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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 601 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 601

Décisions totales

383 581

Ordonnances

292 113

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : ORIEffacer tout
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504761

Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 7 janvier 2025, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait pas réexaminé la demande de titre de séjour de M. A... dans le délai imparti. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il a prononcé une astreinte de 50 euros par jour à l’encontre du préfet, à défaut d’exécution complète dans un nouveau délai de deux mois. Cette décision vise à contraindre l’administration à se conformer à l’injonction initiale.

Avocat : BRUNO BOCHNAKIAN & MARJORIE LARRIEU-SANS

25 novembre 2025• 6ème chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521645

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. B..., ressortissant nigérian. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant ne démontrait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré l'ancienneté de sa demande et les interruptions de récépissés. La solution retenue est un rejet par ordonnance motivée, sans examen des moyens soulevés (méconnaissance de l'article L. 423-2 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH).

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CLORIS

24 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518821

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 2 octobre 2025 par lequel la ministre de l'Éducation nationale a mis fin au stage de M. C..., professeur agrégé stagiaire, et l'a réintégré dans son corps d'origine. Le juge a reconnu l'urgence, notamment en raison de la baisse substantielle de revenus et de la situation personnelle et financière précaire du requérant. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, y compris ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée.

Avocat : ORIER RISSER AVOCATS

24 novembre 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509317

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme G... et M. F... demandant l'annulation de la décision du 3 novembre 2025 par laquelle l'OFII leur a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, la décision étant signée par une autorité ayant reçu délégation et étant régulièrement motivée en droit. Il a jugé que le refus était légalement fondé sur l'article L. 515-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les requérants ayant présenté une demande de réexamen de leur demande d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que l'OFII avait pris en compte leur vulnérabilité, notamment en les hébergeant, et avait procédé à un examen sérieux de leur situation.

Avocat : JACQUIN FLORIANE

24 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2513564

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 21 octobre 2025 par lequel la préfète déléguée pour l'égalité des chances des Bouches-du-Rhône a mis en demeure M. C... de quitter un logement occupé sans droit ni titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'expulsion imminente étant la conséquence directe de l'occupation illicite du logement, et qu'aucun doute sérieux n'existait sur la légalité de la décision. La décision s'appuie notamment sur l'article 38 de la loi du 5 mars 2007, qui permet l'évacuation forcée en cas d'occupation par manœuvres, et écarte les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : BORIE

24 novembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2108158

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Rollin Stones contestant le refus de permis de construire un chalet à Chamonix-Mont-Blanc. Le tribunal a jugé que le projet, qui prévoyait un portail anti-inondation et non un cuvelage étanche, ne respectait pas les dispositions du règlement O du plan de prévention des risques inondation (PPRI). Ce motif de refus étant suffisant pour justifier légalement la décision du maire, les autres moyens soulevés par la requérante n'ont pas été examinés.

Avocat : LORICHON

24 novembre 2025• 2ème Chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 501740

Avocat : MORINEAU

21 novembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:501740.20251121• 2ème chambre jugeant seule
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520541

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision d'ajournement au master 2 de géopolitique de l'université Paris 8. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun doute sérieux n'entachait la légalité de la décision, l'étudiant ayant cumulé 80 absences injustifiées en violation de l'obligation d'assiduité prévue par le code de l'éducation. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : ORIER AVOCATS

21 novembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510646

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative par M. B..., a pris acte de son désistement des conclusions tendant à obtenir la communication de la décision relative à sa candidature au marché de Noël 2025. La requête a été rejetée, faute d’urgence démontrée, M. B... ayant déjà eu connaissance du rejet de sa candidature. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, M. B... a été condamné à verser 500 euros à la commune de Grenoble.

Avocat : LABORIE

21 novembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415626

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait la décision 48SI du 2 janvier 2021 constatant l'invalidité de son permis de conduire, mais cette contestation a été jugée tardive, la notification ayant été régulièrement effectuée à cette date. Les conclusions relatives à deux infractions n'ayant entraîné aucun retrait de points ont également été rejetées, car dirigées contre des décisions inexistantes. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 223-3 du code de la route.

Avocat : TRITSCHLER MARJORIE

21 novembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404013

Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 26 février 2024. Ce refus de renouvellement de titre de séjour était fondé sur la menace pour l'ordre public que constituait sa présence en France, en raison d'une condamnation pénale pour agression sexuelle sur mineur. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en appliquant l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme inopérants.

Avocat : TRORIAL

20 novembre 2025• 11ème chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2300541

Le Tribunal administratif de la Martinique a été saisi par plusieurs associations de protection de la nature d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté préfectoral du 24 juillet 2023 fixant les dates d’ouverture et de clôture de la chasse pour la campagne 2023-2024. Les requérantes contestaient notamment les dates de chasse au gibier d’eau et l’autorisation de chasser le pigeon à cou rouge et le moqueur corossol, invoquant l’incompétence de l’auteur de l’acte, une erreur manifeste d’appréciation et une méconnaissance du principe de précaution. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le préfet était compétent pour fixer les dates de chasse au gibier d’eau en application des articles R. 424-6 et R. 424-9 du code de l’environnement, et que les restrictions apportées n’étaient pas entachées d’erreur manifeste d’appréciation. La requête a donc été rejetée.

Avocat : VICTORIA

20 novembre 2025• 1ère Chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502004

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de Mme C... contestant son expulsion et son assignation à résidence. La requérante, de nationalité marocaine, avait été condamnée pénalement pour des faits de violences aggravées et de trafic de stupéfiants, ce qui constituait une menace grave pour l'ordre public justifiant l'expulsion sur le fondement de l'article L. 631-2 du CESEDA. Le tribunal a également validé l'assignation à résidence, estimant qu'elle était proportionnée et nécessaire pour garantir l'exécution de la mesure d'éloignement. Les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la CEDH et l'absence de perspective d'éloignement, ont été écartés.

Avocat : JACQUIN FLORIANE

20 novembre 2025• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502099

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de Mme C... contestant son expulsion et son assignation à résidence. Concernant l'expulsion, le tribunal a jugé que la décision du préfet de la Haute-Saône était légale, la requérante représentant une menace grave et actuelle pour l'ordre public en raison de ses condamnations pénales, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3 de la CIDE étaient infondés. S'agissant de l'assignation à résidence, le tribunal a estimé que la mesure était proportionnée et nécessaire à l'exécution de l'expulsion, et qu'elle ne portait pas une atteinte excessive à sa vie privée et familiale. Les décisions ont été prises en application des articles L. 631-2 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : JACQUIN FLORIANE

20 novembre 2025• 1ère chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519597

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de Mme A..., ressortissante ghanéenne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction délivrée via le téléservice, lui permettant de justifier de la régularité de son séjour et de travailler, conformément aux articles R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.

Avocat : MORIN

19 novembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504361

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 20 février 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône refusait l'admission au séjour de Mme B..., ressortissante sénégalaise, l'obligeait à quitter le territoire et prononçait une interdiction de retour de deux ans. La solution retenue est fondée sur l'irrégularité substantielle de la signature de l'arrêté, dont le nom et la qualité du signataire étaient illisibles, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a ainsi fait droit au moyen d'incompétence soulevé par la requérante, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : GUIDOT-IORIO

19 novembre 2025• 7ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2304029

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A..., a ordonné une expertise médicale avant dire droit pour déterminer si une faute du centre hospitalier intercommunal de Créteil (CHIC) lors de sa prise en charge entre le 30 juin et le 10 juillet 2021 est à l’origine du syndrome de Binder diagnostiqué sur son fœtus. Le tribunal a rejeté la demande de provision de 4 000 euros, estimant que l’existence d’une faute n’est pas établie en l’état du dossier. La décision se fonde sur l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, qui conditionne la responsabilité hospitalière à une faute prouvée.

Avocat : SORIA

18 novembre 2025• 1ère chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508353

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet de police de renouveler son récépissé de demande de titre de séjour. En cours d’instance, l’administration a délivré à l’intéressé une carte de séjour pluriannuelle, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : MORIN

18 novembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407219

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant le refus de délivrance d’une carte de séjour "salarié" par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a substitué à la base légale erronée (article L. 423-23 du CESEDA) les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien, seules applicables, sans priver l'intéressé de garanties. Il a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que le motif erroné (existence d'une précédente mesure d'éloignement) n'était pas déterminant, l'administration s'étant aussi fondée sur l'absence de communauté de vie stable avec l'épouse. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : CLORIS

18 novembre 2025• 1ère chambre
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2513935

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 5 août 2025 constatant les limites du domaine public maritime à La Ciotat, présentée par la SCI Cht’i Les Bains et la SARL La Grande Plage. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérantes n’apportant pas la preuve d’une atteinte suffisamment grave et immédiate à leurs intérêts, malgré l’évocation de pertes financières et de droits de propriété. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 2111-4 et L. 2111-5 du code général de la propriété des personnes publiques, qui définissent le rivage de la mer et la procédure de constatation de ses limites.

Avocat : JORION

18 novembre 2025