2 427 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 427
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 068
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal Administratif de Lille, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par la commune de Grande-Synthe et la communauté urbaine de Dunkerque, était initialement requis d'ordonner l'expulsion d'occupants sans titre de parcelles. Les requérantes se sont désistées de leur action après avoir constaté que les lieux étaient libres ou ne comportaient qu'une seule caravane. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande.
Avocat : CUNIN
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande de suspension de la décision "48 SI" du 29 mai 2025 par laquelle le ministre de l'intérieur avait prononcé la suspension de son permis de conduire pour solde de points nul. Le ministre a produit un relevé d'information attestant que le stage de récupération de points effectué par le requérant avait été pris en compte, portant son solde à deux points, et que la décision contestée devait être regardée comme retirée. En conséquence, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension, devenues sans objet, et a rejeté les conclusions accessoires.
Avocat : SEMONIN CLEO
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la requête de M. B, contestant la suspension de son permis de conduire pour solde de points nul, était devenue sans objet. En effet, le ministre de l'intérieur a produit un relevé d'information attestant que le stage de récupération de points effectué par le requérant avait été pris en compte, portant son solde à un point et retirant de fait la décision contestée. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a rejeté les demandes accessoires, notamment celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B, attaché d'administration de l'État, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son affectation en Nouvelle-Calédonie. Le tribunal a jugé que la décision de refus de renouvellement, prise sur le fondement du décret n° 96-1026 du 26 novembre 1996, n'est pas au nombre des décisions devant être motivées en application du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que le requérant n'établissait pas que le refus était entaché d'erreur de droit, de violation du principe d'égalité ou d'erreur manifeste d'appréciation, dès lors que le renouvellement d'affectation ne constitue pas un droit pour l'agent.
Avocat : ELMOSNINO
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val d'Oise de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments invoqués par le requérant (impossibilité de travailler, charge de famille) ne justifiant pas une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales alléguée.
Avocat : DECARNIN
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A B et des occupants du stade de football de Villechétif demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 6 août 2025 les mettant en demeure de quitter les lieux sous 48 heures. Le tribunal a jugé que la procédure prévue par la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil des gens du voyage était applicable, dès lors que le stationnement illicite de 150 caravanes sur un terrain de sport communal portait atteinte à la sécurité et à la salubrité publiques. Il a estimé que le préfet était compétent pour prendre cette mesure, sans qu'il soit nécessaire de démontrer au préalable que l'établissement public de coopération intercommunale (Troyes Champagne Métropole) avait rempli ses obligations en matière d'aires d'accueil. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'administration a déjà convoqué l'intéressé à un rendez-vous fixé à une date ultérieure et que M. A, présent sur le territoire depuis 2013 sans titre, ne justifie pas de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous anticipé. La solution retenue est le rejet de la requête, les textes appliqués étant le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que le code de justice administrative.
Avocat : DOLICANIN
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A B E. Celui-ci demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 6 août 2025 le mettant en demeure de quitter un terrain à Muret, pris sur le fondement de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil des gens du voyage. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et la méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, en jugeant que l'arrêté était régulièrement signé par le sous-préfet de Muret.
Avocat : CUNIN MICHAËL
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 4 août 2025 mettant en demeure les occupants de la parcelle CZ19 à Saint-Brévin-Les-Pins de quitter les lieux sous 24 heures. Les requérants contestaient notamment la compétence de l’autorité préfectorale, le défaut de motivation, et l’absence de trouble à l’ordre public. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’arrêté était légal et que les moyens soulevés, dont celui tiré de l’incompétence du préfet au profit du président de la communauté de communes, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 et du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D et des occupants d’un terrain à Sermersheim. Ceux-ci demandaient l’annulation de l’arrêté préfectoral du 5 août 2025 les mettant en demeure de quitter les lieux sous 24 heures. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’absence d’arrêté municipal préalable, et l’illégalité de l’arrêté municipal visé. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de mise en demeure fondée sur la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage.
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de M. B A, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent privé de sécurité par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le juge a constaté que M. A n’avait pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande en ce sens, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, il a donc donné acte de ce désistement par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Sainte-Suzanne pour une crèche. Le juge a constaté que M. B n'avait pas justifié avoir notifié son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation dans le délai de quinze jours francs, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Malgré une demande de régularisation du tribunal, cette irrecevabilité n'a pas été couverte. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Avocat : KICHENIN CHENDRA