juillet 2025, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Les défendeurs contestaient l'exécution de l'injonction et invoquaient un défaut de proportionnalité. Le tribunal a fait droit à la demande de la commune en liquidant l'astreinte, constatant la persistance des installations illicites sur le site.

Avocat : BOISNEAULT

18 septembre 2025