Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir formé contre une interdiction de retour sur le territoire. Cette décision est prise car le requérant, placé en rétention administrative lors de l'introduction de sa requête, n'a pas indiqué son domicile et n'a fourni aucune adresse de notification après sa libération. Le tribunal applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui exigent que la requête indique le domicile et permettent de prononcer un non-lieu à statuer en l'absence de cette condition.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 janvier 2026, M. A... C... B... demande au tribunal d’annuler la décision du 2 janvier 2026 par laquelle le préfet de police de Paris a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties (…) ».
3. M. B... demande au tribunal d’annuler décision du 2 janvier 2026 par laquelle le préfet de police de Paris a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Toutefois, la requête de M. B..., qui a été introduite devant le tribunal lors de son placement en rétention administrative au centre de rétention administrative n°2 du Mesnil-Amelot, ne mentionne pas son domicile. Par ailleurs, M. B... a été remis en liberté par le juge judiciaire, sans fournir aucune adresse à laquelle pourraient lui être utilement adressés les éléments de la procédure actuellement pendante. Dans ces conditions, il y a lieu de prononcer un non-lieu à statuer en l’état sur la requête présentée par M. B....
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a plus lieu, en l’état, de statuer sur la requête de M. A... C... B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de police de Paris
Fait à Melun, le 16 mars 2026.
La présidente,
Signé : F. DEMURGER
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,