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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2513634

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2513634

vendredi 8 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2513634
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation- 48h - Gens du voyage
Avocat requérantCUNIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 4 août 2025 mettant en demeure les occupants de la parcelle CZ19 à Saint-Brévin-Les-Pins de quitter les lieux sous 24 heures. Les requérants contestaient notamment la compétence de l’autorité préfectorale, le défaut de motivation, et l’absence de trouble à l’ordre public. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’arrêté était légal et que les moyens soulevés, dont celui tiré de l’incompétence du préfet au profit du président de la communauté de communes, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 et du code général des collectivités territoriales.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 août 2025, M. C B et les occupants de la parcelle cadastrée CZ19 sise chemin des Taillais sur le territoire de la commune de Saint-Brévin-Les-Pins (Loire-Atlantique), représentés par Me Cunin, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 4 août 2025 du préfet de la Loire-Atlantique mettant en demeure les propriétaires des véhicules et résidences mobiles stationnant sans autorisation sur la parcelle cadastrée CZ19 sise chemin des Taillais sur le territoire de la commune de Saint-Brévin-Les-Pins de quitter les lieux dans un délai de 24 heures ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;

- il est entaché d'un défaut de motivation ;

- il méconnaît les dispositions des articles 9 et 9-1 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 et de l'article L. 5211-9-2 du code général des collectivités territoriales dès lors qu'il appartenait au seul président de la communauté de communes du Sud Estuaires (CCSE), compétent en matière de réalisation d'aires d'accueil et ou de terrains de passage, et à laquelle la commune appartient, de prendre un arrêté d'interdiction de stationnement des résidences mobiles ; ainsi l'arrêté du maire de Saint-Brévin-Les-Pins interdisant le stationnement des résidences mobiles est entaché d'incompétence ;

- cet arrêté ne pouvait être pris dès lors que l'aire de grand passage (AGP) de Saint-Brévin-Les-Pins, qui constitue la seule aire de grand passage de la communauté de communes, n'est pas conforme aux dispositions de l'article 2 du décret n° 2019-171 du 5 mars 2019 relatif aux aires de grand passage ainsi qu'il résulte des mentions d'un procès-verbal de constat d'un commissaire de justice dressé le 31 juillet 2025 et du schéma départemental 2025-2031 pour la Loire-Atlantique ;

- il est entaché d'erreur d'appréciation dès lors qu'aucune atteinte à la sécurité et à la salubrité publique n'est démontrée ; toutes les caravanes sont équipées de dispositifs sanitaires autonomes et l'aire de grand passage de Saint-Brévin-Les-Pins ne dispose d'aucun système d'évacuation des eaux usées ; la présence de déjections humaines sur l'itinéraire cyclable jouxtant le champ occupé, à la supposer établie, ne leur est pas imputable de même que le rejet d'effluents dans le milieu naturel ; les branchements en eau ont été réalisés sur la station d'épuration et les branchements électriques ont été faits sur le poste électrique de l'aire de grand passage et ne présentent pas de caractère dangereux ; des bennes à ordures ont été installées par la commune et le terrain est dépourvu de déchets ; les incivilités et risques d'affrontement avec les adhérents de la pêcherie associative ne sont pas établis ;

- le délai de 24 heures qui leur est imparti pour quitter les lieux est entaché d'erreur d'appréciation ; ils ont prévu de quitter les lieux le 10 août 2025.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 août 2025, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

La requête a été communiquée à la commune de Saint-Brévin-Les-Pins, qui n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 ;

- le décret n° 2019-171 du 5 mars 2019 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Poupineau, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 779-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 7 août 2025 à 11h30 heures :

- le rapport de Mme Poupineau,

- les observations de M. B qui fait valoir qu'ils vont quitter le terrain dimanche pour s'installer sur l'aire de grand passage d'Herbignac et demande aux autorités de tolérer leur présence jusqu'à leur prochain départ ; l'aire de grand passage de la commune de Saint-Brévin-les Pins n'est pas conforme à la réglementation en vigueur et n'est pas vivable pour les trois cents enfants de leur groupe ; il est insalubre en raison de la présence de nombreuses flaques d'eau stagnante, de dépôts de gravats contenant de l'amiante et de branchages sur le terrain et était déjà en partie occupé quand ils sont arrivés ; du fait de la présence de rochers, ils ne peuvent accéder au centre du terrain et occuper pleinement la parcelle ; leur présence ne trouble pas l'ordre public dès lors qu'ils ne dérangent personne et maintiennent le terrain propre en toutes circonstances ; les déchets sont déposés dans le container devant l'aire de grand passage ; il n'y a aucun rejet d'effluents dans le milieu naturel et ils ont acheté des câbles pour raccorder leurs installations au poste électrique de l'aire de grand passage ;

-les observations de Mme Argouarc'h, directrice de cabinet de la préfecture de la Loire-Atlantique, représentant le préfet, qui a repris et précisé ses observations en défense ; elle indique également que l'aire de grand passage de Saint-Brévin-Les-Pins a été déclarée conforme par le nouveau schéma départemental d'accueil des gens du voyage, publié au recueil des actes administratifs le 25 juillet 2025 et qu'elle accueille en ce moment des résidences mobiles ; le terrain est accessible depuis la voie publique et peut être occupé sur toute sa superficie ; les bennes installées à l'extérieur l'ont été pour les besoins des occupants illicites de la parcelle CZ19 ;

- la commune de Saint-Brévin-les-Pins n'étant pas représentée.

La clôture de l'instruction a été fixée après l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B et les occupants de la parcelle cadastrée CZ19 sise chemin des Taillais sur le territoire de la commune de Saint-Brévin-Les Pins demandent au tribunal, sur le fondement de l'article L. 779-1 du code de justice administrative, d'annuler l'arrêté n° 2025-027 du 4 août 2025 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a mis en demeure les propriétaires des véhicules et résidences mobiles stationnées sur cette parcelle de quitter les lieux dans un délai de 24 heures, faute de quoi il sera procédé à leur évacuation forcée des lieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, par arrêté du 23 mai 2025, régulièrement publié le 27 mai 2025, le préfet de la Loire-Atlantique a donné délégation à M. A D, sous-préfet de Saint-Nazaire, à l'effet de signer toutes décisions pour toutes les matières intéressant l'arrondissement de Saint-Nazaire à l'exception de certains actes limitativement énumérés au nombre desquels ne figurent pas les arrêtés de mise en demeure de quitter les lieux pris en application des articles 9 et 9-1 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté attaquée comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement et est, dès lors, suffisamment motivé.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage : " I - Le maire d'une commune membre d'un établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de création, d'aménagement, d'entretien et de gestion des aires d'accueil des gens du voyage et des terrains familiaux locatifs définis aux 1° à 3° du II de l'article 1er peut, par arrêté, interdire en dehors de ces aires et terrains le stationnement sur le territoire de la commune des résidences mobiles mentionnées au même article 1er, dès lors que l'une des conditions suivantes est remplie : 1° L'établissement public de coopération intercommunale a satisfait aux obligations qui lui incombent en application de l'article 2 ; 2° L'établissement public de coopération intercommunale bénéficie du délai supplémentaire prévu au III du même article 2 ; 3° L'établissement public de coopération intercommunale dispose d'un emplacement provisoire agréé par le préfet ; 4° L'établissement public de coopération intercommunale est doté d'une aire permanente d'accueil, de terrains familiaux locatifs ou d'une aire de grand passage, sans qu'aucune des communes qui en sont membres soit inscrite au schéma départemental prévu à l'article 1er ; 5° L'établissement public de coopération intercommunale a décidé, sans y être tenu, de contribuer au financement d'une telle aire ou de tels terrains sur le territoire d'un autre établissement public de coopération intercommunale ; 6° La commune est dotée d'une aire permanente d'accueil, de terrains familiaux locatifs ou d'une aire de grand passage conformes aux prescriptions du schéma départemental, bien que l'établissement public de coopération intercommunale auquel elle appartient n'ait pas satisfait à l'ensemble de ses obligations. () II.- En cas de stationnement effectué en violation de l'arrêté prévu au I ou au I bis, le maire, le propriétaire ou le titulaire du droit d'usage du terrain occupé peut demander au préfet de mettre en demeure les occupants de quitter les lieux. La mise en demeure ne peut intervenir que si le stationnement est de nature à porter atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques. La mise en demeure est assortie d'un délai d'exécution qui ne peut être inférieur à vingt-quatre heures. Elle est notifiée aux occupants et publiée sous forme d'affichage en mairie et sur les lieux. Le cas échéant, elle est notifiée au propriétaire ou titulaire du droit d'usage du terrain. () Lorsque la mise en demeure de quitter les lieux n'a pas été suivie d'effets dans le délai fixé et n'a pas fait l'objet d'un recours dans les conditions fixées au II bis, le préfet peut procéder à l'évacuation forcée des résidences mobiles, sauf opposition du propriétaire ou du titulaire du droit d'usage du terrain dans le délai fixé pour l'exécution de la mise en demeure. () ". Aux termes de l'article L. 5211-9-2 du code général des collectivités territoriales : " () / Par dérogation à l'article 9 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage, lorsqu'un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre est compétent en matière de réalisation d'aires d'accueil ou de terrains de passage des gens du voyage, les maires des communes membres de celui-ci transfèrent au président de cet établissement leurs attributions dans ce domaine de compétences. / () ".

5. Il résulte de ces dispositions que lorsqu'une commune inscrite au schéma départemental est dotée d'une aire d'accueil ou est membre d'un groupement de communes compétent pour la mise en œuvre du schéma départemental, le préfet ne peut mettre en œuvre la procédure prévue à l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 que si un arrêté interdisant le stationnement des résidences mobiles a auparavant été pris par le maire. Si les obligations d'une commune en matière de réalisation d'aires d'accueil ou de terrains de passage des gens du voyage ont été transférées à un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, il appartient alors soit au président de cet établissement public, soit au maire de la commune en cause lorsqu'il s'est opposé au transfert de ses pouvoirs de police en la matière, de prendre l'arrêté interdisant le stationnement des résidences mobiles et de saisir le préfet d'une demande tendant à ce qu'il mette en demeure les intéressés d'évacuer les lieux.

6. Il est constant que la commune de Saint-Brévin-Les-Pins, qui compte plus de 5 000 habitants, est couverte par un schéma départemental d'accueil des gens du voyage approuvé par un arrêté préfectoral du 23 juillet 2025 et a transféré sa compétence relative à l'aménagement et à la gestion des aires d'accueil des gens du voyage à la communauté de communes du Sud Estuaires (CCSE) à laquelle elle appartient. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 4 décembre 2020, le président de la communauté de communes a renoncé à exercer les pouvoirs de police en matière d'accueil des gens du voyage à la suite de l'opposition de plusieurs maires, dont celui de Saint-Brévin-Les-Pins par un arrêté n° 2020-1856 du 20 novembre 2020, au transfert de leurs pouvoirs de police spéciale. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le maire de Saint-Brévin-Les-Pins n'était pas compétent pour prendre l'arrêté du 29 juillet 2025 interdisant le stationnement des caravanes en dehors des aires d'accueil aménagées.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 1er du décret du 5 mars 2019 relatif aux aires de grand passage : " Le terrain de l'aire de grand passage dispose d'un sol stabilisé adapté à la saison d'utilisation définie par le schéma départemental, restant porteur et carrossable en cas d'intempérie, dont la pente permet d'assurer le stationnement sûr des caravanes. / La surface d'une aire de grand passage est d'au moins 4 hectares. () " Aux termes de l'article 2 de ce décret : " L'aire de grand passage comprend au moins : 1°) Un accès routier permettant une circulation appropriée ainsi que l'intervention des secours et une desserte interne ; 2° A l'entrée de l'aire, une installation accessible d'alimentation en eau potable satisfaisant aux normes techniques relatives aux bouches à incendie fixées par le référentiel national de la défense extérieure contre l'incendie ; 3° A l'entrée de l'aire, une installation d'alimentation électrique sécurisée comportant un tableau de 250 kVA triphasé. En aval du point de livraison, la répartition d'électricité relève de la responsabilité du signataire de la convention d'occupation ; 4° A l'entrée de l'aire, un éclairage public ; 5° Un dispositif de recueil des eaux usées ; 6° Un système permettant la récupération des toilettes individuelles qui peut être complété par des cabines sanitaires mobiles autonomes non raccordées à un réseau d'assainissement ; 7° L'installation, sur l'aire ou à sa proximité immédiate, de bennes pour les ordures ménagères dont le ramassage est assuré au moins une fois par semaine pendant la période d'ouverture ou d'occupation ; 8° Un accès au service de collecte des encombrants et à la déchetterie dans les conditions prévues pour ses habitants par la collectivité ou l'établissement public de coopération intercommunale. "

8. Il ressort des pièces du dossier que, contrairement à ce que soutiennent les requérants, l'aire de grand passage située sur le territoire de la commune de Saint-Brévin-Les-Pins est desservie par un accès routier dont il n'est pas établi qu'il ne permettrait pas une circulation appropriée ainsi que l'intervention des secours, et comprend également une desserte interne. Elle est, de plus, équipée d'un dispositif de récupération des eaux usées et de traitement des toilettes individuelles. Par ailleurs, il ne ressort pas des clichés photographiques du procès-verbal de constat dressé le 31 juillet 2025 par un commissaire de justice à la demande de l'association Agp coordination nationale ni de ceux versés à l'instance par le préfet de la Loire-Atlantique que les rochers présents sur la parcelle feraient obstacle à l'installation des résidences mobiles et véhicules en litige sur la totalité de la superficie de l'aire de grand passage. Enfin, l'absence d'éclairage à l'entrée de l'aire d'accueil ainsi que les autres éléments relevés dans le procès-verbal de constat du 31 juillet 2025, alors au demeurant que l'aire était occupée par un autre groupe de gens du voyage que celui de M. B, ne sont pas suffisants pour considérer que l'aire de grand passage de Saint-Brévin-Les-Pins, régulièrement utilisée, n'est pas conforme aux prescriptions du schéma départemental.

9. En cinquième lieu, le préfet de la Loire-Atlantique a pris l'arrêté de mise en demeure de quitter les lieux en litige au motif, notamment, que le stationnement des véhicules et des résidences mobiles sur la parcelle CZ19 constituait une atteinte à la sécurité et la salubrité publiques en raison de branchements en eau sans autorisation sur le site de la station d'épuration, de branchements électriques non sécurisés pouvant engendrer des risques d'électrocution, de l'absence de dispositif d'évacuation des eaux usées et de sanitaires publics à proximité, de la présence de déjections humaines aux alentours de la parcelle et de l'impact des rejets d'effluents dans le milieu naturel. Il ressort des pièces du dossier que, le 27 juillet 2025, plus de 600 personnes se sont installées avec leurs véhicules et résidences mobiles sur la parcelle cadastrée CZ19, qui est un champ dépourvu d'équipements. Il ressort également des clichés photographiques produits par les requérants que l'alimentation électrique du campement est assurée par des branchements sauvages faits par les occupants sur l'armoire électrique de l'aire de grand passage à l'aide de câbles qui jonchent le sol, et dont il n'est pas établi qu'ils seraient sécurisés. Par ailleurs, pour accéder à l'eau potable, les intéressés ont procédé à un raccordement illicite au compteur d'eau de la station d'épuration. Enfin, si les requérants précisent que les résidences mobiles sont équipées de dispositifs sanitaires autonomes, ils ne donnent aucune précision sur l'emplacement des équipements susceptibles de recueillir les eaux usées alors que la parcelle occupée n'est pas dotée d'installation sanitaire ni de dispositif de collecte des eaux usées. Dans ces conditions, le préfet de la Loire-Atlantique a pu, sans méconnaître les dispositions de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000, estimer que le stationnement des résidences mobiles sur la parcelle cadastrée CZ19 était de nature à porter atteinte à la salubrité et à la sécurité publiques et mettre en demeure les occupants de cette parcelle de quitter les lieux.

10. En sixième et dernier lieu, eu égard à la nature de l'atteinte à la sécurité et à la salubrité publiques résultant de l'occupation illicite de la parcelle CZ19, et alors que les requérants ne font pas valoir de contraintes particulières liées notamment au déplacement de leurs véhicules, le délai de 24 heures qui leur a été imparti pour quitter les lieux n'est pas insuffisant.

11. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté attaqué.

Sur les frais liés au litige :

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

DECIDE

Article 1er : La requête de M. B et autres est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, aux occupants sans droit ni titre de la parcelle CZ 19 et au préfet de la Loire-Atlantique.

Copie en sera adressée, pour information, à la commune de Saint-Brévin-Les Pins.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 août 2025.

La magistrate désignée,

V. POUPINEAU

La greffière,

M-C. MINARD

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, ministre d'Etat en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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