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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 382 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 382

Décisions totales

383 581

Ordonnances

299 386

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : OUKEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518832

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 4 juillet 2025 lui refusant l’entrée en France au titre de l’asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la confidentialité des éléments de la demande d’asile n’avait pas été méconnue et que les conditions matérielles de l’entretien n’étaient pas établies comme ayant entravé le récit du requérant. Il a jugé que la demande d’asile était manifestement infondée au sens des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que la décision ne méconnaissait ni le principe de non-refoulement, ni l’article 33 de la convention de Genève, ni l’article 3 de la convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : BANOUKEPA

11 juillet 2025• 8e Section - MESD
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303929

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour « salarié ». Le tribunal a jugé que M. B ne remplissait pas les conditions de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988, faute de présenter un contrat de travail visé par les autorités compétentes. Les autres moyens, tirés de la circulaire du 28 novembre 2012, de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme, ont également été écartés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BOUKHELIFA

10 juillet 2025• 11ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2404830

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant à M. C, demandeur d'asile congolais, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a retenu un vice de procédure, estimant que M. C n'avait pas été informé, avant la décision, que le refus d'une orientation en région ou d'une proposition d'hébergement pouvait entraîner ce refus, le privant ainsi d'une garantie prévue par les articles L. 551-9, L. 551-10 et D. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

8 juillet 2025• 5ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518621

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision du 30 juin 2025 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé l'admission sur le territoire français au titre de l'asile de Mme C, ressortissante kényane. Le tribunal juge que le ministre a commis une erreur de droit en considérant la demande d'asile comme manifestement infondée, au sens des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il estime que le récit de la requérante, précis et circonstancié sur son engagement politique et les risques encourus, ne pouvait être qualifié de manifestement dénué de crédibilité ou de pertinence.

Avocat : BANOUKEPA

8 juillet 2025• 8e Section - MESD
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2508256

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. A, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a rappelé que ces conditions peuvent être refusées si le demandeur d'asile n'a pas présenté sa demande dans le délai de 90 jours sans motif légitime, conformément aux articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a rejeté la requête, estimant que les circonstances personnelles invoquées par M. A ne constituaient pas un motif légitime pour justifier le dépôt tardif de sa demande d'asile.

Avocat : MOUTSOUKA

8 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2508255

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. B A, ressortissant centrafricain, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que le requérant n'a pas justifié d'un motif légitime pour avoir déposé sa demande d'asile plus de huit mois après son entrée en France, dépassant ainsi le délai de quatre-vingt-dix jours prévu à l'article L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il juge également que sa situation de précarité et ses problèmes psychologiques allégués ne caractérisent pas une vulnérabilité au sens de l'article L. 522-3 du même code. La décision de l'OFII est donc validée.

Avocat : MOUTSOUKA

8 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2508142

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La décision a été prise en application des articles L. 551-9, L. 551-16 et L. 573-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a considéré que les conditions matérielles d'accueil prennent fin à la date du transfert effectif vers l'État européen compétent pour examiner la demande d'asile, et que la requérante n'a pas démontré d'erreur d'appréciation de l'OFII quant à sa vulnérabilité. Par conséquent, la demande d'annulation et la demande d'injonction ont été rejetées.

Avocat : MOUTSOUKA

8 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2507911

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 28 mai 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII de Créteil refusait à Mme G, Mme B I D et M. C H A, ressortissants congolais, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur le non-respect du délai de quatre-vingt-dix jours pour déposer une demande d'asile, était illégal en raison de l'existence d'un motif légitime. Il a relevé que Mme G avait subi un accident vasculaire cérébral en mars 2025, entraînant une hospitalisation prolongée et un handicap physique, plaçant la famille dans une situation de vulnérabilité particulière. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MOUTSOUKA

8 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510327

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant sa demande de certificat de résidence algérien. En cours d’instance, M. B... s’est désisté de ses conclusions après que l’administration a justifié de la fabrication de son titre de séjour. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a condamné l’État à verser 600 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : OUKHELIFA

7 juillet 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401818

Le Tribunal administratif d’Orléans annule la décision du 8 mars 2024 par laquelle la préfète du Loiret a refusé de délivrer à M. A, ressortissant algérien, une carte de résident de dix ans. Le tribunal estime que la préfète a commis une erreur d’appréciation au regard des stipulations de l’article 7 bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dès lors que M. A justifiait d’une résidence ininterrompue de trois ans et de ressources stables et suffisantes, supérieures au SMIC sur plusieurs années. La décision est annulée sans qu’il soit besoin d’examiner l’autre moyen tiré de l’insuffisance de motivation.

Avocat : OUKHELIFA

4 juillet 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517831

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant burkinabé, d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet de police refusant de lui délivrer une carte de résident. Le requérant s'est désisté de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction après que l'administration lui a délivré une autorisation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire à M. A, tout en condamnant l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais d'instance, sous réserve de l'obtention définitive de l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

4 juillet 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410680

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 31 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : SOUKOUNA

3 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement (Collégiale)
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404536

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Tarn-et-Garonne refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjointe de Français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de la procédure contradictoire, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la décision de refus était fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : BOUKOULOU

2 juillet 2025• 2ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2507274

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur la demande du préfet de Seine-et-Marne fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A, ressortissant guinéen, du centre d'hébergement d'urgence de Lagny-sur-Marne. Le juge a constaté que M. A, dont la demande d'asile avait été rejetée, occupait sans titre le logement après mise en demeure infructueuse, et que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies pour libérer une place destinée à d'autres demandeurs d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement et la procédure d'expulsion en cas de maintien sans droit.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

2 juillet 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508132

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet de police du 3 février 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d’un an. Le requérant invoquait des risques de persécution en cas de retour au Sri Lanka en raison de son appartenance à la minorité tamoule. Le tribunal a estimé que ces allégations n’étaient assorties d’aucune justification et n’établissaient pas une méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation pour excès de pouvoir, sur le fondement du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : BOUKOBZA

2 juillet 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517813

Cette décision du Tribunal administratif de Paris concerne une demande de suspension d’un refus implicite de titre de séjour, formée par une ressortissante étrangère sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés rejette la requête pour incompétence territoriale, constatant que la requérante résidait dans les Hauts-de-Seine à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 522-8-1 du même code, il estime que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. La solution retenue est donc un rejet pur et simple de la requête, sans examen au fond.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

1 juillet 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2308642

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) a examiné la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a rappelé que le recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale, et que la décision implicite de rejet est réputée fondée sur les mêmes motifs que la décision initiale. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal s'est fondé sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

1 juillet 2025• 2ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427472

Cette décision du Tribunal Administratif de Paris annule le refus de la commission de médiation du département de Paris de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement social de M. E B. Le tribunal a jugé que la commission ne pouvait pas rejeter le recours au motif que des pièces justificatives étaient manquantes, sans avoir préalablement établi que le demandeur avait effectivement reçu le courrier lui demandant de compléter son dossier. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à la commission d'informer le demandeur des pièces manquantes et de suspendre les délais, ce qui n'a pas été régulièrement mis en œuvre en l'espèce.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

27 juin 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513433

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous pour obtenir un duplicata de son certificat de résidence. Le juge a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet avait pris un arrêté retirant ce titre de séjour à l'intéressée. La mesure sollicitée faisant ainsi obstacle à l'exécution de cette décision administrative, la condition posée par l'article L. 521-3 n'était pas remplie. La requête a donc été rejetée, seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle ayant été accordée.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

26 juin 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510677

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme A... concernant le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence en raison de sa situation de précarité et de son licenciement, mais le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie. En effet, la décision implicite de rejet datait du 18 mars 2024 et Mme A... ne démontrait pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement de titre de séjour. La requête a été rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code, sans admission à l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

25 juin 2025