15 998 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
15 998
Décisions totales
383 581
Ordonnances
264 767
Avec résumé IA
Avocat : SULLIVAN & CROMWELL LLP
Avocat : SULLIVAN & CROMWELL LLP;Avocat1;Avocat2
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Avocat : GOMOT-PINARD
Avocat : NOHE-THOMAS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... D..., un ressortissant tunisien, visant à annuler l'arrêté du préfet de police refusant la délivrance d'un titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que les décisions étaient régulières, notamment en ce qui concerne la compétence de la signataire et leur motivation. Elle a jugé que le requérant, qui sollicitait un titre au titre d'une activité salariée, relevait prioritairement des dispositions spécifiques de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et non des dispositions générales de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) invoquées.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... D... visant à annuler un arrêté préfectoral lui imposant une interdiction de retour de douze mois. La juridiction estime que le préfet de police a légalement exercé son pouvoir d'appréciation en tenant compte des critères légaux, notamment l'absence de preuve d'intégration familiale et la soustraction à une précédente obligation de quitter le territoire. Les moyens tirés d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une violation de l'article 8 de la CEDH sont écartés, l'administration ayant respecté les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à annuler son interdiction de retour de 24 mois. Le juge estime que l'arrêté préfectoral est légal, car il est suffisamment motivé, fondé sur une délégation de signature régulière, et respecte les procédures légales. La décision s'appuie sur les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après examen de la situation personnelle du requérant.
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à annuler une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois. La juridiction estime que le préfet de police a légalement pris sa décision en application des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après un examen suffisant de la situation personnelle du requérant. Elle écarte les moyens soulevés, notamment le défaut de base légale et la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en contentieux de l'excès de pouvoir, a été saisi d'une requête visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement (OQTF, interdiction de retour, fixation du pays de destination, refus de délai de départ volontaire et assignation à résidence) prises à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'autorité signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et des erreurs dans l'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La juridiction a rejeté la demande d'annulation, considérant les moyens soulevés comme non fondés et validant ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux contestés.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante congolaise, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le droit de la requérante à être entendue avait été respecté dans le cadre de l'instruction de sa demande de titre de séjour. Elle a également jugé que sa situation personnelle ne présentait pas le caractère exceptionnel requis par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour justifier une admission au séjour.
Avocat : LOMBARDI
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 27 septembre 2024 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien et de son épouse. Le tribunal a annulé la décision, considérant que le préfet avait méconnu les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et n'avait pas procédé à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale des requérants, notamment au regard de leur vie privée. Les textes appliqués sont l'accord franco-algérien, l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : GOMMEAUX
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... visant à obtenir la transmission d'arrêtés statutaires et l'engagement de sa procédure de mise à la retraite. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas établie, la requérante n'ayant pas démontré que l'administration négligeait sa situation. Par conséquent, la demande de mesures provisoires a été jugée irrecevable.
Avocat : BETROM GAELLE
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par une association syndicale et des particuliers contre un permis d'aménager délivré pour un lotissement. La juridiction a jugé que les requérants avaient intérêt à agir et que l'association était recevable, mais a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incomplétude du dossier, à la méconnaissance des règles d'urbanisme (PLU, code de l'urbanisme) et à l'absence d'évaluation environnementale, n'étaient pas fondés. La demande d'annulation de l'arrêté municipal du 27 juin 2024 a donc été rejetée.
Avocat : LEMAIRE ROMAIN
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête en annulation d'un permis d'aménager pour un lotissement de trois lots à Gonneville-sur-Mer. Les requérants, une association syndicale et des propriétaires, invoquaient notamment des vices de forme, l'incomplétude du dossier, l'absence d'étude d'impact et des irrégularités au regard du PLU et du code de l'urbanisme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et a rejeté les conclusions en indemnité.
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la demande de l'association Camera di Commercio Italiana di Nizza, qui contestait des rappels de TVA pour la période 2012-2015. La juridiction estime que l'association, dont l'activité principale n'est pas lucrative, n'a pas démontré tenir une comptabilité distincte pour son activité accessoire imposable, condition nécessaire pour bénéficier du droit à déduction de la TVA. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives au champ d'application de la TVA, aux exonérations pour les organismes d'utilité générale et aux règles de déduction.
Avocat : SCP POMMIER-COHEN & ASSOCIES
**Sujet principal** : Contestation par une société suisse de redressements fiscaux (impôt sur les sociétés, contribution sur les revenus locatifs, retenue à la source) suite à la requalification en acte anormal de gestion de la mise à disposition gratuite d’un bien à son associé unique. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Phoenix Union Co. Il confirme son assujettissement à l’impôt sur les sociétés en France, en considérant qu’une société anonyme de droit étranger est assimilable à une société anonyme de droit français et est donc imposable sur sa forme sociale, indépendamment de son objet ou de son activité. La mise à disposition gratuite du bien constitue bien un acte anormal de gestion justifiant la réintégration de loyers fictifs. **Textes appliqués** : Article 206 du code général des impôts (assujettissement des sociétés anonymes à l’impôt sur les sociétés) et principes généraux du droit fiscal relatifs aux actes anormaux de gestion.
Avocat : SCP D'AVOCATS GÉRARD ROMAIN - VINCENT ZIMMER
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. M’hamed A... visant à annuler la décision de la préfète du Puy-de-Dôme prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le préfet avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation pour constater une menace à l'ordre public, en application des articles L. 511-1 et L. 511-3-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.