1 406 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 406
Décisions totales
383 581
Ordonnances
298 950
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C, ressortissant kosovar, qui contestait le refus du préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait commis ni défaut d'examen ni erreur manifeste d'appréciation, le requérant n'ayant pas fourni l'ensemble des pièces demandées. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. C de démontrer l'intensité de ses liens familiaux en France et son insertion professionnelle. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
Avocat : BOURCHENIN
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, ressortissant albanais, contestant un refus de titre de séjour du 2 mars 2022 et un arrêté du 1er septembre 2021 portant obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre l'arrêté du 1er septembre 2021 en raison de leur tardiveté. Sur le refus de titre de séjour, le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a informé les parties qu'en cas d'annulation, il pourrait enjoindre au réexamen de la demande.
Avocat : SULTAN DANINO
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Prestibat. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché public de travaux lancée par l'Académie des beaux-arts, notamment le rejet de ses offres pour cinq lots. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut d'information sur les motifs de rejet était devenu sans objet, l'administration ayant communiqué les éléments demandés en cours d'instance. Il a également écarté les autres griefs relatifs à l'irrégularité de la phase de négociation, à la méthode de notation et à la méconnaissance du principe d'égalité de traitement, les jugeant infondés au regard des pièces du dossier et des dispositions du code de la commande publique.
Avocat : CABINET LOUBEYRE, ENTREMONT, PORNIN (ASSOCIATION)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. et Mme A, un couple de ressortissants algériens âgés, contestant les arrêtés du 31 décembre 2024 du préfet des Bouches-du-Rhône leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, une erreur matérielle, et une violation de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 (articles 6 et 7). Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
Avocat : VAKNIN
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C et des occupants du terrain situé à Mesquer (Loire-Atlantique) demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 9 juillet 2025 les mettant en demeure de quitter les lieux sous 24 heures. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente (le sous-préfet de Saint-Nazaire dûment habilité) et qu'il était suffisamment motivé. Il a également considéré que la procédure prévue par les articles 9 et 9-1 de la loi n°2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil des gens du voyage avait été respectée, sans qu'un arrêté municipal d'interdiction de stationnement ne soit nécessaire en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'évacuation forcée.
Avocat : CUNIN
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A et des occupants du terrain de Waziers demandant l'annulation de l'arrêté du sous-préfet de Douai du 30 juin 2025 les mettant en demeure de quitter les lieux sous 24 heures. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, l'absence de justificatif de propriété et la méconnaissance des articles 9 et 9-1 de la loi n°2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral d'évacuation.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A se disant Sebbak, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Moselle du 28 avril 2025 l'assignant à résidence à Metz pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen de la situation personnelle, et la méconnaissance des articles L. 731-1 et L. 731-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a jugé que l'éloignement demeurait une perspective raisonnable et que le requérant n'apportait pas la preuve contraire. La solution s'appuie sur les dispositions du CESEDA et rejette également les moyens tirés de la menace à l'ordre public et de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester un titre de recette émis par le département d’Eure-et-Loir pour le remboursement d’un indu d’aide sociale à l’hébergement. Le tribunal a rejeté la requête par ordonnance, estimant qu’elle ne relevait manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 132-6 et L. 134-3 du code de l’action sociale et des familles, le litige opposant un obligé alimentaire à la collectivité pour le remboursement de sommes avancées relève de la compétence du juge judiciaire. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
Avocat : GENIN-SCHMITE
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation, jugeant la décision légalement fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la durée de l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée compte tenu de la courte durée du séjour et de l'absence d'attaches familiales stables en France.
Avocat : CHNINIF
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de carte de résident présentée par M. B. Le juge a constaté que l'urgence n'était pas établie, dès lors que le préfet avait pris une décision favorable sur la demande de titre le 27 janvier 2025 et que M. B n'avait pas accompli les démarches pour retirer ce titre. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de légalité.
Avocat : MBOGNING
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A B et des autres occupants d’un terrain à Brion, qui demandaient l’annulation de l’arrêté préfectoral du 3 juillet 2025 les mettant en demeure de quitter les lieux. Le juge a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré de l’absence de publication de l’arrêté interdisant le stationnement des gens du voyage était inopérant, la légalité de cet arrêté n’étant pas contestée dans le cadre du présent litige. Il a également considéré que la condition d’atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques était remplie, compte tenu du nombre important de véhicules et de personnes installés sans droit ni titre. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l’article 9 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage.
Avocat : CUNIN MICHAËL
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour suspendre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de son parcours de sortie de la prostitution. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 425-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En cours d'instance, le préfet a convoqué Mme A... pour le renouvellement de son autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête, la décision attaquée ayant perdu son objet.
Avocat : SOUBIE-NINET
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en formation de juge unique sur renvoi du Conseil d'État, était saisi par Mme B... d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du département des Bouches-du-Rhône de lui octroyer le revenu de solidarité active (RSA). Rappelant qu'il statue en qualité de juge de plein contentieux pour examiner les droits de l'intéressée, le tribunal a appliqué les articles R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement se fonde sur ces textes pour apprécier la situation de Mme B... au regard de ses ressources et de ses obligations déclaratives.