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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

176 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

176

Décisions totales

383 581

Ordonnances

303 207

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : PERESEffacer tout
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503388

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A C, ressortissant turc, qui contestait les arrêtés du 8 mai 2025 du préfet du Morbihan l'assignant à résidence et lui interdisant le retour sur le territoire français pour deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur des arrêtés, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne était inopérant, cette disposition ne s'appliquant pas aux États membres dans le cadre de mesures nationales d'éloignement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 612-7, L. 612-10 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PERES

6 juin 2025• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503481

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, jugeant que l'entretien de vulnérabilité, bien que mené en français, avait été compris par le requérant, la langue française étant officielle en Guinée. Il a également estimé que l'agent ayant réalisé l'entretien était présumé avoir reçu la formation requise par l'article L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PERES

6 juin 2025• Eloignement urgent
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201392

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Calvi du 28 septembre 2022, accordant un permis de construire deux maisons avec piscines et stationnements à la SCI E. Les requérants contestaient notamment la légalité du permis par exception d’illégalité du plan local d’urbanisme (PLU), soutenant que le classement du secteur en zone UCc méconnaissait les articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l’urbanisme relatifs à l’extension de l’urbanisation et aux espaces proches du rivage. Le tribunal a rejeté la requête, après avoir examiné la recevabilité de l’intérêt à agir des requérants et écarté l’ensemble des moyens soulevés, sans faire application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme.

Avocat : PERES

23 mai 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300363

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le syndicat des copropriétaires de la résidence Fior di Linu, qui demandait la condamnation de la collectivité de Corse pour les désordres affectant un mur de soutènement, consécutifs à un défaut de conception et d'entretien de la route départementale RD 80 et de ses réseaux d'eaux pluviales. La collectivité de Corse a contesté sa responsabilité, invoquant notamment des fautes du syndicat et la compétence de la communauté d'agglomération de Bastia ou de la commune de San-Martino-di-Lota en matière de gestion des eaux pluviales. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions du syndicat requérant, considérant que les dommages n'étaient pas imputables à un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public. La décision applique les principes de la responsabilité du maître d'ouvrage public pour dommages causés aux tiers, en se fondant sur le code général des collectivités territoriales et le code de la voirie routière.

Avocat : PERES

23 mai 2025• 1ère chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503053

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de M. B, un étranger, contestant un arrêté préfectoral du 25 avril 2025 prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de deux ans et un second arrêté l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision de prolongation de l'IRTF était légalement fondée sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, les requêtes ont été rejetées.

Avocat : PERES

21 mai 2025• Eloignement urgent
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500004

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 109 856 euros présentée par Mme A, agent non titulaire de l'Office de l'environnement de la Corse, en réparation de préjudices de carrière consécutifs à un accident de travail et à une différence de traitement. Le juge a estimé que l'obligation de l'employeur n'était pas sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, faute pour la requérante d'établir avec une certitude suffisante la réalité et le montant du préjudice allégué, notamment en ce qui concerne les avancements indiciaires qu'elle estimait dus. La demande de frais de justice a également été rejetée.

Avocat : PERES

15 mai 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200391

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, manipulateur en électroradiologie, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Calvi-Balagne pour des fautes dans la gestion des astreintes et un harcèlement moral. Le tribunal a estimé que le centre hospitalier n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, en relevant notamment que l'organisation des astreintes répondait à un objectif de continuité des soins et que les revendications de l'agent avaient été prises en compte. Il a également jugé que M. A n'apportait pas d'éléments suffisants pour faire présumer l'existence d'un harcèlement moral. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : PERES

5 mai 2025• 1ère chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501972

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B visant à suspendre l’arrêté du préfet d’Ille-et-Vilaine du 13 février 2025 lui refusant un titre de séjour et ordonnant sa remise aux autorités grecques. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de son statut de réfugiée en Grèce et de l’absence de mesure de surveillance. Sur le fond, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ou de l’illégalité de la procédure de réadmission, n’a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.

Avocat : PERES

17 avril 2025
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200109

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. A, un exploitant d'hébergement touristique, qui sollicitait le remboursement d'un crédit de TVA de 18 914 euros pour l'année 2020. Le tribunal a jugé que les dispositions du b) du 4° de l'article 261 D du code général des impôts, qui excluent de l'exonération de TVA les locations meublées offrant au moins trois prestations hôtelières, sont incompatibles avec la directive européenne 2006/112/CE. Cette directive impose de soumettre à la TVA toute location meublée se trouvant en concurrence avec le secteur hôtelier, sans exiger un seuil de trois prestations. Par conséquent, le tribunal a écarté l'application de la loi française et rejeté la requête.

Avocat : PERES

11 avril 2025• 2ème chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200181

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B épouse C, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 3 novembre 2021 par lequel le maire de Lucciana avait retiré un permis de construire modificatif tacite et refusé la demande de démolition partielle d’un bâtiment. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment le vice de procédure et l’erreur d’appréciation concernant le règlement du plan local d’urbanisme (article UB 3), n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté communal, en application des dispositions du code de l’urbanisme.

Avocat : PERES

10 avril 2025• 1ère chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304842

Le Tribunal administratif de Nîmes annule la décision du 25 octobre 2023 par laquelle le directeur du centre hospitalier d'Avignon a infligé un blâme à Mme A, aide-soignante. La sanction est annulée pour insuffisance de motivation en fait, la décision ne précisant pas les griefs de manière circonstanciée, et pour caractère disproportionné au regard des faits (une coupe de cheveux réalisée pendant une pause, sans rémunération ni caractère habituel). Le tribunal enjoint au centre hospitalier de supprimer cette sanction du dossier administratif de Mme A dans un délai d'un mois et condamne l'établissement à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice. La décision se fonde sur les articles L. 532-5 du code général de la fonction publique et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PERES

3 avril 2025• 4ème chambre magistrat statuant seul
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2402204

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme D, qui demandait l'annulation du refus du préfet du Finistère de délivrer une carte nationale d'identité et un passeport à sa fille mineure, au motif d'une suspicion de reconnaissance frauduleuse de paternité. Le tribunal a admis Mme D au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a annulé la décision préfectorale, considérant que le préfet n'avait pas apporté la preuve du caractère frauduleux de la reconnaissance de paternité, et a enjoint au préfet de délivrer les titres demandés dans un délai de trente jours. Cette solution s'appuie sur les articles 18 et 30 du code civil, ainsi que sur les décrets n° 55-1397 du 22 octobre 1955 et n° 2005-1726 du 30 décembre 2005.

Avocat : PERES

3 avril 2025• 6ème Chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300192

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public maritime (plage de Solaro) par des caravanes et tentes sur 975 m², en infraction à l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Le tribunal constate que l’action publique est devenue sans objet à l’égard de M. B D, décédé le 16 septembre 2024. Il retient que la SARL Cormetour et M. C D ont occupé le domaine sans droit au-delà de l’autorisation préfectorale du 19 mai 2022, constituant une contravention. En raison de la libération des lieux intervenue avant le jugement, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de remise en état et d’astreinte.

Avocat : PERES

28 mars 2025• Magistrat statuant seul
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2406979

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme D, ressortissante azerbaïdjanaise, pour contester un arrêté du préfet de l'Aisne du 4 mars 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet, en application de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : PERES

21 mars 2025• 1ère Chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2401655

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a condamné la Collectivité de Corse à verser à M. A une provision de 13 850 euros. Cette somme répare les préjudices personnels (déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées) résultant de la rechute d’un accident de service survenue le 20 août 2020, dont le caractère imputable au service n’était pas contesté. La demande au titre du préjudice d’agrément a été rejetée, faute de justification suffisante. La décision applique les articles R.541-1 du code de justice administrative (référé-provision) et les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux accidents de service.

Avocat : PERES

20 mars 2025
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501569

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, un ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 11 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de sa situation personnelle et familiale. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son absence d'attaches stables en France et de la présence de sa famille au Maroc. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PERES

17 mars 2025• Eloignement urgent
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301176

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 9 août 2023 lui interdisant d'exercer des fonctions d'éducateur sportif pour une durée de quatre mois. Le tribunal a jugé que le préfet avait pu légalement, en raison de l'urgence, prononcer cette interdiction temporaire sans consulter la commission prévue à l'article L. 212-13 du code du sport, ni respecter la procédure contradictoire préalable, conformément aux exceptions prévues par les articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : PERES

14 mars 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2401538

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé provision, a partiellement fait droit à la demande de M. C, un agent pénitentiaire souffrant d'une maladie professionnelle (déficit auditif bilatéral). Le juge a reconnu le principe non contestable de l'obligation de l'État à réparer les préjudices personnels, en application de l'article R.541-1 du code de justice administrative. Il a accordé une provision de 41 040 euros, correspondant à l'indemnisation des souffrances endurées (1 000 euros), du déficit fonctionnel temporaire (40 euros) et du déficit fonctionnel permanent (40 000 euros). En revanche, la demande relative aux frais d'appareillage auditif a été rejetée, car leur prise en charge relève des dispositions du code général de la fonction publique et ne présente pas un caractère non sérieusement contestable dans le cadre de ce référé.

Avocat : PERES

26 février 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2500980

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la procédure d'information prévue à l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait été régulièrement suivie, la requérante ayant signé la fiche d'évaluation de vulnérabilité en langue française. Il a également estimé que l'évaluation de la vulnérabilité, réalisée conformément à l'article L. 522-3 du même code, n'était pas entachée d'irrégularité. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : PERES

21 février 2025• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2500686

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant soudanais, contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur l'altération volontaire des empreintes digitales du requérant, était suffisamment motivée et non entachée de vice de procédure. Il a également écarté les moyens tirés d'erreurs de droit et d'appréciation, estimant que l'OFII avait légalement appliqué les articles L. 551-15 et D. 551-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : PERES

20 février 2025• Eloignement urgent