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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

574 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

574

Décisions totales

383 581

Ordonnances

305 556

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : PARISEffacer tout
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308200

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de la commune de Corbeil-Essonnes, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour une erreur de calcul de la dotation globale de fonctionnement (DGF) en 2023. La commune contestait la méthode de calcul de sa population légale, estimant que l'utilisation des données INSEE, authentifiées par décret, était erronée. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État ne pouvait être engagée, car la commune n'établissait pas l'illégalité fautive de la méthode de calcul, le recensement étant effectué sous la responsabilité de l'INSEE conformément à la loi du 27 février 2002. La solution retenue est le rejet de la demande indemnitaire, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DS AVOCATS - PARIS

29 septembre 2025• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404933

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté du 19 octobre 2023 par lequel le maire de Thiais avait retiré le permis de construire tacite obtenu par la SCCV Thiais 18 Veil pour un ensemble immobilier de quinze logements et un commerce. Le tribunal a jugé que ce retrait était illégal car il n'avait pas été précédé de la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. La requête a été déclarée recevable, la SCCV Thiais 18 Veil ayant qualité pour agir et ayant formé un recours gracieux dans les délais.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ADDEN AVOCATS PARIS

24 septembre 2025• 7ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2510123

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la commune de Mantes-la-Jolie d’une demande de suspension de l’exécution d’un arrêté préfectoral du 12 août 2025 délivrant un permis de construire à titre précaire pour l’installation de bâtiments modulaires destinés à l’hébergement de mineurs non accompagnés. La commune invoquait l’urgence et l’existence de moyens propres à créer un doute sérieux, notamment un défaut de motivation et une erreur manifeste d’appréciation quant au caractère temporaire et réversible du projet. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, après régularisation par un arrêté rectificatif. Cette décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3 du code de l’urbanisme.

Avocat : DS AVOCATS - PARIS

23 septembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511703

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Tecobat. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 26 juin 2025 par laquelle le ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation a refusé de renouveler ses agréments de contrôleur technique pour les rubriques B1, C4 et C5. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la société n'apportant pas la preuve d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur le code de la construction et de l'habitation ainsi que sur l'arrêté du 26 novembre 2009.

Avocat : CABINET FIDAL DIRECTION PARIS

23 septembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2302691

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise d'abroger le classement de sa parcelle en zone naturelle NPr (réservoir de biodiversité) par le plan local d'urbanisme intercommunal. Le juge a estimé que ce classement, fondé sur la qualité écologique et paysagère du site (lisière d'un espace boisé et réservoir de biodiversité), n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme. Il a rappelé que la seule circonstance qu'un terrain ait pu être classé en zone urbanisée par le passé ne fait pas obstacle à un classement futur en zone naturelle. Les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont donc été rejetées.

Avocat : AGN AVOCATS PARIS

19 septembre 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502843

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire estonien contre un permis français. Le tribunal a rejeté la demande d’annulation, estimant que le préfet n’avait commis ni erreur de fait ni erreur de droit, car le permis estonien avait été obtenu en échange d’un permis arménien, ce qui ne permet pas sa reconnaissance en France. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la route et de l’arrêté du 8 février 1999 fixant les conditions d’échange des permis de conduire délivrés par les États membres de l’Union européenne.

Avocat : PARISI

18 septembre 2025• JU 1ère chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303649

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme F, qui contestaient le refus d’autorisation d’instruction dans la famille pour leur fille au titre de l’année 2023-2024, fondé sur le 4° de l’article L. 131-5 du code de l’éducation. Le tribunal a jugé que la décision de la commission académique du rectorat de Toulouse du 30 mai 2023, qui s’est substituée à la décision initiale du 19 avril 2023, était légale. Il a écarté les moyens soulevés, notamment le défaut de compétence de la signataire, le vice de procédure lié à la notification tardive, et l’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions des requérants.

Avocat : AGN AVOCATS PARIS

18 septembre 2025• 4ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2300229

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la société Alkion Terminal Marseille (devenue Chane Terminal Marseille) qui demandait l'annulation de l'arrêté du 16 septembre 2022 du ministre du travail. Cet arrêté inscrivait la société sur la liste des établissements ayant fabriqué des matériaux contenant de l'amiante ou réalisé des opérations de flocage et calorifugeage, ouvrant droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante. Le tribunal a écarté les moyens soulevés par la société, notamment ceux tirés de l'incompétence des signataires, de l'irrégularité de la procédure et de l'erreur d'appréciation, en application de l'article 41 de la loi n°98-1194 du 23 décembre 1998. La solution retenue confirme ainsi la légalité de l'inscription de l'établissement pour les périodes allant de 1958 à 1992 et de 1992 à 2000.

Avocat : CABINET TTLA PARIS

18 septembre 2025• 1ère Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405535

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire et devant être relogé en urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 13 juillet 2022, qui n'avait pas reçu de proposition de logement. Il demandait la condamnation de l'État à lui verser 21 800 euros en réparation des préjudices subis du fait de cette carence, alors qu'il était hébergé avec sa concubine et ses trois enfants. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engageait sa responsabilité, causant des troubles dans les conditions d'existence. Il a condamné l'État à verser à M. A... une indemnité de 3 500 euros, estimant cette somme une juste réparation du préjudice subi, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : PARIS LAURENT

17 septembre 2025• 5ème Chambre (JU)
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2400898

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A... demandant l'annulation de la décision du préfet de l'Aube du 19 février 2024 retirant sa réussite à l'épreuve théorique du permis de conduire pour fraude présumée. Le tribunal a jugé que l'administration apportait la preuve de la fraude, sur la base d'informations du centre d'expertise et de ressources des titres (CERT) concernant des irrégularités au centre d'examen "Codexpress". Il a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 224-14 et L. 221-1 du code de la route, ainsi que celui fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, jugé inopérant. La solution retenue confirme le retrait du permis délivré sur la base de résultats frauduleux, en application de l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012.

Avocat : CABINET D'AVOCATS DAVID PARISON

16 septembre 2025• Juge unique - 2ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403744

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. F B D, qui contestait la décision de la commission de médiation DALO du Var du 6 juin 2024 refusant de le reconnaître comme prioritaire pour un logement social. Le juge unique a estimé que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, notamment en ne démontrant pas être dépourvu de logement ou se trouver dans une situation de suroccupation ou d'insalubrité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, ainsi que des conclusions accessoires.

Avocat : PARIS

12 septembre 2025• 1ère Chambre - Juge Unique
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2502508

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la société E.C.R.I.T, sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, d'un recours en contestation de la procédure de passation du lot n° 9 (traitement de l'eau) d'un marché public de rénovation technique et énergétique. La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable, constatant que le contrat litigieux avait été signé entre la communauté de communes de la Haute-Bigorre et la société attributaire (Scophydro) les 15 juillet et 6 août 2025, soit antérieurement à l'enregistrement de la requête le 27 août 2025. En application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, le juge des référés ne peut être saisi qu'avant la conclusion du contrat.

Avocat : TEJAS AVOCATS PARIS

12 septembre 2025
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500905

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de l'Aube du 25 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requête a été jugée irrecevable car introduite au-delà du délai de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable en raison de l'assignation à résidence notifiée simultanément. Le tribunal a relevé d'office ce moyen d'irrecevabilité, sans examiner les autres moyens soulevés par le requérant.

Avocat : CABINET D'AVOCATS DAVID PARISON

11 septembre 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512692

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Ce désistement fait suite à l'abrogation implicite de la décision du préfet de la Sarthe du 26 juin 2025 refusant le renouvellement de son récépissé de séjour, le préfet ayant finalement convoqué l'intéressé pour la délivrance d'un nouveau titre. En conséquence, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.

Avocat : LEXIAL PARIS

7 août 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405915

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société Bony Conseils, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire d’Antibes à la société Al Kameliah Properties pour deux bâtiments collectifs. Le tribunal a examiné le moyen tiré de l’incomplétude du dossier de demande, notamment l’absence d’indication du nombre de places de stationnement hors terrain d’assiette, et l’a écarté en jugeant que les documents fournis permettaient à l’administration d’apprécier la conformité du projet. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles R.*431-5, R.*431-8 et R.*431-10 du code de l’urbanisme.

Avocat : ARC PARIS AVOCATS

30 juillet 2025• 4ème Chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA01127

Avocat : LX PARIS-VERSAILLES-REIMS

29 juillet 2025• 8ème chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2302401

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. H et autres, qui demandaient l'annulation de la délibération du 1er juin 2023 par laquelle le conseil municipal de Mainneville a approuvé sa participation au capital de la société du Parc éolien du Plateau du Vexin. Le tribunal a jugé que les requérants, bien que contribuables locaux, ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, la délibération n'ayant que des conséquences financières très minimes (250 euros) sur les finances de la commune. La solution retenue est fondée sur le principe selon lequel la qualité de contribuable local ne donne intérêt à agir qu'en cas de répercussions négatives significatives sur les finances ou le patrimoine de la collectivité.

Avocat : LLC et Associés Bureau de Paris

29 juillet 2025• 4 ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400313

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet de l'Isère invalidant pour fraude sa réussite à l'épreuve théorique du permis de conduire. Le juge unique a estimé que l'administration établissait l'existence d'une fraude dans le centre d'examen, et que M. B n'apportait pas la preuve probante de sa présence effective à l'épreuve, malgré ses affirmations. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la route.

Avocat : PARIS

24 juillet 2025• Juge unique 8
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2113075

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de A Kersun, qui contestait le refus du maire de La Plaine-sur-Mer de lui délivrer un permis d’aménager pour l’agrandissement de son camping. La décision de refus était fondée sur l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme, au motif que le projet constituait une extension de l’urbanisation en discontinuité avec une agglomération ou un village existant. Le tribunal a écarté les moyens de la requérante, notamment celui tiré d’une signature irrégulière de l’arrêté et celui relatif à une instruction prétendument irrégulière de la demande. Il a jugé que le refus était légal, car le terrain d’assiette du projet ne se situait pas en continuité d’un village ou d’une agglomération existante au sens de la loi littoral.

Avocat : LLC ET ASSOCIES - BUREAU DE PARIS

22 juillet 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2511743

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. et Mme E visant à suspendre le refus du maire de Brétignolles-sur-Mer de dresser un procès-verbal d'infraction et de prendre un arrêté interruptif de travaux. Les requérants invoquaient une méconnaissance des articles L. 562-5 du code de l'environnement et L. 480-1 et L. 480-2 du code de l'urbanisme, ainsi qu'une aggravation du risque de submersion marine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Avocat : DS AVOCATS PARIS

22 juillet 2025