254 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
254
Décisions totales
383 581
Ordonnances
242 872
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B..., ressortissante salvadorienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de lui fixer un rendez-vous pour l’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de l’intéressée, présentée par courrier du 30 avril 2024, relevait de la procédure de dépôt en préfecture ou par voie postale prévue à l’article R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et non du téléservice. En l’absence de justificatif de dépôt complet de sa demande, la requérante n’établissait pas que l’administration aurait refusé de l’enregistrer, rendant la mesure demandée non utile au sens de l’article L. 521-3.
Avocat : PAPINOT
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. B..., ressortissant nigérian, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Orne d’abroger un arrêté du 27 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, en raison de sa vie familiale avec sa compagne et leurs trois enfants nés en France. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la naissance de son troisième enfant en septembre 2024 ne constituait pas un changement de circonstances suffisant pour rendre la décision initiale illégale, et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution s’appuie sur l’article L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration, qui conditionne l’abrogation d’un acte non créateur de droits à un changement de circonstances de droit ou de fait postérieur à son édiction.
Avocat : PAPINOT