2 427 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 427
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 868
Avec résumé IA
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Avocat : BONNIN
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. et Mme E, qui demandaient l’annulation du refus de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de Paris d’attribuer une carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention stationnement pour leur fils mineur A, souffrant de troubles psychiatriques. La solution retenue est fondée sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que sur l’arrêté du 3 janvier 2017, qui conditionnent l’attribution de cette carte à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied ou à la nécessité d’une aide humaine systématique. Le tribunal a estimé que les difficultés liées à la recherche d’une place de stationnement, bien que source de stress pour l’enfant, ne caractérisent pas une mobilité pédestre réduite au sens de ces textes. Par conséquent, la décision de la MDPH a été jugée légale.
Avocat : AKNINE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B C et des occupants du terrain situé à Mesquer (Loire-Atlantique) demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 9 juillet 2025 les mettant en demeure de quitter les lieux sous 24 heures. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente (le sous-préfet de Saint-Nazaire dûment habilité) et qu'il était suffisamment motivé. Il a également considéré que la procédure prévue par les articles 9 et 9-1 de la loi n°2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil des gens du voyage avait été respectée, sans qu'un arrêté municipal d'interdiction de stationnement ne soit nécessaire en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'évacuation forcée.
Avocat : CUNIN
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A se disant Sebbak, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Moselle du 28 avril 2025 l'assignant à résidence à Metz pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen de la situation personnelle, et la méconnaissance des articles L. 731-1 et L. 731-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a jugé que l'éloignement demeurait une perspective raisonnable et que le requérant n'apportait pas la preuve contraire. La solution s'appuie sur les dispositions du CESEDA et rejette également les moyens tirés de la menace à l'ordre public et de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BOURCHENIN
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A et des occupants du terrain de Waziers demandant l'annulation de l'arrêté du sous-préfet de Douai du 30 juin 2025 les mettant en demeure de quitter les lieux sous 24 heures. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, l'absence de justificatif de propriété et la méconnaissance des articles 9 et 9-1 de la loi n°2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral d'évacuation.
Avocat : SCP MASSE - DESSEN - THOUVENIN - COUDRAY
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester un titre de recette émis par le département d’Eure-et-Loir pour le remboursement d’un indu d’aide sociale à l’hébergement. Le tribunal a rejeté la requête par ordonnance, estimant qu’elle ne relevait manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 132-6 et L. 134-3 du code de l’action sociale et des familles, le litige opposant un obligé alimentaire à la collectivité pour le remboursement de sommes avancées relève de la compétence du juge judiciaire. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
Avocat : GENIN-SCHMITE
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A B et des autres occupants d’un terrain à Brion, qui demandaient l’annulation de l’arrêté préfectoral du 3 juillet 2025 les mettant en demeure de quitter les lieux. Le juge a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré de l’absence de publication de l’arrêté interdisant le stationnement des gens du voyage était inopérant, la légalité de cet arrêté n’étant pas contestée dans le cadre du présent litige. Il a également considéré que la condition d’atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques était remplie, compte tenu du nombre important de véhicules et de personnes installés sans droit ni titre. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l’article 9 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage.
Avocat : CUNIN MICHAËL
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de carte de résident présentée par M. B. Le juge a constaté que l'urgence n'était pas établie, dès lors que le préfet avait pris une décision favorable sur la demande de titre le 27 janvier 2025 et que M. B n'avait pas accompli les démarches pour retirer ce titre. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de légalité.
Avocat : MBOGNING
Avocat : DANINTHE
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation, jugeant la décision légalement fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la durée de l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée compte tenu de la courte durée du séjour et de l'absence d'attaches familiales stables en France.
Avocat : CHNINIF
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour suspendre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de son parcours de sortie de la prostitution. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 425-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En cours d'instance, le préfet a convoqué Mme A... pour le renouvellement de son autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête, la décision attaquée ayant perdu son objet.
Avocat : SOUBIE-NINET
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en formation de juge unique sur renvoi du Conseil d'État, était saisi par Mme B... d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du département des Bouches-du-Rhône de lui octroyer le revenu de solidarité active (RSA). Rappelant qu'il statue en qualité de juge de plein contentieux pour examiner les droits de l'intéressée, le tribunal a appliqué les articles R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement se fonde sur ces textes pour apprécier la situation de Mme B... au regard de ses ressources et de ses obligations déclaratives.
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de la commune de Brignoles de sa requête en expulsion contre des occupants sans droit ni titre sur une parcelle cadastrée. La commune avait initialement demandé l'expulsion immédiate sous astreinte et le concours de la force publique. Le juge a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, laissant les frais à la charge de chaque partie.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B et Mme A. Ceux-ci demandaient la suspension de la décision du maire de Bry-sur-Marne refusant de dresser un procès-verbal d'infraction et de prendre un arrêté interruptif de travaux à l'encontre de leur voisine, pour des travaux de démolition-reconstruction sur une parcelle voisine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à leurs conditions de jouissance de leur bien. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Avocat : FERRACCI VANINA