1 654 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 654
Décisions totales
383 581
Ordonnances
281 615
Avec résumé IA
Avocat : PRONOST
Avocat : CABINET POLLONO
Avocat : ESSONO NGUEMA
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. A... C..., ressortissant comorien, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de l'Isère. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, propres aux décisions implicites. Sur le fond, il a jugé que les pièces fournies, essentiellement des prescriptions médicales et des relevés bancaires sans mouvement, n'établissaient pas l'intensité des liens personnels et familiaux en France nécessaire pour justifier un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MAISONOBE - OLLIVIER
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France rejetant la demande de visas de long séjour pour trois enfants mineurs au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée en matière de réunification familiale et que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3 §1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, étaient de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint au ministre de l'intérieur de procéder à un nouvel examen de la situation des enfants dans un délai de sept jours.
Avocat : POLLONO
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme B..., ressortissante nigériane, épouse d'un bénéficiaire de la protection internationale. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressée se trouvant privée de tout document justifiant la régularité de son séjour et de son droit de travailler. Il a également retenu que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 19 août 2025 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé des visas de long séjour pour réunification familiale à Mme B... et ses enfants, ressortissants syriens. Les requérants contestaient le refus fondé sur une menace à l'ordre public liée au comportement du réfugié en France, invoquant notamment la méconnaissance de l'autorité de chose jugée et une erreur d'appréciation. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à sa fille mineure. En cours d’instance, le visa sollicité a été délivré le 3 septembre 2025 par l’autorité consulaire française à Conakry. Par ordonnance du 10 octobre 2025, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, l’Etat a été condamné à verser 600 euros à l’avocate de la requérante.
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés du préfet de police l’obligeant à quitter le territoire français, constate que l’intéressé a été placé en rétention administrative au centre de Paris 1. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal territorialement compétent est celui dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention. Par conséquent, le tribunal se déclare incompétent et transmet l’affaire au Tribunal administratif de Paris.
Avocat : OBONO METOULOU
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la compagnie financière pour l’investissement d’un recours en excès de pouvoir visant à obtenir la décharge et la restitution d’un crédit d’impôt pour investissements productifs en outre-mer. La requérante s’est désistée de son action, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. L’administration fiscale a présenté des conclusions reconventionnelles tendant au paiement d’un solde d’impôt sur les sociétés, mais celles-ci ont été jugées irrecevables car aucun dégrèvement préalable n’était intervenu, en application de l’article R. 200-15 du livre des procédures fiscales.
Avocat : VILLE LÉONORE
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 17 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Avocat : SELARL BENGONO
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa rejetant la demande de visa de long séjour pour réunification familiale de Mme B... A.... Les requérants invoquaient l'urgence liée à la grossesse de Mme B... A..., dont le terme était prévu pour janvier 2026. Le juge a estimé que cette circonstance, en l'absence de grossesse à risque démontrée et de démarches rapides après l'obtention de la protection subsidiaire par M. E... C..., ne caractérisait pas une urgence suffisamment grave et immédiate. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus implicite de visa de long séjour pour réunification familiale, a constaté que le ministre de l’intérieur avait donné instruction de délivrer les visas sollicités. Cette décision de l’administration rendant sans objet les conclusions en suspension, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer. La requête était fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 561-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour opposé à Mme B... par la commission de recours. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa sollicité a été délivré le 24 mars 2025, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Par ordonnance du 9 octobre 2025, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur ces conclusions. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par les requérants.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de visa de long séjour pour une enfant mineure. En cours d’instance, le visa sollicité a été délivré par l’autorité consulaire le 16 juillet 2024, rendant la décision attaquée implicitement retirée. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. L’Etat a été condamné à verser 500 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension d'une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge a constaté qu'aucune décision implicite n'était née, la préfète ayant fait droit à la demande de l'intéressé en lui délivrant un certificat de résidence algérien avant l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été jugée irrecevable.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa rejetant la demande de visa de long séjour pour réunification familiale de l’enfant C..., née en France. La condition d’urgence a été reconnue en raison de la séparation de l’enfant d’avec son père, réfugié, et de son état de santé nécessitant des soins. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 561-2, 3° du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, combiné aux articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3§1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue est la suspension de la décision de refus de visa.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. A..., ressortissant guinéen, contre un arrêté du préfet de la Sarthe refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé l'arrêté en se fondant sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que le refus portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Il a relevé la présence prolongée de M. A... en France depuis quatorze ans, son intégration sociale démontrée par son bénévolat sportif et l'avis favorable de la commission du titre de séjour. L'État a été condamné à verser 1 100 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de titre de séjour du préfet de la Loire-Atlantique. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de sa situation. Le tribunal a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 422-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité du refus de séjour.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour et un réexamen de sa situation. Le requérant invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales (droit au travail, au logement, à la vie privée) en raison du refus persistant de l'administration de lui délivrer un récépissé, malgré des injonctions antérieures du juge des référés. Le préfet de la Loire-Atlantique a soutenu qu'il n'y avait plus lieu de statuer, ayant pris une nouvelle décision d'irrecevabilité devenue définitive. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'ordonnance s'inscrit dans le cadre des articles L. 521-2 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.