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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 637 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 637

Décisions totales

383 581

Ordonnances

262 709

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : OTTEffacer tout
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305196

Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi par M. C... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du ministre de l’éducation nationale refusant sa nomination comme professeur de sport stagiaire, a rejeté sa requête. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, la signataire disposant d’une délégation régulière. Il a jugé que l’administration n’était pas en situation de compétence liée et pouvait légalement apprécier, dans l’intérêt du service, les garanties du lauréat pour exercer les fonctions, sans commettre d’erreur de droit au regard de l’article 8 du décret n°85-720 du 10 juillet 1985. La solution retenue confirme le large pouvoir d’appréciation de l’administration lors de la nomination des lauréats de concours de la fonction publique.

Avocat : BELLOTTI

10 octobre 2025• 3ème chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00514

Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS

10 octobre 2025• 4ème chambre
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200771

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la commune de Biguglia d’une demande d’indemnisation pour des désordres affectant le faux-plafond de la salle de spectacle du complexe culturel Charles Rocchi. La commune recherchait la responsabilité décennale et, à titre subsidiaire, contractuelle de la SARL Les Nouveaux Menuisiers, de la SASU Apave Sudeurope et de la SARL Anonymes architectes. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes de la commune, considérant que l’action fondée sur la garantie décennale était irrecevable faute de réception des travaux du lot n°5, et que la responsabilité contractuelle ne pouvait être engagée en l’absence de lien contractuel avec les sociétés mises en cause. La demande de mise hors de cause de M. C... a été accueillie.

Avocat : OTTAVIANI

10 octobre 2025• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502785

Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la commune de Villeloin-Coulangé afin d’obtenir le versement d’une provision en réparation des désordres affectant la maison de santé pluridisciplinaire, imputés à l’architecte M. G... dans le cadre de sa responsabilité décennale. Le juge a retenu que la créance de la commune n’était pas sérieusement contestable, en se fondant sur le rapport d’expertise judiciaire qui établissait la responsabilité de M. G... à hauteur de 40 % dans les désordres. Il a ainsi condamné M. G... à verser à la commune une provision correspondant à sa part de responsabilité, soit 40 % du montant des travaux de réparation et des préjudices immatériels et financiers justifiés, sur le fondement des principes de la responsabilité décennale des constructeurs (articles 1792 et suivants du code civil).

Avocat : SCP CM&B COTTEREAU MEUNIER BARDON &ASSOCIES

8 octobre 2025
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY00790

Avocat : SCP BLANCHECOTTE - BOIRIN

8 octobre 2025• 3ème chambre - formation à 3
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2407216

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu d'aide personnalisée au logement de 6 126,30 euros notifié par la CAF de l'Hérault. Le tribunal a constaté que les indus avaient été annulés par la CAF suite à une erreur de saisie informatique, rendant sans objet les conclusions principales et subsidiaires de la requérante. Concernant le refus de communication d'un rapport de contrôle, le tribunal a jugé qu'aucun document de ce type n'existait, l'indu résultant d'une erreur technique et non d'un contrôle. La requête a été intégralement rejetée, sans application des dispositions relatives aux frais de justice.

Avocat : BELLOTTI

7 octobre 2025• Magistrat HUCHOT
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2502814

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension par des parents demandant l’annulation du refus du recteur de l’académie de Bordeaux d’autoriser l’instruction en famille de leurs deux enfants pour l’année 2025-2026. Les requérants invoquaient l’urgence et des doutes sérieux sur la légalité des décisions, notamment l’insuffisance de motivation, l’incompétence de l’auteur, et une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 131-5 du code de l’éducation. Le tribunal a rejeté les demandes, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie, le refus initial datant de mai 2025 et les parents n’ayant pas justifié d’une situation particulière nécessitant une suspension immédiate. Aucun des moyens soulevés n’a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.

Avocat : ROMAZZOTTI

6 octobre 2025
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2502817

Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 23 septembre 2025, modifié le 29 septembre 2025, par lequel le préfet de la Charente-Maritime avait obligé M. B..., ressortissant pakistanais, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a jugé que la décision était entachée d'une erreur de droit, car le préfet ne pouvait fonder l'obligation de quitter le territoire sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. B... était demandeur d'asile en Italie et relevait d'une procédure de transfert en application du règlement (UE) n° 604/2013. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées a été annulé, et l'État a été condamné à verser 1 000 euros à Me Romazzoti au titre des frais de justice.

Avocat : ROMAZZOTTI

6 octobre 2025• URGENCES ETRANGERS
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2205913

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de la SAS Fineline France, qui contestait le rappel de retenue à la source (RAS) au titre de dividendes versés en 2020 à sa société mère singapourienne. La société soutenait que les bénéficiaires effectifs des dividendes étaient des entités à Hong-Kong et à Chypre, justifiant un taux réduit de 10 % prévu par les conventions fiscales avec ces territoires. Le tribunal a jugé que la loi fiscale nationale (CGI) s’appliquait d’abord, et que la société n’a pas démontré que les stipulations des conventions invoquées permettaient d’écarter le taux de 28 % prévu par le droit interne. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant le bien-fondé du rappel de RAS et des pénalités.

Avocat : POTTIER

6 octobre 2025• 2ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509474

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 18 août 2025 par lequel le maire de Bourgoin-Jallieu a infligé à M. B..., brigadier-chef de police municipale, une exclusion temporaire de trois mois. Le juge a estimé qu’aucun des moyens invoqués (incompétence, insuffisance de motivation, inexactitude des faits, disproportion de la sanction) n’était, en l’état, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée. La requête est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, et la sanction a été prise en application du code général de la fonction publique.

Avocat : COTTIGNIES

6 octobre 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 508788

Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS

4 octobre 2025ECLI:FR:CEORD:2025:508788.20251004• Juge des référés
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516031

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Collectif la Verte (CLV). Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de police de publier ou communiquer les listes d'attente et d'attribution des autorisations de stationnement des taxis depuis 2008. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association n'ayant pas justifié d'une situation d'urgence au regard du caractère ancien et inchangé de la situation. Il a également relevé que la demande tendait davantage à une saisine de la commission d'accès aux documents administratifs ou à un recours au fond.

Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)

3 octobre 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302948

Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) était saisi par Mme A..., aide-soignante, contestant deux arrêtés du 6 juillet 2023 la plaçant en congé de maladie ordinaire puis en disponibilité d'office, et demandant réparation. Le tribunal constate un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation, ces arrêtés ayant été retirés par des décisions du 6 octobre 2023 devenues définitives. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal rejette la faute tirée de l'incompétence de l'auteur des actes, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondée sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi du 9 janvier 1986.

Avocat : COTTINET

3 octobre 2025• 2ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2417381

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 21 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendu, un défaut de motivation, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en se basant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : OTTOU

1 octobre 2025• 5ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 488357

Avocat : SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH

30 septembre 2025ECLI:FR:CECHR:2025:488357.20250930• 5ème et 6ème chambres réunies
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300808

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B..., ancien ingénieur de la DCN, d’une demande d’indemnisation pour un préjudice d’anxiété lié à son exposition à l’amiante. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l’absence de mesures de protection efficaces. Il a écarté l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, la profession du requérant ne figurant pas à l’annexe II de l’arrêté du 21 avril 2006. La décision se fonde sur la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État et sur le décret du 17 août 1977 relatif à l’amiante.

Avocat : OTT-RAYNAUD

30 septembre 2025• 3ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2105386

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D... qui demandaient l'annulation de deux permis de construire (initial et modificatif) délivrés par le maire de Saint-Jorioz à M. et Mme A... pour la construction d'une maison individuelle. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt pour agir des requérants. Sur le fond, il a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 du règlement du PLU était inopérant, car le projet n'impliquait pas la création d'un nouvel accès à la voie publique. Enfin, il a estimé que le moyen tiré de la violation de l'article 9 du même règlement n'était pas fondé, l'emprise au sol du projet, incluant la piscine, ne dépassant pas le coefficient maximal autorisé de 0,20.

Avocat : SELARL MEROTTO

30 septembre 2025• 2ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501928

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de la société BSL contestant l'arrêté du maire de Saint-Genis-Pouilly du 13 août 2024, qui rejetait sa demande de permis de construire et retirait un permis tacite obtenu en 2022. La société invoquait un vice de procédure, soutenant que le retrait avait été effectué sans respecter la procédure contradictoire préalable, faute de notification valable du courrier l'invitant à présenter ses observations. Le tribunal a rejeté ce moyen, considérant que la commune avait bien engagé la procédure contradictoire en adressant le courrier à la société, et que les irrégularités alléguées (destinataire erroné et signature non conforme) n'étaient pas établies. En conséquence, la requête a été rejetée, et la société BSL a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 424-2 et R. 423-23 du code de l'urbanisme, ainsi que des articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : AARPI MEROTTO & JULIAND

30 septembre 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510713

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante comorienne, prise par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Il a également retenu qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard des articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au droit au séjour du parent d'enfant français.

Avocat : BELOTTI

29 septembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511175

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet des Bouches-du-Rhône rejetant la demande de titre de séjour de M. B..., un ressortissant malien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était satisfaite compte tenu de la situation précaire du requérant, ancien mineur pris en charge par l'aide sociale à l'enfance et actuellement apprenti. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard de l'article L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BELOTTI

29 septembre 2025