1 374 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 374
Décisions totales
383 581
Ordonnances
245 121
Avec résumé IA
Avocat : JOUNEAUX
Avocat : SCP CHENEAU & PUYBASSET
Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 5 septembre 2024 délivrant un permis d'aménager pour des ouvrages de lutte contre l'hydrodynamisme marin. Le juge a considéré que le projet litigieux ne constituait pas un projet global avec les autres opérations de requalification et de lutte contre la submersion, en raison de leurs objets, maîtres d'ouvrage et financements distincts, et de l'absence d'interdépendance. Dès lors, la condition d'urgence n'étant pas remplie et le moyen tiré de l'absence d'étude d'impact n'étant pas fondé au regard des articles L. 122-2 et R. 122-2 du code de l'environnement, la requête a été rejetée.
Avocat : DROUINEAU 1927
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant guinéen, contestant un arrêté du 6 mars 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 11 mars 2025. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, sans faire droit aux demandes d'annulation ou d'injonction.
Avocat : BONNEAU
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en formation de première chambre, a examiné les requêtes de M. A D, agent titulaire, contestant deux arrêtés du président de la communauté de communes du Haut Limousin en Marche prolongeant sa suspension de fonctions pour quatre mois, suite à sa condamnation pénale pour agression sexuelle sur mineur. Le requérant soutenait notamment que la suspension méconnaissait les articles L. 530-1 et L. 531-1 du code général de la fonction publique, faute de faute grave en lien avec le service, et qu'elle était irrégulière car intervenue après une condamnation définitive, sans poursuite pénale en cours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, considérant que la collectivité avait légalement justifié la suspension par l'intérêt du service et la nécessité de préserver son bon fonctionnement, sans méconnaître les textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de M. A D, agent suspendu de ses fonctions par la communauté de communes du Haut Limousin en Marche suite à une condamnation pénale pour agression sexuelle. Le requérant contestait la légalité des arrêtés de suspension prolongeant sa mesure, invoquant notamment l'absence de faute grave en lien avec le service et le non-respect des délais de saisine du conseil de discipline. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, considérant que les faits, bien que commis en dehors du service, constituaient une faute grave justifiant la suspension au regard de l'intérêt du service et de la protection de la collectivité. Cette décision s'appuie sur les articles L. 530-1 et L. 531-1 du code général de la fonction publique, qui permettent la suspension d'un agent en cas de faute grave, sans exiger de lien direct avec l'activité professionnelle.
Avocat : CABINET CHESNEAU FISCHEL
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par M. B pour contester un indu d'allocation de solidarité spécifique (ASS) de 5 683,80 euros, réclamé par France Travail pour une activité non déclarée entre mai 2018 et novembre 2019. Le requérant demandait principalement la réduction de cet indu à 1 339,09 euros et un échéancier de paiement. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les règles de cumul entre l'ASS et une activité non salariée, même non rémunérée, ne permettent le maintien de l'allocation que pendant 12 mois maximum, et que l'absence de déclaration de cette activité constituait une fausse déclaration. La décision s'appuie sur les articles R. 5425-2, R. 5425-3, R. 5425-4 et L. 5412-2 du code du travail, ainsi que sur l'article 1302 du code civil.
Avocat : CABINET VANNEAU
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation en 2018, pour son absence de relogement jusqu'au 18 septembre 2024. La juridiction a jugé que la carence fautive de l'État engageait sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Elle a accordé une somme de 3 000 euros à la requérante en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, rejetant le surplus de ses demandes.
Avocat : AMÉLIE MORINEAU
Avocat : SCP PAMPONNEAU-TERRIE-PERROUIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 943,38 euros pour la période de mai à novembre 2020, au motif qu'il ne résidait pas en France. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires de M. B comme irrecevables, faute pour lui d'avoir présenté une demande préalable d'indemnisation auprès du département, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a jugé que la condition de résidence stable et effective en France prévue par les articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles n'était pas remplie, l'inscription de M. B sur la liste des Français établis à l'étranger constituant un indice suffisant de son absence du territoire. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Avocat : SCP MARIE & GUERINEAU
Avocat : CHAIGNEAU