1 406 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 406
Décisions totales
383 581
Ordonnances
265 069
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait une injonction au préfet de police pour examiner sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet était née du silence gardé par l'administration au-delà du délai de quatre mois prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers. Cette décision implicite fait obstacle à l'octroi de la mesure d'injonction sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : DOLICANIN
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exclusion définitive d'un élève d'un lycée militaire. Le juge estime que les conséquences alléguées de la sanction (isolement, frais, impact sur la scolarité et la carrière) ne caractérisent pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour suspendre l'exécution de la décision. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le doute sérieux sur la légalité de l'acte.
Avocat : ANDRE DOMNINE
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'injonction formée par un agent municipal contre le refus de la commune de Beaune de reconnaître l'imputabilité au service de son accident et de le placer en congé pour invalidité temporaire. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence justifiant une mesure provisoire, ni ne présente de moyens sérieux de nature à créer un doute sur la légalité des décisions attaquées. La demande est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire de statuer sur le fond, en application des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CAILLE ANTONIN
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande de carte de résident. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation du refus de communication des motifs, estimant que ce refus n'avait pas de caractère décisionnel. En revanche, il a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Pyrénées-Orientales, considérant que le silence gardé au-delà du délai de quatre mois constituait bien un rejet, et a enjoint au préfet de réexaminer la demande de la requérante, en appliquant les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : CHNINIF
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour d'un ressortissant brésilien. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la perte immédiate d'emploi et de revenus, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment quant à l'appréciation de l'intégration et des ressources du requérant. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SEMONIN CLEO
Le Tribunal administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de visas de long séjour, car l'autorité consulaire a délivré les visas après l'introduction de la requête, rendant celle-ci sans objet. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour motiver cette décision de non-lieu. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés.
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour demander l'asile. La requérante, une ressortissante afghane en Iran, invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge des référés estime que les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne sont pas remplies, notamment l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Avocat : DECARNIN
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui retirait sa demande d'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour et ses conclusions subsidiaires. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : HUGENIN-VIRCHAUX
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour). La juridiction a estimé que les décisions étaient régulières, notamment en écartant les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et qu'elles étaient légalement fondées sur une menace à l'ordre public justifiée par le casier judiciaire du requérant. Les textes principaux appliqués sont les articles L. 611-1, L. 611-2 et L. 612-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. E... visant à annuler l'arrêté préfectoral de rejet de sa demande de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, le défaut de motivation et le vice de procédure, considérant que la décision était régulière. Il a jugé que le préfet n'était pas tenu de convoquer l'intéressé pour une audition et que le refus de régularisation, au regard des circonstances de l'espèce, ne constituait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour études. Le juge estime que le requérant, malgré la proximité de la rentrée universitaire, ne démontre pas le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, faute de justification de l'urgence.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait le refus implicite de la rectrice de la région académique de la Guadeloupe de lui verser des arriérés de traitement et une indemnisation pour préjudice moral. Le tribunal constate que, conformément aux articles L. 213-11 du code de justice administrative et 2 du décret n° 2022-433 du 25 mars 2022, ce litige portant sur un élément de rémunération devait obligatoirement être précédé d'une tentative de médiation. Mme B... n'ayant pas justifié de l'accomplissement de cette médiation préalable obligatoire, sa requête est irrecevable.
Avocat : DANINTHE
Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant. La juridiction estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante, ayant déposé sa demande hors délai, ne bénéficie pas de la présomption d'urgence et que les éléments invoqués (absence de titre régulier, privation de soins) ne caractérisent pas une atteinte suffisamment grave et immédiate. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de MM. B... et C... demandant l'annulation de l'arrêté du 13 mars 2023 du maire de Châteauneuf-les-Martigues les mettant en demeure de remettre en état leur terrain situé en zone agricole A1. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour signer cet arrêté sur le fondement de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme, et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, l'absence de procédure contradictoire, l'insuffisance de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et des demandes accessoires.
Avocat : CUNIN