15 998 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
15 998
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 580
Avec résumé IA
Avocat : DE FROMENT
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 2 octobre 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant la reconduite à la frontière d'un ressortissant marocain. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une admission au séjour pour des motifs exceptionnels, en ne procédant pas à un examen réel et sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. D... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était régulière, suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Elle a notamment appliqué les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant les conditions de délivrance d'un titre de séjour étudiant.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et prononçant son éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement apprécié l'absence de vie familiale effective en France et le défaut d'intégration républicaine de l'intéressé, justifiant le refus au titre de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et des articles L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation des décisions et au respect de l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 11 septembre 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant sénégalais et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), qui prévoit la délivrance d'une carte de séjour pour un étranger marié à un ressortissant français. Le tribunal a également jugé que la procédure était irrégulière, notamment en raison de l'absence de consultation obligatoire de la commission du titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé un permis de construire délivré par le maire de Sarrola-Carcopino pour une maison individuelle. Le juge a estimé que le projet, situé en zone de montagne, contrevenait à l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme en ne réalisant pas une urbanisation en continuité avec un bourg, village, hameau ou groupe de constructions existant. Le second moyen, tiré de la méconnaissance d'un espace stratégique agricole (article L. 122-10), n'a pas été retenu comme fondant l'annulation.
Avocat : CABINET D'AVOCATS ROMANI-CLADA -MAROSELLI- ARMANI
Le Tribunal Administratif de Nantes constate un non-lieu à statuer sur une demande de référé-suspension visant un arrêté municipal d'opposition à l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. La juridiction relève que la commune a retiré l'arrêté contesté et a délivré une décision de non-opposition, rendant la requête sans objet. La procédure est donc close sans examen du fond, sur le fondement des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
Avocat : CABINET GENTILHOMME
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a ordonné au préfet d'Indre-et-Loire de délivrer un récépissé à Mme D... dans un délai de 48 heures, sous astreinte. Le juge a estimé que l'absence de titre de séjour valide, en la privant de travail, de revenus et d'accès aux soins, constituait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales. La requérante a également été admise provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à constater l'inexécution d'une précédente ordonnance et à assortir l'injonction d'une astreinte. Le juge a rejeté la requête, considérant que l'administration avait, bien que tardivement, délivré l'autorisation provisoire de séjour prescrite, exécutant ainsi substantiellement l'injonction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : GOMMEAUX
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs mesures d'éloignement prises par la préfète du Puy-de-Dôme à l'encontre d'un étranger. Le requérant contestait notamment le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), l'interdiction de retour, le refus de délai de départ volontaire, la fixation du pays d'éloignement et l'assignation à résidence. La juridiction a examiné la légalité de ces mesures au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et des conventions internationales invoquées, telles que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : FAURE-CROMARIAS
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d'éloignement. Le tribunal a annulé l'arrêté du 23 mai 2025 de la préfète de l'Ain, qui obligeait le requérant à quitter le territoire français, fixait son pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour. Cette annulation est fondée sur une erreur manifeste d'appréciation, l'administration n'ayant pas pris en compte l'intégration sociale et professionnelle récente du requérant, au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour « carte bleue européenne » et l'obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale du 7 juillet 2025, notamment au regard des conditions de ressources et de l'emploi effectif requises par l'article L. 421-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La demande d'injonction sous astreinte est également rejetée, l'urgence n'étant pas caractérisée pour cette mesure distincte.
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant l'Algérie comme pays de reconduite suite à une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, sans méconnaître l'article 3 de la CEDH. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 131-30 du code pénal.
Avocat : KOSO OMAMBODI
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 15 juillet 2024 refusant un titre de séjour à une ressortissante camerounaise et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que ce refus, fondé sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, méconnaissait son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de son pacte civil de solidarité et de sa vie familiale établie en France. Le préfet est enjoint de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... B... visant à suspendre son arrêté d'expulsion et les mesures associées. La juridiction estime qu'en raison de la gravité et de la récence de ses condamnations pénales, notamment pour des faits de stupéfiants et de vol, sa présence constitue une menace grave pour l'ordre public, justifiant l'expulsion malgré son parcours d'insertion et son état de santé. Elle applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives à l'éloignement et considère que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'est pas disproportionnée au regard de cette menace.
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un ressortissant mongol visant à enjoindre au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et une carte de séjour pluriannuelle. Le juge a estimé que l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, condition de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, malgré la situation de séjour irrégulier et la suspension du contrat de travail du requérant. La décision s'appuie sur le constat que l'administration avait déjà été enjointe par un jugement antérieur de délivrer le titre et qu'aucun élément ne prouvait qu'elle n'exécuterait pas cette obligation.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté préfectoral rejetant la demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant serbe. La juridiction a jugé que le refus de séjour portait une atteinte excessive au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales et de la durée de sa présence en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Avocat : TOMC
Avocat : MABILON SALOMÉ