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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2508583

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2508583

lundi 8 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2508583
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPAPINOT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande de M. B, ressortissant colombien, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en vue du renouvellement de son titre de séjour. En effet, le préfet des Yvelines lui avait déjà attribué un rendez-vous le 29 août 2025, rendant la mesure demandée sans objet. Le tribunal a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 24 et 30 juillet 2025, M. C, représenté par Me Papinot, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet des Yvelines de le convoquer à un rendez-vous afin qu'il puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros à verser au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'urgence est caractérisée dès lors que l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous afin de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour mention " vie privée et familiale " le place dans une situation irrégulière et précaire, à compter du 29 août 2025, date d'expiration de son actuel titre de séjour ;

- la mesure présente un caractère utile dès lors qu'elle constitue l'unique moyen pour régulariser sa situation ;

- la mesure sollicitée ne fait obstacle à aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2025, le préfet des Yvelines conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que M. B est convoqué à un rendez-vous le 29 août 2025, à 14 heures 05 à la Préfecture de Versailles.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Marmier, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant colombien, bénéficie d'une carte de séjour temporaire valable jusqu'au 29 août 2025. Il expose avoir sollicité en vain auprès du préfet des Yvelines l'obtention d'un rendez-vous en vue de pouvoir déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour. Il demande, en conséquence, au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 précité, d'enjoindre au préfet des Yvelines de lui fixer un rendez-vous.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Il résulte de l'instruction que les services de la préfecture des Yvelines ont attribué un rendez-vous à M. B, fixé au 29 août 2025 à 14 heures 05, afin qu'il puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction susvisées de la requête.

Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :

4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat, une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par M. B.

Article 2 : L'État versera une somme de 1000 euros à M. B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Yvelines.

Fait à Versailles, le 8 septembre 2025.

Le juge des référés,

signé

A. Marmier

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2508583

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