15 998 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
15 998
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 767
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 11 mars 2026 fixant la Suisse comme pays de renvoi suite à son interdiction judiciaire du territoire. La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée, reposait sur un examen particulier de la situation et était légalement fondée sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a toutefois admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler un arrêté préfectoral de février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que son auteur était compétent et que l'examen de la situation personnelle de l'intéressé avait été correctement effectué. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 22 mai 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour "étranger malade" et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que les conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'étaient pas remplies, notamment au regard de l'avis médical de l'OFII et de l'offre de soins dans le pays d'origine. Les autres moyens, y compris ceux relatifs à l'obligation de quitter le territoire (OQTF), ont été écartés.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur une demande de référé-suspension et d'injonction relative à un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales, le juge donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'État à verser au requérant la somme de 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par l'administration. Le juge a assorti d'une astreinte de 100 euros par jour l'injonction faite à la préfète de l'Essonne de réexaminer la situation de la requérante et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Cette décision, fondée sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a également condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais exposés.
Avocat : TOMASI
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, devenue sans objet suite à la délivrance d'un certificat de résidence. Juridiction : Tribunal administratif de Montreuil (juge des référés). Solution retenue : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de suspension, l'administration ayant accordé un certificat de résidence au requérant après l'introduction du recours. L'État est toutefois condamné à verser une somme au requérant au titre des frais exposés. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme D... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 27 octobre 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant sa reconduite à la frontière. La juridiction a estimé que le préfet du Doubs n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant un détournement de procédure (visa de court séjour utilisé pour s'installer durablement) et que les conditions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour un titre "vie privée et familiale" n'étaient pas remplies. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont également été écartés, la cour considérant que la mesure n'était pas disproportionnée au regard du droit au respect de la vie familiale.
Avocat : BOKOLOMBE
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet du Doubs n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la requérante ne remplissait pas les conditions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour un titre "vie privée et familiale". Les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la CEDH et 3 de la CIDE ont également été écartés, la cour jugeant que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie familiale.
Avocat : BOKOLOMBE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir formé contre une interdiction de retour sur le territoire. Cette décision est prise car le requérant, placé en rétention administrative lors de l'introduction de sa requête, n'a pas indiqué son domicile et n'a fourni aucune adresse de notification après sa libération. Le tribunal applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui exigent que la requête indique le domicile et permettent de prononcer un non-lieu à statuer en l'absence de cette condition.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers la Pologne d'un ressortissant ukrainien demandeur d'asile. Le requérant invoquait une atteinte excessive à sa vie familiale et les risques liés au conflit en Ukraine. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les autorités françaises n'étaient pas tenues d'exercer la clause de souveraineté prévue à l'article 17 du règlement Dublin III (règlement UE n°604/2013) pour examiner sa demande, la Pologne étant l'État membre responsable.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, celle-ci s'appliquant de plein droit à la procédure d'exécution de l'ordonnance précédente. Il rejette également la demande de modification de l'injonction et de prononcé d'une astreinte, estimant que l'inexécution de l'ordonnance initiale ne constitue pas, en l'espèce, un "élément nouveau" au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative permettant une telle modification. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'une demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison d'une présomption d'urgence applicable au renouvellement. Concernant le doute sérieux sur la légalité, le juge a relevé que la requérante, titulaire d'une carte "vie privée et familiale", invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-10 du CESEDA, qui encadre le refus de renouvellement pour ce type de titre. En l'absence de mémoire en défense du préfet pour contester ces moyens, le juge a considéré qu'ils étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de rejet.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante ghanéenne. La juridiction a rejeté la requête, estimant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'état de santé de la requérante ne remplissait pas les conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour. Le tribunal a également jugé que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la durée de séjour et à la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Avocat : TOMASI
**Sujet principal** : Désistement d'une requête en annulation d'un refus implicite de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement du requérant, réputé s'être désisté pour n'avoir pas confirmé le maintien de sa requête après une mise en demeure. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, relatifs à la procédure de désistement et à la confirmation du maintien des conclusions.
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C... visant à contester un refus implicite de titre de séjour. La juridiction estime la requête irrecevable, car la demande initiale n'a pas été présentée selon les modalités réglementaires (articles R. 431-2 et suivants du CESEDA), ce qui empêche la naissance d'une décision implicite de rejet faisant grief. Par conséquent, les conclusions en annulation, en injonction et en dommages-intérêts sont rejetées.
Avocat : THOMAS
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a enjoint à la préfète de l'Essonne de délivrer un document provisoire de voyage à un ressortissant étranger. Le juge a estimé que le retard de près de huit mois dans le traitement de sa demande de duplicata de titre de séjour, l'empêchant d'assister aux obsèques de sa sœur, portait une atteinte grave et illégale à sa liberté d'aller et venir. La préfète est condamnée à agir dans un délai de 24 heures sous astreinte.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de la préfète de l'Essonne visant à expulser un demandeur d'asile d'un hébergement d'urgence (HUDA). Le juge estime que le refus de l'intéressé de signer son arrêté de transfert vers la Suède ne constitue pas un manquement grave au règlement justifiant la fin de l'hébergement, et que l'urgence n'est pas caractérisée. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de la préfète de l'Essonne visant à expulser un occupant d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). Le juge a estimé que le maintien de l'intéressé, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, dans les lieux ne constituait pas une situation d'urgence justifiant une mesure d'expulsion forcée, au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 552-15 et L. 551-12, qui encadrent strictement la fin de l'hébergement.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus d'enregistrement d'une demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction constate que la délivrance ultérieure d'un récépissé par la préfecture a rendu la demande de suspension sans objet. Elle condamne néanmoins l'État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
**Sujet principal** : Annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'une demandeuse d'asile vers la Croatie au titre du règlement Dublin III. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles. **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté du 4 février 2026, estimant qu'il est entaché d'un défaut d'examen individuel de la situation de la requérante, dont l'époux fait l'objet d'une procédure d'asile en cours en France. Il enjoint au préfet de procéder à un réexamen de sa situation sous deux mois. **Textes appliqués** : Le règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"), notamment ses articles 10 et 17, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : TOMASI